‹ L'art de vérifier les dates (volume 3)Chapitre 110 sur 111 · Anticchcnum , au mois d'octobre , par saint Mélèce et · texte numérisé non relu

Anticchcnum , au mois d'octobre , par saint Mélèce et

DES CONCILES. 5-g

les évoques de son parti. Saint Jérôme , attaché à Paulin , blâme ce concile; , en donnant un mauvais sens à ce qui en avait un bon. ( Pagi. ) 364 *" Lumpsaceniiin ^ de Lampsaque, en Mysie, vers le moi» d'août , par les Macédoniens. Ils y réglèrent que l'on suivrait , par toutes les églises , la confession de foi de Séleucie , proposée auparavant à la dédicace de l'église d'Antloche. Ils dirent arjathéme au formulaire de Rimini , quoiqu'ils l'eussent eux-mêmes signé. Pagi et D. Maran mettent ce concile en 364 5 d'autres le rapportent, mais mal , à l'an 365.

364 Rumanum , où l'on reçoit les députés du concile de Lampsaque , avec la confession de fui dont ils étaient chargés.?( Mansi. ) C'est peut-être le même que celui de

365 * Nt'comcdiense , où l'empereur Valens force Eleusius de Cyzique , demi-arien, d'embrasser la communion des Ariins. Eleusius se repentit de sa faute dans le moment , et , de retour chez lui , il voulut abdiquer l'épiscopat ; mais son peuple l'en empêcha. Socrate (i. 4» c- 6, 7 ), D. Cellier met ce concile en 366.

366 Romanum , où les Macédoniens présentent au pape Libère un écrit , par lequel ils embrassent purement et simplement la foi de Nicée. Socrate et l'Histoire Tripartite rapportent cet écrit avec la lettre synodique de Libère aux macédoniens convertis : lettre qui fixa , par la suite , la croyance des églises d'Orient, et mit fm aux disputes sur la Trinité.

366 ou environ. Laodiœninn , de T-aodicée, dans la Phrygle pacatienne. Il est célèbre par ses soixante canons sur diverses matières de discipline , principalement touchant les rits et la vie cléricale. On ne trouve point le soixantième dans la collection de Denis-le- Petit ; c'est celui qui règle le canon des écritures, dans lequel il omet Judith, Tobie, la Sagesse, l'Ecclésiastique, les Machabées et l'Apocalypse. On ignore l'année précise de ce concile.

866 Tyanense , de Tyane , en Cappadoce , où les Macédoniens réunis apportent les lettres de communion du pape Libère et des autres évêques d'Occident , et , de concert avec les catholiques orientaux , indiquent un concile à Tharse, pour confirmer la foi de Nicée. Mais l'empereur Valens, à l'instigation des Ariens , leur fit défense de s'assembler. ( V\. ) Pagi met ce concile en 365.

867 Rumanum I, par quarante-quatre évêques, au sujet d'une accusation d'adultère, formée par les schismatiques

contre le pnpeDamnse. On croit que ce fut clans ce concile que furent condamnes les î^aternlens, autrement dits Yéiii;.stiens,qni attribuaient au diable la formation des parlies inférieures dvi corps humain , et permettaient de les faire servir à toutes soi tes de crimes. ( EdiL Venet. t. II. ) j 367 * Antiuclicinim^ d'.Vnlioclie, en Carie, ou trente-quatre évêques asiatiques souiienneiit la profession de foi de la dédicace, de l'église d'AntiocîK*, comme étant l'ouvrage du martyr saint i^ucien. f Tiiteniont. ) 36g Rumuiiuni 11, par le papel»amase, où l'on condamne Ursace et Valens. ( Tiliemont. ) Pagi met ce concile en

3yo ou environ. /Ilexandiinum , d'où saint Alhanase écrit au pape Oamase, pour le remercier de ce qu'il a condamné Lrsace et \ alens. Il voudrait qu on en eut fait autant à Anxence de Milan : ce qui parait avoir donné occasion au concile de Kome de 072.

372 /// Cappaàui id , en Cappadocc , vers le mois de juin. L'empereur Valens , ayan! divisé la (Jappadoce en deux provinces , établit la ville de Tyane pour métropole de la seromle. L'eveque de Tyane, en vertu de celte division, ayant voulu s'attribuer le titre et les droits de métropolitain , saint Rasile s'y opposa ; sur quoi l'on assembla ce concile , oii l'on accorda les deux parties, en multipliant les evcchés de la Cappadoce. ( D iSlaran , Vita S. Basilil , Mansl , Si/pfj/. Conc lom. î. )

072 Roiuaiiuiii m , sous le pape Damase. Quatre-vingt-treize évêques y excommunièrent A..uxence de Milan, et y traitèrent de la consubstanlialite du .Saint-Esprit. (Pagi).Tillemont place ce concile à la fin de 371.

372 Ant'wchenum , d Antiorlie, par saint Mélèce. On y reçoit la lettre synodique du pape Damase, apportée par le diacre Sabin , auquel on en remet une autre pour ce pape. C'est la quatre vingt-douzième de celles de saint Basile. (JNiansi, Suppl. Cunc. tom. I. )

372 ou environ. ]Sicopoli(anum , dans la petite Arménie , sur les confins de la Cappauoce , par Tbéodose , évëque de cette ville. Saint Lasile , comme il païaît par sa lettre cent quatre vingt-sept, y assista, et y a\ant ramené du ses erreurs Eusiatbe de Sebaste , il l'obli^^ea de signer la profession de foi qui se trouve dans la iellre soixante-dix-sfipt de ce père. Kustathe retourna depuis à ses erreurs. On traita aussi dans ce conrib' de l'eiat des églises d' Arménie , dont saint Basile et Ibeodose avaient été nommes visiteurs par le comte Terentiusi (^Editiu J'enela^ t. li, p. iojG. )

DES (^OISCILES^ 2j8t'

S74 Valentinum'i, de Valence, en Daupliiné , le 12 juillet. Saint Phébade, évêque d'Agen , y présida comme le plus ancien évêque de l'assemblée; ce qui montre que les droits des métropolitains n'étaient pas encore reconnus dans les Gaules. On fit , dans ce concile , quatre canons , dont le dernier est : Qu'il n'esl pas plus permis de porter faux té» moignage contre soi-même que contre un autre. ( Pagi. ) Le P. Mansi rapporte ce concile à Tan 3yS , mais mal , puisqu'il est daté du consulat de Gratien et d'Equitius.

