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DES COMTES DE ROTJSSTLLON ET DE CERDAGNE

tnento ,, et dominus Jacubiis ^ rex Aragonum qui nunc est ^ mihi lauduiHl. (ÀrrhuK du dcniaine de Fe/fj/gnan, n. .H20 , lias. 11.^ Ces expressions, Dominiis Pet/us rex Araguiium inild cuiicessit y portent naturellt-meiil à croire que la coricession de l'apanage du Koussillon , etc. fut faite a JNugnès-Sanclte par le roi Pierre II. Pour accorder cette diUerence d'opinions, il semble lucessaire cle dire que Sanche, depuis Tan 11 85, ne conserva plus que le titre honorifique de comte de Provence, et que la concessioa des comtés de Roussillon , de Confiant et de Ordagne , faite parle roi Pierre II, ne fut qu'une confirmation de celle qui était émanée d'Alfonse.

Entrons maintenant dans quelque détail des principales actions de don Sanche. En 1201 , Alfonse 11, comte de Provence, étant en guerre avec Guillaume IV, comte de Forcalquier, Sanche prit parti contre le premier, quoique son neveu. La paix s'étant faite en 1204 i Sanche assista la mémo année aux noces de Pierre 11 , son autre neveu , roi li' Aragon, avec Marie de Montpellier, célébrées le 5 (et non le iS) juin dans cette ville. Ce prince y assigna pour douaire à son épouse tout le comté de Roussi/ton depuis la fontaine de Sa/ces jusqu'à la Cluse; et donna rntr'airfres personnes pour caution Sanche, son oncle. ( Vais. , tom. 111 , p. 12.5. ) Le même comte signa le serment de fidélité que le roi d'Aragon fit deux jours après à l'évêque de Maguelone pour la seigneurie de la ville de Montpellier. Ce fut encore cette année qu'il accompagna le roi d'Aragon dans son voyage de Rome , où il se fit couronner par le pape Innocent 111. Ce pontife étant déterminé à détruire l'hérésie des Albigeois par la voie des armes , le comte Sanche fut un des seigneurs auxquels il écrivit pour les inviter à seconder son dessein par une croisade. La lettre qu'il leur adressa pour cet effet est du 1 1 novembre 1209. {Epis/. iSy, llv. 12.) On vit ce prince, l'an 121 2 , signaler sa valeur à la fameuse bataille de Naves de Tolose , près d'Ubéda, où les rois d'Aragon, de Castille et de ÎSavarre , remportèrent une victoire complète sur les Maures.

Pierre II, roi d'Aragon, ayant été tué , l'année suivante, à la bataille de Muret , les Aragonais et les Catalans prirent les armes pour retirer don Jayme, son fils aîné, des mains de Simon de Montfort, qui le retenait comme prisonnier à Carcassonne, et refusait de le rendre. Le comte Sanche, qui les favorisait, leur envoya son fils Nugnès-Sanche qui fut un de leurs chefs. ( Méni. de Jayme J , c 8, (L'évêque de Segorbe , ambassadeur de la couronne d'Aragon à Rome, sollicitait en même terns le pape d'enjoindre à Simon de Montfort de rendre le jeune monarque aux vœux de sa nation. L'ordre en conséquence ayant «lé donné de remettre don J^yme entre les mains du cardinal

44 CHROîsrOLOOIE HISTORIQUE

Pierre tie Béncvent , le comte Sanclie et son fils s'avancorcni jusqu'à Narijonne pour le recevoir, accompagnés de la haute noblesse de Catalogne et des députés des communes. Ce fut là que les comtes de Foix et de Comminges , le vicomte de Narbonne , et les habitants de cette ville, firent , le 18 avril i2i4,' leurs soumissions au cardinal légal. {Hist. de Long. tom. 111 ,, p. 23g. ) De cet acte il résulte que le comte Sanche et son fils promirent aussi sous la fol du serment au légal de ne pas lui ôtcr les châteaux qu'ils lui avaient donnés en otage, et de ne pas soustraire le jeune roi de ses mains ni de celles des personnesauxquelles il l'avait donné en garde.

