GIRARD
963 au plus tard. Girard ou Géraud , descendant du comte Foucher, et, selon M. Baluze {ibid. , pag. 69) , fils d'Hildegaire, fut le successeur de Renaud, qui, dans cette hypothèse , était son frère. Ceux qui placent ici le vicomte Ademar parent de Girard, sont dans l'erreur, comme le prouve le même écrivain. (Hist. Tutel. , pp. 69-61 , et Appcnd., p. ^bi.) iVdéniar fut, à la vérité, vicomte, mais ce fut de Ségur; et, s'il est qualifié, dans quelques chartes, vicomte de Umoges , c'est parce que Ségur est situé dans le Limosin. l^'an 970 ou environ , il battit avec Gui , son liis , Boson le Vieux, comte de la Marche , et Hélie , son fils, comte de Férignrd , devant le château de Brosse , qu'ils avaient cnl-.e^.ri^ de lui enlever.
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Aimoin dit sérieusement que le liombre des raorls fut si grand uaus celte bataille , qu'à peine trouva-t-on où les enterrer. Ce même Hélie , Tan 974 ^ ayant fait crever les yeux à Benoît , <horévpque de Limoges, Girard et Gui, sou fils, prirent les ;!rmes pour venger cet attentat. Mais Helie fut victorieux dans un combat qu'ils lui livrèrent. Son triomphe, néanmoins, ne fut pas de longue durée. Gui, ayant trouvé moyen de le surprendre dans une embuscade avec Aldebert, son frère, enferma le premier au cbâteau de Montignac, et emmena l'autre dans celui de Limoges. Hélie eut le bonheur de s'évader, comme on était sur le point de lui faire subir la peine du talion pour le iraitement qu'il avait fait au choréveque Benoît, et mourut q'.ielfjue lems après dans un voyage qu'il fit à Rome. A l'égard d'Aldebert , son frère , il resta plusieurs années prisonnier, et ne fut élargi qu'en épousant la sœur de Gui. ( Labbe , B:6/. i20i>. mss. , tom. II, pag. 166.) On ignore l'année de la mort du vicomte Girard. Mais elle arriva l'an 1000 au plus lard. De RoTHlLUE , son épouse, fille et héritière du vicomte de Brosse, il laissa Gui, dont on vient de parler, qui lui succéda; Hildegaire et Alduin, successivement évêques de Limoges ; Aimeri, dit Osto Franriis , tige des vicomtes de Rocbechouart ; Gérard, sire d'Argenton ; Geoffroi , surnommé Pelitbœuf , abbé de Saint-Mari ial de Limoges; Hugues, religieux du m^me monastère; Âsceline, femme d'Aldebert, comte de la Marche et de Périgord, que nous venons de nommer; et Almudis , mariée à Boson il, comte de la Marche. Lia moderne se trompe, en donnant au vicomte Girard, pour fils , saint Géraud , fondateur de l'abbaye d'Orhillac ou AuriîJac, et patron de la haute Auvergne. Celui-ci avait, à la vérité, pour père un comte , nommé aussi Géraud. Mais étant !ié , l'an 855, sous le règne de Charles le Chauve, et mort le i.i (et non le 3) octobre de l'an goS, comme l'atteste Ihistoire de sa vie, écrite par saint Odon, abbé de Cluni, son contempor^iin , qui mourut trente-trois ans après lui , il devait être anlérieur de plus d'une génération à Girard ou Géraud, vicomte de Limoges. {V^oy. Mabillon, Acta SS. Bened.y Joni. Vil , pag. 6. )