^74 Romamim, le IV«. sous le pape Damase, contre Apollinaire et Timothée , qui prétendaient que Jésus -Cbrist n'avait point d'àme liumaine , mais que le verbe de Dieu anirriait son corps , etc. C'est dans ce môme concile, et non dans un autre tenu la même année , comme le prétend le P. Mansi , que l'on condamna Lucius, usurpateur du siège d'Alexandrie. ( Fey. Pagi , qui rectifie plusieurs historiens sur ce concile» )

3^5 Illyricum , de l'Illyrie , où l'on décide que le Fils et le Saint-Esprit sont. une même substance avec le Père.; L'empereur Valentinien confirma le décret de ce concile par un rescrit, portant ordre de publier par-tout la Trinité consubstantlelle. ( D. Cellier. ) Pagi met ce concile en Sya, ou SjS , Hardouin en 6-^1^.

SyS * ou environ. Ant.yranum^ d'Ancyre, en Galatie, où le préfet Démosthène , à l'instigation des Ariens , fait déposer Hypsius , évêque de Parnassée , et non d'Ancyre» ( Mansi ).

3yo "ou environ. Nyssenum ^ de Nyssc, dans le Pont, où saint Grégoire de Nysse est condamné , quoique absent , et déposé sur les accusations des Ariens. ( Mansi , iLid. )

SyS Romanum V ^ par le pape Damase , où l'on condamne Lucius , usurpateur du siège d'Alexandrie. ( Mansi, ibid. )

SyS * Piizense^ de Puze, ou Pépuze, en Phrygie , parles Aëtiens , où l'on décide qu'il faut célébrer la Paque avec les Juifs. ( Ed. Fen. t. II. ) Fabricius met ce concile en 0G8.

BjS Gollkanum ( à ce que l'on coniecture ) , où l'on reçoit\ une loi de Gratien , qui autorise la voie d'appel du jugement de l'ordinaire au concile de la province , et, dans certains cas, de ceconcile même à celui de tout le diocèse, du préfet ou du vicaire.

3^6 * Cjzicenum , de Cyziquc , en faveur de.3 semi-Ariens , Macédoniens et Eunomiens. (Ed. Ven. tom. II. Mansi , Sup. lom. I. )

377 Romanum F/, par saint Damase , vers la fin de l'année, où l'on condamne rhérésic des ApoUlnarisles , et celle des II. oG

zSl CHROl^OLOGIE HISTORIQUE

MarGelllanlstes , qui était une branche des Gnostîques* Damase écrivit , au nom de ce concile , une lettre aux Orientaux , dans laquelle il condamnait toutes les hérésies du tems. C'est la deuxième de celles de ce pontife. (Tillemorit , Mansi. ) 078 Romanum VII , en faveur de Damase contre ses accusateurs , et sur d'autres matières. Nous avons la lettre de ce concile à Valentinien, par laquelle on le prie de faire exécuter son rescril de 867, portant que l'évèque de Rome jugerait les causes des autres évêques, avec ses coUégues- Dans ce même concile, on renouvela la condamnation d'Arius , de Sabcllius , d'Apollinaire , d'Eunomius et de Photin. ( D. Cellier. )

378 Iconiense ^ d'Icône, par saint Amphiloque. Ce prélat, après la délibération du concile, donne à certains é\'êques les éclaircissements qu'ils lui avaient demandés sur le concile de Nicée et sur le Saint-Esprit. Le P. Mansi doute si ce concile est le même que celui dont parle saint Basile, {Ep. ii.02. ) , et où il assista.

379 Romanum VIII ^ sous Damase, contre divers hérétiques et contre les partisans d'Ursicin. C'est à ce concile que se rapporte la lettre synodique de Damase , qu'on lit dans Theodoret , L. 5, ch. 10. {Edit. Venet. tom. IL Mansi , Suppl. tom. I , D. Cellier, tom. V. )

379 Ântiocheniim^ d'Antioche , en Syrie, par saint Mélèce et cent quarante-six orientaux , au mois d'octobre. On y approuve les articles de foi et les anathémalismes du dernier concile de Rome, par un écrit, ou tome, qui est cité dans la lettre synodale du concile de CP. , tenu en '6ii2.. Le P. Mansi met ce concile en 378 , et se trompe , puisqu'il est certain qu'il se tint neuf mois après la mort de saint Basile.

380 ou environ. Mediolanense, de Milan , par saint Ambroise, et les évoques de sa province , où l'on reconnaît l'innocence de la vierge Indlcia , accusée de s'être laissée corrompre. {Edit. Venet. tom. II.)

38o ou environ * Africanum , d'vVfrique , par les Donatisftes , où l'on condamne Tichonius, donatiste , qui soutenait , par écrit et de vive voix , que la vraie Eglise est répandue par toute la terre. {Edit. Venet. tom. II.)

080 * AnLiochenum ., (yh-nùoche. Les Ariens, condamnés à céder les églises d'Antioche aux Catholiques, tinrent en cette ville, au mois de décembre, un concile, d'où ils écrivirent à Eunomius et à ceux de son parti , pour leur demander leur communion ; mais ils ne l'obtinrent qu'à

condition cl'anatliématiser Aoce et ses livres. ( Mansi , Suppl. Conc. tom. 1 ).

38i CONSTANTINOPOLITÂNUM , commencé dans le mois de mai et fini le 3o juillet. Second concile général , convoqué par Théodose. Saint Mélcced'Antioche y préside jusqu'à sa mort, arrivée pendant la tenue du concile. Saint Grégoire de INazianze, éluévêque deConstanlinople, y présida ensuite avant sa retraite ; Timothée d'Alexandrie après saint Grégoire , et enfin Nectaire , substitué à ce dernier, dans le siège de Constantinople, par Théodose , quoiqu'il ne fût point encore baptisé. Le concile était de cent cinquante évêques. Il dressa le symbole que nous chantons aujourd'hui à la messe. On y a , depuis , ajouté le Filioqiie. On y condamna tous les hérétiques du tems , et on y fit plusieurs canons. Celui qui donne la prérogative d'honneur , ou le second rang après le pape à l'évêque de Constantinople , a , dans la suite , souffert beaucoup de difficultés de la part de Rome. Ce concile d'Orient n'a été général que par l'acceptation de toute l'Eglise. ( Pagi. ) Saint Grégoire ( (7a/mm/? A) fait un portrait fort désavantageux des PP. de cette assemblée , qui l'avaient obligé à se démettre. Il les représente comme des gens ignorants et grossiers , comme des superbes et dos ambitieux , comme des avares qui ne songent qu'à amasser par toutes sortes de voies , comme des hypocrites qui , sous l'apparence des vertus , cachent de grands dérèglements. <f C'est , dit-il , une assemblée d'oisons et de grues qui se battent et se déchirent sans discrétion , une troupe de geais , un essaim de gucpes qui sautent au visage , ce sont des hommes pétulants, amis du faste , livrés aux plaisirs de la tal)le , ennemis de la vérité , prêts à se parjurer quand l'intérêt le demande, des âmes basses et féroces , qui rampent devant les grands , et sont comme des lions vis-à-vis de leurs inférieurs. >»

38 1 Aquileiense ^ d'Aqullée, au mois de septembre, sous saint Valérlen d'Aquilée et saint Ambroise de Milan. Il n'y avait que trente-deux ou trente-trois évèques ; mais il était de tout l'Occident par ses députés. Pallade et Secondien , évêques d'illyrie , ariens , y furent déposés.