Le légat ayant accompagné don Jayme en Catalogne , y convoqua, la même année , les états à Lérlda. Tous les prélats et les seigneurs se rendirent à cette assemblée , à rexceptlon du comte Sanche et de l'infant don Ferdinand , oncles du roi. Ces deux princes étaient jaloux l'un de l'autre, et semblaient tendre chacun à s'emparer «lu trône. Les espérances qu'on leur supposait furent trompées. Tous les ordres qui composaient l'asi-eiiiblee s'accordèrent à prêter au roi le serment de fidélité. Ils arrêtèrent de plus avec la même concorde qu'il serait gardé au château de Monçon par Guillaume de Wontredon , grand— maître du Temple. On y déféra néanmoins la régence au comte Sanche, après avoir établi trois gouverneurs, l'un catalan, elles deux autres aragonais.

Les querelles des deux oncles du roi , continuant toujours, donnaient de l'alarme à ses sujets. L'an 1217 , les prélats et les seigneurs aragonais se confédérèrent pour le tirer du château de Monçon , oii ils ne le croyaient pas en sûreté. Ayant rassemblé des troupes, ils vinrent l'enlever de cette retraite d'où ils l'emmenèrent à Huesca, puis à Saragosse. Son arrivée dans celte ville y répandit une joie d'autant plus grande, qu'on avait la satisfaction de voir le régent à la tête de son cortège. Don Sanche par là dissipa entièrement les soupçons qu'on avait formés contre lui.

Attnchc au comte de Toulouse , Sanche donnait aussi de l'inquiétude au pape Honoré 111. Ce pontile écrivit, le 2.3 décembre 1217, au jeune monarque pour le détacher de l'alliance qu'il avait contractée avec ce comte. Mais comme don Jayme n'avait encore que neuf ans , le pape écrivit en mêmetems au régent pour se plaindre de ce qu'il avait engagé le roi et la noblesse d'Aragon dans le parti des Toulousains. ( Vaissète^ tom. 111 , p. 3o£ et 3«2 ; liaynuUIi ad an. 1217, n", 55. )

Bans les états (|ue le roi tint à Taragone au (ommenccmen^. de juillet i2i(S, don Sanche donna une preuve complète de 1,t sincérité de ses bonnes intentions en se démettant de la régence

SES CÛ31TES DE IlOtîSSÏLLOr^r ET DE CÉRDA<5NE. ^5

f/nérale du royaume , moyennant le don que le roi lui fit des ïliàteaux et villes d'Alfamen , d'Almadevar, de Pertuse, et de Lagunarota , pour les tenir en fiel suivant le for dAragon. A cette faveur, le roi ajouta encore une rente de dix mille sous })arct'lonnais , à prendre sur ses revenus de Barcelonne et de Villefi anche. ( Zurlla, Annal. d'Arag.^ liv. 2, eh. 71. Idem in indîc. ad an. 1218. }

Le comte Sanche et son fils Nugnès étant aux états du royaume assemblés au mois de mars 1222 à Darroca, le dernier eut avec Guillaume-Raymond de Moncade , vicomte de liéarn , un démêlé qui donna lieu à une guerre particulière. Ne se croyant pas en état de résister aux forces du vicomte et de ses alliés, don Nugnès offrit de s'en rapporter au jugement du roi. Ce monarque raconte lui-même dans ses mémoires (p. 20) u que le comte don Sanche , et son fils, lui ayant porté n plainte au sujet de l'invasion que Guillaume-Raymond de n Moncade projetait de faire dans le Roussillon , il avait écrit » à ce dernier pour lui défendre cet acte d'hostilitéj qu'aux mé- » pris de ses ordres et contre la parole qu'il avait donnée de s'y » soumelire, Moncade pénétra dans le Roussillon et s'empara » du château d'Avalvî ; que les habitants de Perpignan , ayant « pris les armes pour secourir leur comte , ils furent battus par

