‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 117 sur 277 · HUGUES XII DE LUSIGNAN · texte numérisé non relu

HUGUES XII DE LUSIGNAN

12G0. Hugues le Brun, xii^ du nom de Lusignan , succéda aux comtés de la Marche et d'Angoulême à Hugues XI, son père. L'an laBa, Gui, son frère, seigneur de Cognac, à son retour d'Angleterre , et sa sœur Yolande , lui suscitèrent lin procès pour avoir leur part dans la succession paternelle. Par arrêt du parlement , de la Saint-Martin d'hiver 1268, il fut dit que le seigneur Gui , frère du comte , recevra de lui, par manitre de provision , pour son entrelien ^ six cents livres tournois^ et que X. 3o

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hrsmi^i/ viendra chez son frère avec sept chevaliers à sa suite , il f sera défrayé avec sa compafUtie , (/u il recevra des robes avec deux palefrois^ un pour lui' et l'autre pour son écuyer ^ et cela jusqu'à Te (fiCil ait obtenu lu pari qu il doit avoir dans l'héritage de son père ; que pareillement sa sœur recevra deux cents livres tournois ^ jusqu 'à ce qu 'elle soit mise en jouissance de sa part de la succession paternelle. {Pet. a S. Romual. contiu. Chron. Ademari ., pay. i6i.) L'an i:i65, Hugues fit expédier à Dorai une charte portant ordre à ses vassaux de la Marche , de se conformer aux coutumes de Montferrand , et non à celles de Limoges, qui étaient prises du droit romain. Les Haut -Marchais , ainsi que la ville de Guérel et ses environs, déférèrent à cette ordonnance; et telle est l'origine de la coutume qui les gouverne encore de nos jours (i 785). Mais Bellac et la Basse-Marche refusèrent de s'y soumettre, et continuèrent de suivre les lois romaines, comme ils font encore à présent. L'an 1 liHy , Aliénor , comtesse de Leycester , fi^mme de Simon de Montfort , suscita un nouveau

Î)rocès à fugues , prétendant qu'elle devait avoir sa part dans e comté d'Àngouléme, comme fille de Matbilde, bisaïeule^ de ce comte. L'affaire fut portée à la cour du parlement. Le comte dans ses défenses . prétendit que la comtesse n'était pas recevable <lans sa demande . attendu que le comté d'Angouléme était impartable. il fut prouvé néanmoins par enquête , qu'il s'en était fait autrefois des démembrements en faveur des

Î minés, et Geoffroi , oncle paternel du comte, en était ui-mème un exemple. Mais on convint que ces démembrements n'étaient que des apanages réversibles à l'aîné au défaut des apanages. En conse(|uence, le comte fut condamné par arrêt de l'an 1269 , à payer à la comtesse de Leycester annuellement , par forme d'apanage, quatre cents livrées de terre, monnaie courante dans le comté d'Angouléme : /Ippanamenturn quadnigentarum libratarum terrœ mouctœ currentis in comitatu Mngolismensi , et huit cents livrées pour les arrérages. ( Du Cange^ G/oss. verfjo., appanamentum. ) Hugues XII épousa, en laS.^, Jeanne de Fougères , fille unique et présomptive héritière de Kaoul lîl , baron de Fougères, et d'Isabelle de Craon. Kaoul 11! étant mort en 12.S6 . Hugues XH hérita du comté de Porhoet du chef de sa femme. Hugues, suivant Corfieu et Pierre de Sainl-Romuald , mourut l'an 1282, et fut enterré à l'abbaye de la Couronne. Il laissa deux fils, Hugues, qui suit ; (M Gui , avec quatre filles, dont la seconde, Marie, épousa^ Tàn i-.i8t":J, Etienne II, comte de Sanccrre.

HUGUES XHl DE Lusir.NAN. 12.82-. Hugues Xlil , du nom de Lusigman, né le 2G jui»

i2.Ttg , fils et successeur de Hugues XII aux comlés de la Marche et d'Angoulérne , engagea , Tan i3oi , le premier de ces deux comtés au roi Philippe le Bel , pour une grosse somme d'argent. Il servit, Tannée suivante, dans la guerre de Flandre, et mourut au mois de novembre de Tan i.^o3 , sans laisser d'enfants de sa femme Béatrix , fille de Hugues IV , duc de Bourgogne , qu'il avait époust;e en i2.-j6 à Paris. L'an iiî83 , il avait fait un teslament , par lequel il instituait son héritier Gui , ou Gnyart , son frère ; mais Gui lui avant fait depuis la guerre , Hugues fit , l'an isyy , un nouveau testament en faveur de Gcoffroi , son cousin. Néanmoins, Hugues étant mort, Gui

Erit le titre de comte de la Marche et d'Angoulome , après avoir rùlé le dernier testament de son frère. Mais le roi Philippe le Bel , instruit de cette supercherie, qui le privait lui-même de plusieurs avantages que le comte Hugues lui avait faits par ses dernières dispositions, et d ailleurs indisposé contre Gui, pour s'être joint aux Anglais, et leur avoir livré Cognac et RTcrpin , prélendit que les comtés de la Marche et d'Angouléme , devaient lui re\enir par droit de confiscation. En conséquence^ il lit condamner Gui en douze mille livres d'amende, ce qui l'obligea de renoncer à la succession. Ce prince transigea ensuite, l'an 1^08, avec Marie de la Marciie , comtesse de Sancerre, et Isabelle, femme d'Helie Hudel , sire de Pons, sœurs de Hugues XllI, pour les prélentions qu'elles avaient auxdiis comtes , dont il demeura par là seul propriétaire. Telle fut la fin des anciens comtes de la Marche et d Angoulème.

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