38 1 Cixsarauguslanum , de Saragosse , par douze évécpes, le 4 octobre , contre les Priscillianistcs , secte dont l'héréslt; était un composé des erreurs des Gnostiques , des Manichéens et des Sabelliens. Le P. Mansi pense que ce n'est pas dans ce concile , mais dans un autre , tenu l'année

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précédente au même Heu , que les Prisclllianîstes furent condamnés pour la première fois.

381 lialicinn ^ crilalie , vraisemblablement à Milan, par saint Ambroise. Maxime le cynique, chassé du siège de Constantinople , s'élant présenté à cette assemblée, y est reconnu sur ses allégations pour évêque légitime , et JMccîaire , qu'on avait mis à sa place , regardé comme un intrus. On y condamna aussi les ApoUinaristes. Le concile rendit compte de ses opérations à l'empereur ïhéodose, par deux Ici 1res que nous avons. {^Edit. Venet. tom. 11. )

38:i Constaniinopoliianum , au commencement de l'été, pour appaiser les divisions , particulièrement celles d'Antioche , dont Flavien avait été nommé évêque , au concile de Constantinople de '66 1 , du vivant de l'évêque Paulin. Il v a une lettre de ce concile aux Occidentaux i, où la foi de la Trinité et de l'Incarnation est très-bien exposée. ( Fleuri. )

382 Rumunum IX , d'où le pape Damase et les évêques d'Occident adressèrent leurs lettres synodales à Paulin d'Anlioche , sans écrire à Flavien. ( Fleuri. ) Le P. Mansî penche à renvoyer ce concile au mois de septembre , où. d'octobre 383.

333 Constantinopolitanum , où Théodose assemble toutes les sectes schismaliques , au mois de juin, dans le dessein de les réunir à l'Eglise. Les chefs des Ariexis , ceux des Eunomiens et ceux des Macédoniens s'y trouvèrent. On essaya de les ramener à la foi catholicjue ; mais rien ne fut capable de vaincre l'opiniâtreté de ces hérétiques ; ce qui engagea l'empereur à donner contre eux une loi , qui est la onzième du Code Théodosien.

384 ou environ. Burdigalense , de Bordeaux , contre les Priscillianistes. Priscillien appela de ce concile à l'empereur Maxime, et les évêques eurent la faiblesse de le souffrir; au lieu qu'ils devaient , dit Sulpice Sévère , le condamner par contumace, ou reserver ce jugement à d'autres évêques , et non pas laisser à l'empereur le jugement de crimes si manifestes. Maxime , à la réquisition d'ithace , et contre la promesse faite à saint Martin, condamna ^ mort Priscillien , avec quelques-uns de ses sectateurs.

C'est avec les Ithacit- ns que saint Martin , quelque tems après, communia, pour ne point désobéir à Maxime, et pour sauver la vie à des malheureux qui allaient être égorgés. Saint Martin , dit Sévère Sulpice, nous avouait de tems en tems , avec larmes, qu'il sentait une diminution de puissance pour délivrer des possédés , à cause de

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celte malheureuse communion, où il s'était engagé pour un moment.

385 * Trei'irense , de Trêves , où l'on reçoit à la communion l'évêque Ithace, qui avait fait condamner, cette même année, l'hérésiarque Priscillien au dernier supplice. ( Conc. Gerni. ï. I.)

386 Romanum , de Rome, le 6 janvier, par le pape Sirice et quatre-vingts évêques. On y fit, sur la discipline , divers règlements, dont le plus remarquable a pour objet le célibat des prêtres et des diacres. On peut voir le résultat de ce concile dans la lettre sydonique du pape saint Sirice , dont le P. Constant a très-bien prouvé l'authenticité.

386 Carihagi'nense , de Carthage. Les évêques d'Afrique y approuvent la lettre synodique du pape Sirice , et confirment, par un nouveau canon, ce qu'il avait réglé sur le célibat des prêtres et des diacres. ( Marca, Mansi. )

386 ou environ. J^eptense^ de Leptes en Afrique. On y fit neuf canons tirés de la lettre synodale de saint Sirice. (Mansi , Supp. Conc. T. I. )

389 ou environ. Nemausense^ de Nismes. Saint Martin refuse de s'y trouver ; mais un ange lui révèle ce qui s'y était passé. C'est tout ce que nous en savons. ( D. Cellier ). D'autres rapportent ce concileà l'an Sg'^.

389 Antiochenum., d'Antioche, où l'on défend aux enfants de Marcel , éveque d'Apamée , tué par les Idolâtres, de poursuivre la vengeance de sa mort. ( Edit. VcneU 'l'ome II. )

390 Romanum, de Rome, par le pape Sirice; contre l'héré-! siarquc Jovinien. {Edit. Venet. Tome II.)

390 Mediolanensc, de Milan, vers le mois d'avril, contre le même Jovinien et ses sectateurs. Nous en avons la lettre au pape Sirice.

C'est en ce concile, ou dans un autre qui le suivit de près , que la coadamnation des Ithaciens , faite l'année précédente, fut confirmée , Ithace déposé de l'épiscopat, excommunié et envoyé en exil , où il mourut environ cleujç ans après.

C'est encore dans ce môme concile que saint Ambroise apprit le massacre de sept mille personnes à Thessalonique, pour lequel le même saint imposa , dans la suite, la pénitence publique à Théodose, et lui lit porter une loi qui suspendait les exécutions de mort y)endant 3o jours.

3go Carthaginense ., de Carthage , sous l'évêque Génethlius, le 17 mai , dans le palais, in Prœtorio. On y fit plusieurs

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réglemenls de discipline, qui ne sont pas venus jusqu'à nous. (D. Cellier.) 3^0 CurtliagJitense , de Carthage , sous Tévêque Génethlius ; le i(i juin, dans Teglise de Sainte-Perpétue. On voit, entre les tr^iz-e canoas qu'on y lit , que l'évêque était le ministre ordinaire de la péiiilence, et le prêtre seuleuient en son absence , en cas de nécessité , et par son ordre. On y renouvela aussi la loi qui imposait à l'évêque , au prêtre «t au diacre la continence ; loi , disent les'pères de cette assemblée, qui vient d'institution apostolique. Ce concile pourrait bien n'être qu'une continuation du précédent.