» Moncade ; que le roi marcha lui-même à la tête d'une

» armée contre Moncade , et qu'après lui avoir enlevé cent trente » châteaux , il vint l'investir dans celui de IVIoncade ; mais qu'à » la prière de ses barons qui servaient à regret dans cette cxpéf> dition, il leva le siège qu'il avait formé de cette place ; ce * qui, loin de ramener le vicomte, l'enhardit à recommencer n bientôt après les hostilités. » C'est ici que se bornent nos connaissances sur les événements de la vie de don Sanche.

NUGNÈS-SANCHE.

Nugnès-Sanche , fils du comte Sanche et de Sancie-Nuntii*' , fille de Nugnès, comte de Lara, seigneur castillan (Zufila ^ Aiin. d'Arag.., liv. 2, ch. 61), et non fils d'Alfonse 11^ roi (TAragon , comme porte la généalogie abrégée des comtes de iiarcolonne, placée à la tête du code des constitutions de Catalogne ( art. xvn ) , succéda, l'an 1222 au plutôt, à son père dans ses domaines. Mais on ne volt pas qu'il ait pris le titre de comte avant l'an i235. Jusqu'alors il ne s'appelait dans les actes émanes de lui, comme il avait fait du vivant de son père, «jùe seigneur de Roussillon , de Cerdagne , de Valesplr et de C;M)(iaiit , quoique divers monuments et les historiens le qualilicul comte dès qu'il fut en jouissance de h succession paîer-

4S CttRONOI.Of.Iî: HIStOBlQtrE

ïicUe. Il avait épousé , Tan i2i5 , Petronille, fille de Gaston V, comle de CoiTiminges, dont elle fut séparée , l'année suivante , par les intrlguts de Gui de Montfort , qu'elle épousa. ( Marlenne, ytnecd. tom. 1 , p. 854 '■> ^aissete , tom. III, pp. ^4 cl :it)5. )

L'infant don Ferdinand voulant s'emparer des rênes du gouvernrmenl , Nugnès fut du nombre des seigneurs qui secondèn^it son ambition , et se joignirent à lui, l'an i22'3 , pour renffrmfr dans Saragosse le roi don Jayme , son neveu, avec sa femme , sous prétexte de vouloir mettre leurs personnes en surclé. Mais, l'année suivante, il se réconcilia avec ce monarque. (Zurila, /i/////. fi?'y/rao'., ch. 79.) Louis YIII, roi de France, ayant résolu de faire la guerre à Raymond VU, comte de Toulouse , fit pari de son dessein à Nugnès-Sanche. Celui-ci , par imc réponse du 29 avril 1226, lui offrit tousses domaines pour contiibuer à et lie expédition. ( Vaissète, tom. III, p. 352. Trésor des Ch. , chap. Albigeois, n. i3. ) ISugnès avait été jusqu'alors ami de liayniond, et la crainte seule que lui inspiraient les grands préparatifs que Louis faisait contre ce comte , l'avait poité à l'abandonner. Louis s'en ïflonrnail victorieux, après ^voir soumis presque tout le 1 anguedoc en une seule campagne. En passant à Beaupui , entre Piniùers et Oistelnaudari , il y reçut , au mois d'octobre 12116 . ritoiurnnge-jigede Nugnès-Sanche pour la vicomte de Kenouillède et de Pierre-Pertuse , sauf la fidélité qu'il devait au roi d Aragon : « ensorte, ajouta Nugnèsn Sanche, que si la guerre venait à s'élever entre les deux *» princes, je ne pnuriai secourir le roi d'Aragon à cause des « domaines que je tiens du roi de France , et que je serai obligé » de les remettre à ce dernier pour les reprendre après la paix. » On prétend que Louis VU! avait confisqué cette vicomte pour fn disposer en faveur du comte Nugnès , sur une prétendue Jiéatrix , qu'on dit fille et unique héritière de Guillaume de Lara, fils de Manrique de I.ara , comte de Molina en Espagne, el d'I'.rmessinde de Narbonne , et frère puîné d'Aymeri et de Pierre de Lara , successivement vicomtes de Narbonne. (Salazar^ Tïist. de ta Ca^a de Lara , liv. i5 , ch. i ;. ) Mais ce qu'il y a de certain , c'est que la \icomte de Kenouillède ayant été confisquée sur Pierre, petit-fils, par Ave, sa mère, d'Arnaud III , seigneur de ce domaine , en bit dé{iouillé ( on ne sait en quelle année ) pour s'être lié avec le comte de Toulouse et ses confédérés contre Simon de Monlfort. (Vaissèie, tom. III, p. .^Ba et 36.^. ) Le roi saint Louis confirma, au mois de juillet 1228, le don qui avait été fait ^ Nugtiès-vSanche de la vicomlé de Feriouillède. La conquête des îles r>aicares ayant été résolue aux élals assemblés en décembre de la même année à liarcelonnc ,

