‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 134 sur 277 · GUI VII · texte numérisé non relu

GUI VII

i3i4. Gui , second fils d'Artur , se mit en possession de 1^ vicomte de Limoges, en vertu du traité fait avec le duc Jean son frère. 11 en recueillit les fruits pendant trois ans , et fit battre monnaie à Limoges , comme avaient fait ses prédécesseurs. Cependant la duchesse Isabelle de Casiille, soit à l'instigation de son mari , soit de son propre mouvement , se plaignit hautement qu'on lui avait manqué de parole, et du lort qu'on lui faisait. Le roi de Castille en étant informé, envoya (.onçalez, évéque de Burgos , vers le roi Lhilippe le Long , pour le prier de rendre justice à sa sœur. Philippe , du.^consentement deç parties intéressées , chargea les Tévêques de 1 aon et de Mende de travaillera un accommodement, '^'près plusieurs conféiences, il fut réglé, par les arbitres , que Gui de BreMgne renoncerait à toutes ses prétentions sur la vicomte de Limoges , cju'il remettrait son désistement entre les mains de l'évcque de Limoges, et qu'on lui assignerait huit mille livres de rente en Bretagne. Cet arbitrage fut confirmé par les lettres du rqi , données à Paris au mois d'avril l'^iy. Pour satisfaire au dernier article, le duc donne à son frère tout ce qu'il possédait en Penlhièvre, le comté de Guingamp , les chat( Uenies de Ménibriac , xle Ponlrieu , de la Rochedcrien , à la charge d'en faire hommage aux durs de Bretagne , et de payer dix mille livres de pensiqn viagère à la duchesse Yolande,

ISABELLE DE CASTILLE , et JEAN III.

ïBiy. Isabelle de Castille, femme de Jean III, duc de Bretagne, entra en jouissance de la yicomlé de Limoges aprè«

Î)ÈS VICOMTES DE LIMOGÏS. i^f

îa sentence arbitrale dos évêqnes de Laon et de Mende. On voit cependant qu'elle avait conservé jusqu'alors quelque autorité dans celte Vicomte. Un acte que nous avons sous les yeux, passé le lundi avant les Rameaux de Tan i.^i5 (v. st. ), sous le sceau d'Isabelle , nous en fovirnit la preuve. Le Limosin fut paisiblement administré par ses officiers jusqu'à sa mort, arrivée le 24 juillit i328. Comme elle ne laissa point d'enfants , la vicomte de Limoges rentra dans la main du duc Jean , qui s'étant remarié le 21 mars de l'an 1^29 , à Jeanne de Savoie , lui assigna ce domaine pour son douaire, au cas qu'elle lui survécût. Jeanne mourut avant lui, le 2.) juin i/ii^S : ainsi la concession n'eut point lieu. L'an i3iij, le duc Jean fut inquiété par les officiers de la monnaie du roi, qui saisirent les cc/ins qu'il avait à Nantes et à Limoges , sous prétexte que ses monnaies étaient si semblables à celles du roi , qu'on les confondait dans le commerce.' Mais si la monnaie du duc était la même que celle dont on conserve des pièces dans les cabinets des curieux, on peut dire que la querelle suscitée par les officiers royaux, n'avait d'autre fondement que leur bévue, qui leur faisait prendre des hermines pour des tleurs de lis. Quoi qu'il en soit , le duc Jean lU raourilt à Caen , le ào avril i34i* ( Voy. les ducs de Bretagne. )

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