3g i ou environ. Antiochemtm , où Tévêque Flavien . avec trois autres évêques, et plusieurs prrfres et diacres, ana— tbématisa les Messaliens, qui regardaient les Sacrements comme inutiles, et mettaient toute la perfection du chrétien dans la prière seule. ( D. Cellier. )

3<ji Sldense^ de Side, en Pampbylie, par saint Ampbiloque, évêque d'Icône , a la tête de vingt-cinq évèques , contre les Messaliens. (D. Cellier. ) L'éditeur de Venise met ce concile et le précédent en 383.

S^i Cupuanum, de Capoue ; au mois de décembre, sur le schisme d'Antiocbe. Il renvoie l'examen des deux évê^ ques Evagre et Flavien aux évêques d'Eg]y'pte ; mais il accorde , par provision , la communion à tous les évêques d'Orient qui professaient la foi catholique. La cause de Bonose, évêque de Naïsse , en Mysie, accusé de nier la perpétuelle virginité de Marie , et de soutenir les erreurs de Photin, y est renvoyée au jugement des évêques voisins. On croit que saint Ambroise fut le président de cette assemblée.

393 * Sangarense, de Sangare en Bithynie , par les Novatiens, contre Sabbatius, prêtre de leur secte , qui voulait faire schisme à l'occasion de la Pàque. Il y fut décidé que chacun ferait la Pâque tel jour qu'il voudrait, pourvu que l'on ne se séparât point de la communion des autres. 1). Cellier met ce concile en 392.

3y3 Hipponense , concile général de l'Afrique, tenu à Hippone, le 8 octobre. Saint Augustin, simple prêtre alors, s'y trouva, y prêcha par l'ordre des évêques, et y combattit les Manichéens. On y ordonna qu'on tiendrait tous les ans un concile de toute l'Afrique, tantôt à Carthage , tantôt dans quelque autre province, et cet usage s'observa jusqu'en 407. On y régla que l'évêque de Carthage indiquerait , tous les ans, à ses collègues, le jour de Pâques dô

DES CONCILES.' 2.Sf^

- Tannée suivante. Enfin, on y fit quarante et un canons, qui servirent de modèle aux conciles suivants.

SgS * Cabarsuisianum , de Cabarsussi , dans la Bysacène , oi cent évèques donatistes condamnèrent, en son absence» Primien, évêque de leur parti à Carthage, pour divers crimes, et mirent le diacre Maximien, son accusateur, à sa place. (Baluze.)

3<)4 * Caverncnse , des Cavernes de Suses , près de Carthage,' où cinquante trois évèques donatistes confirmèrent la condamnation de Tévêque Primien. (£</. Venet. )

3c)4 * Bagaieiise , de Bagaïs , ou Vagaïs , en Numidie. Trois cent dix évèques du parti de Primien , qui était présent , le déclarent innocent, et condamnent Maximien, absent, ( Augustin. L. 3 , contra Crescon. c. 53. )

394 Constantinopolitanum , de CP. le 29 septembre, au sujet des différends entre deux^ évèques , qui se disputaient le siège de Bostre , métropole d'Arabie, il fut décidé que le nombre de trois évèques , qui est suffisant pour l'ordination , ne suffit point pour la déposition. Nectaire de Constantinople y présidait , en présence de Théophile d'Alexandrie et de Flavien d'Antioche.

3f)5 Hîpponense , d'Hippone. Saint Augustin y fut ordonné évoque contre les règles , malgré lui, du vivant de Valère, par l'autorité de ce concile, un peu avant Noé'l (Tillem. ]^

3gy Byzarenum , de la Byzacène , où l'on ordonne de se conformer aux canons du concile d'Hippone , de l'an SgS- {Edit. Venet. T. II.)

3^7 Carthaginense ^ sous Aurèle, le 28 août. Quarante-huît évèques y assistèrent. Nous avons cinquante canons qui portent le nom de ce concile ; mais on en soupçonne quelques-uns d'avoir été ajoutés des conciles suivants. Le sixième canon abolit l'usage où l'on était de donner l'eucharistie aux morts.

398 Carfhaginense , le 8 novembre , de deux cent quatorze évèques. On y fit cent quatre canons , la plupart touchant l'ordination et le devoirs desjévêques et des clercs. Il n'est point supposé , comme les protestants le prétendent ; mais quelques uns des io4 canons ne sont point de ce concile, (l^agi.)

399 Alexandrînum., d'Alexandrie, par l'évoque Théophile , contre les Orlgénistes , et contre les quatre grands frères en particulier. La lettre synodlque de ce prélat, traduite en latin par saint Jérôme, se trouve ( Epit. 92) parmi les lettres de ce père, dans l'édition de Vérone. Le P. Pagi et

M. de Tillemont paraissent se tromper en rapportant €d concile à l'an ^'^ï- ( f^oye2 Mansi , Siippl. Conc. tom. I. ) 3y^ Hierosolymitanum , de Jéiusalem , par l'évêque Jean , où l'on approuve la lettre synodique de Théophile contre les Origénistes.Voyez la lettre synodique de l'évêque Jean, dans saint Jérôme. (Eyo. g.S de l'édition de Vérone.) Sgg Cypiium , de Chypre , contre les Origénistes. ( Baluze.