DrS COMTES DE ROUSSILLON ET DE CERDAGNE. 4?

Niignès-Sanche fut du nombre des seigneurs qui souscrivirent l'ordonnance de paix ou de trêve , rendue par le roi le 22 dsj même mois. Il consentit en mème-tems à ce que le droit de Louage fut levé dans le Roussillon et la Ordagne , pour l'ex~ pëtliliou projt'tëe dont il fut un des principaux chefs. ( Zurila. ) Avant été nommé par le roi pour aller reconnaître sur les cotes de l'île de Majorque l'endroit où la descente pourrait se faire avec plus de sûreté , il fut un des premiers seigneurs qui prirent terre dans cette île. Guillaume et Raymond de ÏNIoncade ayant été tués à la première bataille , Nugnès-Sanche combattit à coté du roi, et sauva l'armée en reprenant , à la tête de trois cenls chevaliers , les hauteurs dont les Maures s'étaient rendus rriaîtres. Par là il rendit au camp et à l'armée l'eau d'un aqueduc que les ennemis avaient interceptée. Chargé ensuite de conférer avec le roi de Majorque sur la reddition de la^place, il conlril)ua par sa valeur, après qu'elle eut été emportée, à r'-duire les Maures qui s'étaient fortifiés sur la montagne. ( Méin. du roi Jayrne , tom. I , p. 24 et seq. )

Le premier juillet 1229 , Pierre de Fenouillède fit don à Nugnès-Sanche de ses droits sur le château de ce nom , en se réservant ce qu'il possédait dans le Roussillon, le Confiant ,1e Valespir et le Capcir , sous la domination du comte. ( Vaissète , tom. 3 , pr. fit. 189. ) Nugnès eut vers le même tems quelques discussions avec les habitants de Montpellier, qui furent terminées , l'an i23i , par un traité de paix. ( Vaissète , tom. III , pr. p. III. ) Il en eut de plus grandes avec Roger-Bernard H , c'.mte de Foix, et Roger, son fils , au sujet de la Ctrdagne , qui occasionèrent entre eux une longue guerre. Raymond , vicomte de Cerdagne, et Bernard , évêque d'Elne, ayant amené les parties à des voies d'accommodement , rendirent , le 28 septembre 1 23 i , une sentence arbitrale qui établit entre eux la paix. [1 y fut particulièrement convenu « qu'Arnaud de Son et » Bernard d'Alion , son frère, esteraient à droit , tant pour eux 1* que pour Bernard, leur père, à la cour du comte JXugnè? J» pour le château de Son , pour celui de Querigut , et pour »> les autres dépendances du château de -Son ( c'est-à-dire pour » le pays de Donazan ) , et que si le comte de Foix venait à » obtenir ce pays soit par droit . soit par guerre , soit enfin de >» toute autre manière, il en feriit iiommage au comte Nugnès, " comme les predc'cesseurs de Bernard d'Alion en avaient fait w hommage aux comtes de ( erdagiie. » (Vaissète, tom. 111, pag. 3')o. ) l.a bonne intelligence qui régnait entre Nugnès et le roi d'Aragon fut troublée par diverses demandes que le premier forma, il prétendait la suzeraineté sur la ville et le comté «le Carcassonne , sur l'honneur de Trencm'el , sur la vicomte de

