‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 17 sur 277 · DE LA MAISON D'ARAGON, APANAGES · texte numérisé non relu

DE LA MAISON D'ARAGON, APANAGES

SÂNCHE.

OANCHE, troisième fils de Raymond-Bérenger IV, comte de Barcelonne et prince d'Aragon, fut apanage par son père en la manière suivante. Par son testament verbal, fait le 4 août 1 162 à Saint-Dalmace, près df <^ènes, en présence de Guillaume- Raymond de Moncade, d'Albert de Castelviel , et de Guillaume son chapelain , Raymond-Bérenger désigna , pour lui succéder dans ses états, Alfonse, son fils aîné. Mais en m^me tems il légua à don Pèdre , son second fils , le comté de Cerdagne et lous les domaines du dernier comte de ce nom, la seigneurie tlu comté de Carcassonne avec ses dépendances, et tout ce que le vicomte Trencavel tenait en fief de lui, ainsi c|ue le droit qu'il avait sur la ville de Narbonne , le tout à condition que ledit infant don Pèdre tiendrait cet apanage sous la souveraineté de son frère aîné. A cet apanage il sublitua Sanche, son troisième fils, et enfin tous les deux successivement, à l'infant don Raymond. {Diago^ Hist. de losCond.de Barceîo. ^ 1. 2, c. 178. Zurila, Ann. d'Àrag.^ I. 2; capp. 19, 20, 28, 20.) C'est d'après cette substitution que Bosc (Tii. de lionor.., 1. 2, p. 193, col. I.) a réduit l'apanage de Sanclie , au seul comté de Cerdagiie. Elle ne pouvait certainement comprendre le Roussillon, puisqu'il n'échut à la maison d'Aragon que par le testament du comte Guinard , fait le 4- juillet 1172, en favenr du roi don Alfonse. Mais il ne paraît pas que ce monarque ait exécuté X, 6

le partage ordonné par son père. CVst peut être ce qui a fait dire à l'ancien auteur des Gestes des comtes de îiarceloune que Saiictie n eut aucune part dans les domaines du roi Alfonse, son frère, que ce dernier ne voulut jamais lui en rien céder : Xauro autrui frater ejiis Jinnquam Imbuit purtem uli;juatn honoris di'cli duniinl lldejond ^ nec aliijuo teinpore de dicto honore ooluit ei dure. {J^larta llispcin., col. 55 1.) Zurita observe qu'à la mort de l'infant don Pèdre, le roi , son frère , s'empara de son apanage, et particulièrement du comté de Cerdagne , quoitjue par la disposition du prince d'Aragon (leur père) il dùl appartenir à l'infant don Sanche, au(|uel le roi don Pedre, son cousin, donna ensuite le comté de RoussiUon : £/ rey don Alunso (fiie aoia he~ redado quel Scnoriu por inuerte del infante D. Pedro.,.. Coma el Condado de Cerdagna , y el derecho de la dudad de ISarbona aunijue en tudo esto., por muer te de D Pedro, segun la disposion del prinrïps huhi s de succéder D. Sancho su hyo : y despues se le dio el condado de R.jssillon por el Rey l). Pedro su sobrino ( Anrt. d'Arag. ,1. 2, c. aS.)

Le même historien , suivi par trois habiles critiques (Bouche, Vaissète et Papon) , assure que le roi d'Aragon, ayant succédé l'an 1 i8i , à Raymond-liérenger, son Irère, dans le comté de Provence el les vicomtes de Gévaudan et de Milhau 1. les donna, peu de tems après, en apanage à Sanche, son frère. Les iTiêmes critiques ajoutent ([ue le roi iJ'Aragon, l'an ii85, retira la Provence des mains de son frère, et lui donna en échange les comtés de lioussillon et de Cerdagn". Zurila dit au contraire, que Sanche, en iai5et 1218, prenait encore le litre de comte de Provence : Kl Coude don Sanche ijue se întilu/aoa Conde de la Proença. {Ilnd., c. 17.) Nugnès-Sanche, fils de ce prince, semble nier aussi qu'il ait jamais possédé la Cerdagne et le Koussillon. Car après s'être dit dans son testament du 16 des calendes de janvier 1241 , fils du feu comte Sanche :^//(/ji y?/ c»«dam, i'fuerabilis comilis sanctii., sans déterminer autrenn'nt cette qualification , 11 y ordonne sur la fin q<ie les exécuteurs testamentaires qu'il avait nommes, percevront apn s son décès, « les » revenus des pa>s de Koussillon et de Cerdagne, et les rctien- » dront jusqu à ce que ses dettes soient payées, tt les torts K qu'il a faits reparés . ainsi , dit-il , que le seigneur Pieire (II), » roi d'Aragon, mon [)arent, l'a octroyé par un diplôme que w le roi Jacques , aujoiird hui l'égnant , a bien voulu confirmer :» Item i'olo et mundo (juod dicti tnei munumîssores constituîi in terra Rossilionis post obilum tneuni percipiant umnes redilus et piuoentus terres Rossiiionis ., Conjiuentis et ('er/tûiii/i , et tenenit tandtu donec débita rnea fuennt persoluln et injutîœ resUtutœ., sicu I dominus Petrus, rex AraQonuni et cunsanguineus meus ntihi cuncessit cum instru~

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