Conc. ) L'éditeur de Venise le met en 4oi. 4oo Toleianum /, de Tolède , le 7 septembre. On y fit vingt canons , dont le sixième défend aux vierges consacrées à Dieu d'avoir de la familiarité avec un confesseur : par ce mot il faut entendre le chantre ou le psalmiste,- de même que dans le dix-neuvième canon ; et c'est de ces sortes de chantres ou de psalmistes , qu'on doit expliquer le terme de confesseurs dans l'oraison qui se dit pour eux le vendredi-saint. Oremiis pro vmnihus episcopis , preshyteris , diaconibus , confessoiibus. Le dix-septième canon mérite encore une attention particulière à cause de la fausse interprétation que lui ont donnée quelques modernes. Si quis Jiabens uxorem , y est-il dit , si concubinam liabeat^ non communicet. Ceterum qui non habet uxorem , et pro uxore concubinam habet., à communione non repellatur : tantiim ut unius mulieris aut uxoris aut concubinœ^ uti sibi plaruerit ^ sit conjunctionecontentus. Sur quoi il faut remarquer que les concubines dont il s'agit ici étaient de véritables épouses, mais d'un second rang , parce qu'elles étaient mariées sans dot , disent les canonistes , et avec moins de solennité : vxoressine dote minus solemniter ductœ. L'usage de ces sortes de conjonctions , qu'on appelait demi-mariages, semimatrimotila, passa des Romains idolâtres aux Chrétiens, qui l'ont conservé librement pendant plusieurs siècles. Il subsiste même encore de nos jours parmi la noblesse d'Allemagne. Dans ce concile, plusieurs priscillianistes furent reçus à la communion de l'Eglise , après avoir condamné leurs erreurs. On promet aussi de recevoir les évêques de Galice, engagés dans les mêmes erreurs, s'ils souscrivent à la formule envoyée par le concile, en attendant, disent les PP. , ce que le pape qui est à présent , ce que Simplicien, évêque de Milan , et les autres évêques écriront. C'est la première fois que l'on trouve l'évêque de Rome nommé simplement le pape, comme par excellence. ( Fleuri.) La décision de ce concile ayant excité un schisme dans l'Espagne, l'évêque Hilaire fut député au pape Innocent. Nous avons la réponse de ce pontife adressée aux évêques qui avaient composé le concile de Tolède. Innocent y approuve

leur décision , blànic la conduile de, ceux qui en avaient pris occasion de rompre l'unité, et rt^forme plusieurs abus qui s'étaient glissés dans les ordinations. Cette lettre, écrite l'an 4o5 ou no'j , et publiée dans les JNouvelles Collections des Conciles , a doiuié lieu de croire qu'il s'était célébré un concile à Tolède l'une de ces deux années ; mais on s'est trompé. ( Ferreras, tom. £ ^ p. 4""^- )

400 Rumuniim ^ de iVome, par le pape Anastase. On y décida que les clercs, ou évéques donalistes , ne seraient point

, maintenus dans leurs grades , lorsqu'ils reviendraient à

l'église catholique. {EdiL Venel. T. II.)

401 Ephesùaim, de soixante-dix évéques d'Asie, présidés par saint Jean- Cbrysoslome , pour l'élection d'un évêqvie d'Ephèse. Six prélats simoniaques y furent déposés.

4oi Carfhaginense . sous Aurèle le 18 juin. Ce prélat y propose de députer à Kome et à Milan , afin d'obtenir leur approbation pour mettre , dans le clergé , les enfants des donatisips convi^rlis , en âge de raison.

4oi Caiihagiiiciise^ sous Aurèie, le i.'j septembre , de toutes les provinces d'Afrique. On y députe à l\ome , pour v faire voir au pape Anastase., la nécessité de recevoir les clercs donatisles dans leur rang.

4oi l'auiiiien^e , de Turin , le 22 septembre , sur les affaires des Gaules, et, en particulier, sur le différeuddes t'véques de Vienne et d'Arles, touchant la primatie. On y fit huit canons , contenus dans, une lettre synodale , adressée à nos très-cher s frères des Gaules et des ciiuf provmcrs , ( on entendait par les Gaules , la Bclgi'pie , la Celtique et l'Aquitaine , et par les cinq provinces, la Gaule narbonaise, divisée alors en cinq provinces), touchant la ajuerelle des évéques d'Arles et de Vienne , qui se disputaient la juridiction sur la Viennoise : il y fut décidé que ce droit appartiendrait à celui qui pouriait prouver que sa ville était la métropole de la province. Mais, soit que l'autorité d'un concile étranger ne lût pas d'un grand poids, en pareille matière, aux yeux des évéques de France, soit que son règlement ne parut i-egarder que ces deux églises particulières , il régnait encore une grande confusion à cet égard , sous le pontificat d'Innocent I. Une décrétale de ce pape , adressée à Viclrice , évéque de Kouen , prouve qu'alors les règlements du concile de Nicée n'étaient ni connus, ni pratiqués dans l'église gallicane.

402 Milevitanum 1 , de Milève , pour la réunion des Doualistes. On y fit divers canons, dont le cinquanle-sixicnie

^r)o CHRONOLOGIE HISTORîQT'E

veut que les lettres d'ordination soient dalt'es du jour et du consulat. Ce concile porte lui-même la date du consulat d'iionorius et d'Arcade, le vi*. des calendes de septembre, ( 27 août).

4o3 * yld Queirum^ du Chêne, bourg près de Calcédoine, au mois de juin, par Théophile d'Alexandrie et quarantecinq évêques, contre saint Jean-Chrisostôme ( Pagi. )

4o3 ConstanlinopoUtanum , de (]P. en même tems que le précédent, de quarante évêques, pour saint Jean-Chrysostome. Ce saint ayant été injustement déposé au concile du Chêne, pour avoir refusé d'y comparaître, l'empereur l'exila; mais son exil ne dura qu'un jour, et il fut ramené comme en triomphe à Constanlinople.

403 Carlhagînense , sous Aurèle , le ::iS août , de toutes les provinces d'Afrique. 11 y fut décidé qu'on inviterait les Donatistes à se trouver avec les Catholiques, pour examiner les raisons qui les séparaient de la communion. Tout ce qui est dans le Codex Ecclesiœ Africancc^ depuis la p. c)i 1. C. , jusqu'à la p. 91 5. C. , appartient à ce concile.

404 * Constanthiopolitanum ^ de CP. saint Jean-Chrysostome y fut déposé une seconde fois, et chassé de la ville cinq jours après la Pentecôte , qui , en cette année , tombait le 5 juin. Arsace fut élu en sa place , le lundi 27 du même mois.

404 Carthaginense ^ sous Aurèle, le 26 juin. On y implora le secours de l'empereur, contre les violences des Donatistes, et on y fit divers canons sur la discipline. Tout ce qui est dans le Codex EccL Afr. , depuis la pag. 916. C. , jusqu'à la pag. 918. E. , appartient à ce concile.

405 Carthaginense , le 'j.6 août. Tout ce qui est dans le Codex Eccl. Afr. , depuis la pag. 91^). E. , jusqu'à la pag. 919. 13. ^ appartient à ce concile.

4o5 Ita/icum , d'Italie, par Innocent!, pour demander un concile à Thessalonique , en faveur de saint Jean-Clirysostôme. ( Tillcmont , Mansi. )

407 Carthaginense^ le i5 juillet, par Aurèle, évêque de Carthage. On y fit plusieurs canons sur les appels , sur les voyages des évêques au-delà de la mer, svu" les évêques donatistes , qui se réuniraient à l'Eglise, sur les érections de nouveaux evêchés. EnQn, on y députa deux évêtjues à Tempereur, pour lui demander une loi confirmative du décret de ce concile , touchant les personnes répudiées , à qui Ton défend de se marier à d'autres. Tout ce qui est dans le Codex EccL Afr. , depuis la p. 919. B. , jusqu'à la p. 92(3. B. , appartient à ce concile.