Karbonno, etc., tant, en vertu de la substitution testamentaire ordonnée par Raymond-Bérenger IV , comlc de Barcelonne , son aïeul paternel, qu'en vertu d'une donation faite au comte Sanche , son père , par Alfonse II , roi d'Aragon , oncle de ce dernier, et aïeul du roi don Jayme. Nugnès de plus formait des prétentions sur le comté de Provence et la vicomte de Milhaud. Le roi don Jayme lui demandait de son côté la restitution du Valespir, du Capcir et de quelques autres terres. Mais voyant que Nugnès n'ayant point d'enfants légitimes , il était son héritier présomptif, il consentit à un compromis qui fut passé en mai i235. Par l'accord qui en résulta, don Jayme lui compta une somme , en lui laissant la jouissance de tous les domaines dont il était en possession. Ce fut depuis ce tems quç Nugnès prit le titre de comte de Roussilloa et de Cerdagne. (Zurita, Ann. d'yirag., liv. »^, ch. ^3 ; la Pena, Ânn. de Cala/. y liv. II , cap. 7 et lo; Vaissèle , tom. III, pag. 4"^ ï Bosch., liv. 2 , ch. 26. ).

Cependant on voit dans l'inventaire des titres du monastère d'Arles, dressé en i58(5, l'acte d'un échange fait par don Nugnès-Sanche avec l'abbaye de Canigou le lo des calendes de mai (22 avril) 1207, dans lequel il prend uniquement le titre de Dominus liossiliunis , Cunfluentis et Ceriianuc.

Nugnès vendit, l'an 12^9, au roi saint Louis pour vingt mille sous melgoriens , le château de Pierre- Perluse au diocèse deNarbonne, qu'il avait acquis de Guillaume de Pierre-Pertuse , et dont ce monarque lui avait confirmé la possession. Ce fut un des derniers actes de Nugnès. L'an 1240, il fit, le 17 décembre , son testament dont il confia l'exécution à l'évéque d'Elne , au comte d'Ampurias et à Guillaume de Postello pour ses domaines situés en-deça de Gironne , et pour ceux qu'il possédait au-delà de Gironne, soit dans la Catalogne , soit dans le royaume de Valence et dans la Castille, il nomma ses exécuteurs l'évéque de Barcelonue et deux seigneurs ; et enfin pour les biens qu'il possédait dans les îles de Majorque et d'Ivica, l'évéque de Majorque avec le châtelain d'Émposle et Loup Escimènes de Lusia, ordonnant que son cadavre fut enterré au cimetière de l'hôpital de Jérusalem de Bajoles, près de Perpignan. TllÉuÈSE DE LoPÈs , sa femme, dont il ne laissa point d'enfants , eut par ce testament tous les biens maternels dont il jouissait dans les royaumes de Casli lie et de Léon, avec six mille maravedis qu'il aiHiit reçus pour elle. Dona Sancie, sa fille naturelle, qu'il rappelle dans cet acte, eut aussi part à sa succession. « Il était au moins décédé le 21 janvier 1241 , lorsn que Bernard, evèque d'Agde , et ses autres exécuteurs tesla- I» mentaires , remirent en son nom à don Jayme, roi d'Ara-

DES COMTES DE ROUSSILLON ET bE CERDAf.NE, 49 »» gon, toutes les actions qu'il avait sur le Roussillon , la Cer- >» tlagrie, le CouHant, Pei'plguan et Collioure, » (Yaissète, tom. III, p. 4' 7-) C'étaient autant d'objets sur lesquels, depuis l'an ii8Sj, les rois d'Aragon n'avaient cesse d'exercer raulorité souveraine.

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