408 Carlhaginensia duo , suivant Schclestrate , l'un , le i G juin j

DFS CO^■CILES. 291

l'autre , le i3 octobre. Dons le preniicr, dit-il, on députa révoque Fortunatien à l'empereur , avec pouvoir dagir contre les Païens et les Hérétiques. Dans le second , ou <k)Qne une semblable commission aux évêques Florent et Restitut , à l'occasion du massacre de Sévère et de Macaire. Mais de ces deux conciles, il n'y a que le second de réel , comme le prouve M. t'.e Tillcmonl, dans le récit qu'il fait des actes du concile de Carthage, tenu l'an 4^7, et dans sa 42". note sur saint Augustin.

409 Carlhaginense , le i5 juin. Un y ordonna (ju'un évèque ne jugerait point seul. C'est tout ce qu'on en sait.

4io Carthuiiinense ^ sous Aurèle, le 14 juin. A la demande de ce concile, l'empereur Honorius révoque au.vDonatistes la liberté qu'il leur avait accordée auparavant , pour le libre exercice de leur religion.

4iô Seleucieiise, de Séleucie , en Perse, par Jean, métropolitain de Séleucie, et quarante autres evcques, le jour de Noël. On y fit vingt-deux canons sur la discipline. (Mansi, Suppl. CunciL ïom. 1.)

4ii. Flolemaïdensc , de Ptolémaïde , oh. l'évcque Synésius excommunia le préfet Andronic, qui se conduisait en tyran, et qui avait fait afficher ses ordonnances à la porte de l'église. ( Pagi. )

4ii Carthagineiise. Conférences, le i , le o et le 8 juin, en présence du comte Marcellin , par ordre d'Honorius , entre les Catholiques et les Donatistes. Les deux premiers jours se passèrent en chicanes de la part des Donatistes. Fe troisième jour, on vint au fond de la dispute ; et les Doualistes n'ayant pu répondre aux moyens des Catholiques, le commissaire prononça en faveur de ces derniers. Comme il y avait peu d'églises où il n'y eut à la lois deux évcques , l'un catholique et l'autre donatiste, saint Augustin, au nom de Ions ses collègues , offrit de quitter leurs sièges en faveur des donatistes qui voudraient se rémiir : cette générosité en toucha plusieurs , et les Ht renoncer au schisme.

4«2 Caiihagincnse ^ sous Aurèle, où (^elestius , disciple d<' Pelage, est condamné. (Pagi.) Tilleraont le rapporte à 4> I-

4i2 Cirlense, ou Zertense , de Clrle, ou Zerte. Saint Augustin , au nom du concile, écrit aux l>onatistes, pour les désabuser du faux bruit que leurs evèques faisaient courir, que le tribun Marcellin avait été corrompu par argent, pour les condamner.

4i4 * Ajricanum. Conciliabule des donatistes au nombre de trente. On y régla que les évèques et les prêtres de leur

2(j2 CHIIONOLOGIE HISTORIQUE

secte , qui auraient communiqtjé avec les Catholiques , seraient reçus et conservés dans leur rang, pourvu qu'ils n'eussent point offert ensemble le saint sacrifice , ou exercé d'autres fonctions du ministère avec eux. (^Aiigiisiinus , L. i , contra Gaudeni. c. 27. )

4i5 Jeronoly'mitanum , de Jérusalem , où Pelage est renvoyé aux évè(|ues latilis pour le juger. Ce concile , suivant Orose , fut célébré quarante-cinq jours avant la Dédicace (de l'Eglise et de la Résurrection), qui tombait le 14 septembre. La date précise on est par conséquent le 1'''^. août.

4i5 Illyriciammi ^ d'illyrie, pour Périgène , ordonné évêque de Palras. (Tillemont. )

4i5 Diospolitanum , de Diospolis, le 20 décembre. Pelage y évita sa condamnation, par sa dissimulation et ses mensonges, saint Augustin a souvent reproché aux Pélagiens que leur chef s'y était condamné par sa propre bouche. H y avait anathématisé ce qu'y avait rapporté Célestius, son disciple.

416 CartJiaglnense^ vers le mois de juin. Soixanlc-huit évêques y anathematisent Pelage et Cél.^stius, s'ils n'athématisent eux - mêmes clairement leurs erreurs ; et ils en écrivent au pape Innocent, afin qu'il scelle ce jugement de son autorité.

4i6 Milc^itanwn II, de Milève , en Numidie. vers le mois de septembre. Soixante-et-un évéques écrivent , comme ceux de Carihage, au pape innocent. Saint Augustin lui écrit ime seconde lettre, au nom de cinq évêques, où il explique plus au long l'affaire de Pelage.

Le pape, dans ses réponses aux deux lettres synodales, établi! sommairement la doctiine catholique sur la grâce, et condamne Pelage, Célcslius et leurs sectateurs, les déclarant séparés de la communion de l'Eglise, a la charge de les y recevoir, s'ils renoncent à leurs erreurs. Dans sa réponse à la lettre des cinq évéques, il dit (pi'il a lu le livre de Pelage, qu'il y a trouvé beaucoup de propositions contre la grâce de Dieu, beaucoup de blasphèmes, rien qui lui ait plu , et presque rien qui ne lui ait déplu , et qui ne doive être rejeté de tout le monde. Ces réponses sont du 27 janvier 4i7-

4T7 Tu.-,drense, de Tusdre, dans la Rysarène. On y fit lecture delà lettre du pape Sirice, écrite en 08G au\, évéques d'Afrique, après quoi Ton dressa deux canons sur la discipline. (BaUize, Con.)

4' 7 Carlhiiginense^ vers le mois de novembre, de deux cent quatorze évoques. Ils écrivirent au pape Zozime, qui s'é-

DES CONCILES. cg>

tait laissé tromper par Pelage et Céleslliis, que la sentence prononcée contre eux par Innocent, subsisîe jusqu'à ce qu'ils confessent nellement que la grâce de Jésus Christ nous aide , non-seulement pour connaître , mais aussi pour faire la justice en chaque action : en sorte que sans elle nous ne pouvons rien avoir, penser, dire ou faire, qui appartienne à la vraie pieté, etc. Le P. Mansi renvoie ce concile à la mi-janvier 4t8.

4i8 Siiffelulense^ de Suffétiila, dans la Bysarcne. On y défend d'élever un laïque à Tepiscopat , à moins qu'il n'ait passé pendant une année par tous les autres degrés du ministère ecclésiastique. (Baluze, Conc.)

418 M (icnamiTN , de Macriane, dans l'Afrique. On y fil deux canons, dont le premier porte que le suffrage de l'église matrice suffit pour l'élection d'un évéque. (Èaluze, /V//c/.)

/^lS Scpfi'miinkum , en Alriqîje. On y fit six canons sur la discipline. (Ealuze, l'/jid.)

4i8 Tfienesium . de Thènes ou Thénèse , ville maritime de la Bysacène. Il nous en reste trois canons sur la discipline. (Baluze, i/)id. )

Les dates de ce concile, et des trois précédents, ne sont pas absolument certaines.

4i8 Carthaginense ^ le 1". mai. Plus de deux cents évêques y décident huit ou neuf articles contre lesPélagiens, sous peine d'anathéme. On peut les voir dans M. Fleuri , ainsi que les canons que le même concile fit touchant la réunion des iJonatisles.

Le pape Zozime , mieux informé , condamna aussi Pelage et (ieleslius, et confirma les décrets du concile de ûlilève, de l^i'o^ comme avait fait son prédécesseur Innocent.

419 Rat'cnnatense , de Bavenne, au mois de février. Ce concile, assemblé, par l'empereur Ilonorius , pour décider entre le prêtre Roniface et l'archidiacre Eulalius , tous deux nommes a la papauté , ne put rien décider faute d'unanimité. ( Edt. Venet. D. Cellier, tom. XIII. ")

419 Carihai;inense /"V , le .tS mai et i^"^. juin. Ce concile était gênerai d'Afi ique, et le légat du pape y assistait après les deux présidents L'occasion de ce concile fut l'appel qu'A[)iarius, prêtre de Sicque, en Mauritanie, avait interjeté l'année précédente, à Rome, de la sentence d'excommunication prononcée contre lui, par LTrbain , son évéque, pour cause de crime. Zozime, qui tenait alors le saint-siége, avait reçu cet appel, et envoyé un légat en Afrique, avec une ample instruction ,' pour le soutenir.

îfj'i. ^,HllO^OLOGIE HfSTORlQUE

Zozlnie élanl mort sur ces enUefailes, le It-iiat ne laissa pas de continuer l exercice de sa commission. Pour appuyer l'appel du prèlre Apiarius au saint-siégc, il y proposa les canons de Sardique, sous le nom de JNicce : ce qui causa quelques contestations avec les Africains , qui lie connaissaient point ces canons prétendus de JSicéc. Ils envoyèrent à Constantinople et à Alexandrie pour en avoir les vrais actes. Ils firent aussi , ou plutôt ils renouvelèrent trente -neuf canons faits aupar.ivant. J^e vingt-quatrième contient le catalogue des Ecritures, attribué aussi au concile tenu en Syy , entièrement conforme à celui dont nous usons aujourd'hui. De ce concile, le P. Paai en tait deux.

4^0 Ciesiphontis , tle Ctésiphon, en Perse, par Jaballana , métropolitain de Séleucle. On y confirme les canons du concile de Séleucie, tenu l'an 4i'^« ( Asscmani, Bi/jL Orient. T. III. Mansi , T. 1. )

422 lilpponeiise^ d'Ilippone , où Antoine, éveque de Fus— sale, est déposé. Cet evé(jue surprend le primat , et ensuite le pape Coniface. Saint Augustin en a tant de douleur , qu'il est disposé à (|uilter plutôt l'épiscopat, que devoir Antoine rétabli. ( Till. , T. Xill. Mansi, T. I , p. 3io.)

42.3 Cilicicîise , de Cilicie. Les Pélagleiis y sont contlamnés par Théodore de Mopsueste même , qui est regardé comme leur chef, et chez qui Julien s'étoit retiré ([uelque tems , pour y faire ses huit livres contre saint Augustin,

424 Jntiochenuni , parThéodote, évêque d'Anlioche, contre les erreurs de Pelage. Praylc , éveque de Jérusalem , que cet hérésiarque avait d'abord prévenu en sa faveur , assista à ce concile, où il reconnut l'illusion que Pelage lui avait faite, et souscrività sa condamnation. {Edi'iiu Veiiela.) Mansi se trompe en mettant ce concile en 4*^ j Theodote ne monta sur le siège d'Antioche qu'en 421, ou 42:2.

425 ou environ. Cartha^inense. Apiarius, mal rétabli par le pape, y confesse enfin ses crimes. Les pères du concile en écrivent à Célestin , en révo(juant la permission accordée en 419 ^ux Africains d'appeler au pape; résolus de juger et de finir en Afrique toutes les affaires qui y naîtraient, suivant les vrais canons du concile de ISicée.

426 Comtantinopolilamim ., de Constantinople, le 28 février, pour ordonner l'évêque Sisinnius. On y défend de recevoir les messaliens relaps.

426 llippunense , le 26 septembre. Saint Augustin y déclare Ik'iaclius pour son successeur; mais en le laissant dans Tordre de prêtre, jusqu'à sa mort. Deux évêques, sept

DES COTÏCILFS. Û():i

pri^fres, cl tout le peuple (i'Hippone, consentirent à celle déclaration.

42f) Trerense, de Troyes , en Champagne, dans l'automne , où Ton choisit , de l'avis du pape Celestin , saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Tr«yes, pour aller en Angleterre combattre les Pélagiens. Ce concile fut nombreux, suivant le prêtre Constance , qui ne marque pas le lieu où il se tint. Mais les Eollandistes prouvent que ce fut à Troyes, dans leurs notes sur la première Vie de saint Loup.

43o Alexandnnum , au commencement de février. Saint Cyrille y écrit à Nestorius sa seconde lettre , qui est trèsbelle. ( Tillemont.)

43o Alexundrlnum^ vers le mois de juin. Saint Cyrille ayant appris que Nestorius avait écrit au pape, en lui envoyant ses Homélies, lui écrivit de son côté contre Nestorius. (Till. )

430 Pionumwn , le 1 1 août. La doctrine de Nestorius y est condamnée , et lui déposé , s'il ne se rétracte dans dix jours. Saint Cyrille est commis pour lui donner un successeur en cas de refus. Les Pélagiens y furent aussi condamnés. (D. Cellier. )

4^0 Alexandnnum , le 3 novembre. Saint Cyrille y dresse douze anathèmes , et les envoie à Nestorius avec la lettre du pape. ( D. Cellier. )

43 1 liumanum^ au commencement de mai, à l'occasion de la lettre de Tempereur Théodose pour la convocation du concile suivant. ( D. Cellier. )

43 1 EPHESINUM , d'Ephèse, troisième concile général, commencé le 22 juin, et terminé le 3i juillet. A ce concile, compose de plus de deux cents évêques, Saint Cyrille présida , comme tenant la place du pape, ainsi que portentles actes. Nestorius refusa d'y assister avant l'arrivée de Jean d'Anl loche. Il y fut analhémalisé ainsi que sa doctrine , ce qui fut confirmé le 1 1 juillet , après l'arrivée des légats. L'empereur, trompé par le comte Candidien, qu'il avait chargé de maintenir l'ordre et la paix dans le concile ; mais qui fit tout le contraire , blâma d'abord la conduite qu'on avait tenue contre Nestorius. Mais désabusé ensuite par sa sœur Puichérie , il approuva la condamnation de cet hérésiarque , et ordonna qu'on lui donnât un successeur. Les Pélagiens qui couraient toutes les provinces, dit le papeCélcstin, et se faisaient connaître pour ^Ire condamnés partout, le furent encore par le concile d'ICphèse. Saint Prosper, en conséquence, fit l'épitaphe dos hérésies de Pelage et de Nestorius , frappées d'ana-

SçjG CURONOLOGIE HISTORIQUE

thème à Eplicse. Jean d'Antioche et les autres schismalifjiies y lurent aussi retranchés de la communion de l'Kglise.

43i * Ephesimim, le 27 juin, par Jean d'Antioche et les Orientaux, en faveur des Nestoriens. Saint Cyrille et Memnon d'Ephèse furent déposas par ce prétendu concile.

43 1 * Taisensc^ de Tarse, en Cilicle, au mois de novembre, par Jean d'Antioche, contre quelques évèques attachés à Saint Cyrille. ( Pagi , Tillemont , fialuze. )

43i * Antiocheniim , par le même, contre d'autres évêques partisans de saint Cyrille ( Socrale, Baluze , ïillemont ). Pagi révoque en doute ce concile. Mansi en prouve la réalité.

4^3 Antiochenum. pour la paix entre saint Cyrille et Jean d'Antioche. Elle ne fat conclue que l'année suivante. ( Pagi, Tillemont. )

433 * Zeugmaieme ^ de Zeugma , en Syrie, où l'on reconnaît Saint Cyrille pour orthodoxe, sans vouloir condamner Nestorlus, et sans rompre de communion avec Jean d'Antioche. ( Tillemont. )

433 Romanum , par le pape Sixte, le 3i juillet, pour l'anniversaire de son ordination. Il y reçut la nouvelle de la paix entre saint Cyrille et les Orientaux. ( Tillemont. )

435 Anazarhicuin ^ d'Anazarhe, par Maximin , métropolitain de la seconde Cilicie. Les évêques de cette province , excepté Mélèce de Mopsuesle, rentrent , à l'exemple de Théodoret , sous l'obéissance de Jean d'Antioche, et embrassent la paix qu'il avait faite avec saint Cyrille , sans néanmoins approuver les anathematismes de ce dernier. Baluze met ce concile en 433 ; mais Pagi montre qu'il est de 435.

435 Tarsense, par Helladius , métropolitnin de la première Cilicie , où les prélats de cette province reçoivent solennellement le concile d'Ephf-se, analhématisent iSestorius, et adoptent la paix établie entre *aint Cyrille et Jean d'Antioche. Pagi prouve, contre Éialuze, que ce concile appartient à l'an 435, et non à l'an 434-

435 AnfiocJienum. On y lut et approuva un ouvrage de Proclus de Constantinople , contre Théodore de Mopsueste. Libérât ajoute qu'un certain diacre, nommé Basile, porta cet ouvrage à saint Cyrille d'Alexandrie, de qui il reçut en échange les livres qu'il avait composés contre Diodore de Tarse et Théodore de Mopsueste , et que Basile revint à Constantinople dans le lems que Proclus se disposait à faire l'envoi de sqn ouvrage aux x\rméniens.

DES conciles; 297.

489 Regiense^ de Riez, en Provence, le 29 novembre, pour remétiier aux désordres de l'église d'Embrun. Saint Hilaire d'Arles y présida ; e! Armenlaire , qui avait été mal élu évoque d'Embrun . y fut déposé , et réduit à la com~ munion pérégrine ^ c'est-à-dire qu'on lui permit de se retirer dans toute église où Ton voudrait cbaritablement le souffrir, pour y confirmer seulement les Néopbites , sans pouvoir faire aucune fonction épiscopale que dans ladite église où il serait reçu par chanté. (J illemont. )

440 ou environ. Antiocheniim ^ par le patriarche Jean. Les moines arméniens , échauffés par la lecture de l'ouvrage de Proclus, vinrent à Coustantinople, et de là dans les autres villes d'Orient, criant partout à la condamnation de Théodore de Mopsueste et de ses écrits. Jean d'An— lioche , quoiqu'il eût approuvé l'ouvrage de Proclus , voulut néanmoins examiner si Théodore et ses écrits étaient tels que les moines arméniens les représentaient. C'est le sujet pour lequel il assembla ce deuxième concile, dans lequel , après une mure délibération , il fut résolu que non seulement la mémoire de Théodore ne serait: point flétrie, mais qu'elle serait défendue; ce qui fut; exécuté par trois lettres, l'une à l'empereur , la deuxième à saint Cyrille, et la troisième à Proclus. M. lîaluze identifie ce concile avec celui de 4-^5 ; mais le père Man;i prouve qu'ils doivent être distingués, et qu'il y eut à peu près l'intervalle de cinq ans entre l'un et l'autre,

441 Araiisicanum I, d'Orange, le H novembre, de trois provinces seulement , sous la présidence de saint Hilaire, evêque d'Arles. Nous en avons trente canons importants

Sour la discipline. Le 5 , le G , et le 7 , décident qu'on nô oit pas livrer, mais défendre les serfs qui se réfugieront aux pieds des autels ; que Ion condamnera partout quiconque prendra les serfs des églises au lieu des siens qui s'y seront réfugiés; et qu'on reprimera, par les censures ecclésiastiques, celui qui voudra réduire en servitude des hommes affranchis dans l'Eglise, ou recommandés à l'Eglise par testament. On ne peut douter que, dans ces décisions, les évêques n'aient passé leurs pouvoirs, et donné atteinte à la propriété des particuliers. On trouve, dans le io<=. canon , quelques vestiges de fondation de bénéfices, et du droit de patronage.

442 Vaseuse, de Vaison , le i.S nov^embre. Nous en avons dix canons, dont le cin(|uièmc permet à celui qui ne voudra point acquiescer au jugement de son évéque , d'appeler au concile. Le huilième porte que l'évêque ne doit

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