‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 22 sur 277 · PONS L · texte numérisé non relu

PONS L

Pons, fils et successeur de Hugues au comté d'Ampurias^ ft de Pierrelate, fut présent avec Gaufred, comte de Rous— sillon, Guilabert, son fils, Guillaume, comte de Bésalu , Raymond, comte de Cerdagne, et les principaux sei^jneurs ' du diocèse d'Llne , au concile tenu, l'an lo^i , à Tuluje, en r\oussillon, où la Trèoe de Dieu fut établie. {Hist. de Lang. , tom. H , pr. pag. 206.) Pons et Gaufred, comte de Roussillon, assistèrent encore, en io45, à la dédicace de l'église de Saint- Michel de Fluvia , consacrée par Guifred , archevêque de Narbonne, et plusieurs évêques de sa province. Pons souscrivit l'acte qui fut dressé de cette cérémonie, avant Gaufred , parce <[uc la nouvelle église était située dans ses domaines. Les prélats V rendent un témoignage glorieux à Pous, en faisant l'éloge de sa rare prudence. Cumjam dicto., ce sont leurs expressions, tolius prudeniiœ oiro strenuissimo Foncio outhoris propriis manihus r.uTifinnamus. {Marra Hisp. , roi. 1087. ) Pons méritait ces louanges, si toute sa conduite répondait à celle qu'il tint envers Tabbaje de J\odes. Deux particuliers ayant vendn certaines vignes au comte, Pierre, abbé de ce monastère , les réclama comme ayant été usurpées sur lui. Le comte fit plaider l'affaire «usa présence, et l'abbé ayant justifié son droit, Guillaume àlart, juge du coxalé d'Ampuiias, adjugea les fonds contestés.

DES COMTES D'AMPURIA5. ^É

à l'abbaye, conformément à la disposition de la loi gothique; à quoi le comte donna son consentement. {^Carlul. de Suint-Pierre de Rodes , fol. 1 5 , Marca Hisp. , col. 1 1 o i . )

La comtesse Guisle, mère de Pons, imita son époux dans sa munificence envers les églises de Gironne. Le 2. des calendes d'août, dans la trentième année du règne de Henri (1060 de Jésus -Christ) elle fit donation de Tabbaye de Notre-Dame de Rodes , à cette église , avec son alleu de Castello et d'autres biens, qu'elle déclara lui appartenir en vertu de la vente qui hii en avait été faite en io35 , par le feu comte Hugues , son mari, et Pons, son fils, (^Archii>. de l'égl. de Gironne.") L'église de Castello , capilale du comté d'Ampurias , fut dédiée l'an 1064. A cette cérémonie assistèrent le comte Pons, Adélaïde , sa femme , Almodis , comtesse de Barcelonne , Bernard, comte de Bésalu , et plusieurs seigneurs , leurs vassaux respectifs, ( Ibid. ) Dans une transaction passée le 3 des nones de décembre , la cinquième année du règne de Philippe , (1064 de Jesus-Christ. ) entre Raymond, évèque d'Elne , frère du comte Pons , et Raymond , comte de Cerdagne , au sujet des églises du Confiant , Pons est qualifié comte de Roussillon. ^ArchiQ. du Dam. de Perpignan , lib. feud. B. , fol. 56 et seq. Taverner , Hist. des comtes d^Amp. )

Pons vivait encore en 1068. Les actes du concile tenu cette année à Gironne l'attestent par la date suivante : Régnant en Catalogne Bérenger, comte de Barcelonne , et Pons , comte d'Ampurias. Ce dernier peut avoir prolongé sa vie jusqu'en loyg. De son mariage il laissa trois fils , Hugues qui lui succéda au: comté d'Ampurias ; Pierre qui fut abbé de Saint-Pierre de Hodes ; et Bérenger auquel il donna en apanage la ville de Piorrelate avec son territoire et d'autres domaines, à la charge de ks tenir en fief du comte d'Ampurias.

HUGUES n.

Hugues , fils et successeur de Pons I , déchargea le monastère de Notre-Dame de Rodes, du droit de gîte et d autres également onéreux, qu'il était dans l'usage d'y exiger, meam stationem et usaticum. La charte qui contient cette exemption, est datée du 9 des calendes de septembre , la vingtième année du régne de Philippe {loj^ de Jésus-Christ.) C'est la première époque certaine de son gouvernement. (JMarca Hisp.., col. 11 70.) Le 4 des calendes de juin de l'an vingt-cinquième du même règne, (1084 de Jésus-Christ.) Hugues 11, fit avec Gilabert, comte de Roussillon, un traité d'alliance par lequel ils promirent de s'aider mutuellement dans les comtés d'Ampurias,

Ç)% CnROlSOLOGlE HISTORIQUE

de Fioussillon et de Plerrelate. (^Marca Uisp. , col. iij^ et seq. y Le comte Pons , ^jère de Hugues , avait usurpé un alleu sur rai)i)aye de Saint-Pierre de Rodes. Hugues, par une charte des noues de janvier de la même année , reconnut cette injustice : Recognosco j dit-il, impietatem atque injustîtiam quod t:oiidam pâtre nieo Poncio egit^ etc., et en conséquence il rendit l'alleu. Dans l'acte de ce déguerpissement , il se qualifie ainsi: Jl^,u Ug<y gra/îiî ï)ei cornes Impuritanus scilicet et Peralatensis utqiie Rossi/ionensis. H n'usa pas ée la même générosité envers Boi.'n&er, son frère, qu'il voulut dépouiller de l'apanage que Pons, leur père, lui avait laissé. Pour se délivrer de la vexation , Bérenger fit alliance avec le comte de Barcelonne. (Taverner, Hist. des comtes d'Ampur. ) Le 6 des ides de mai de la vingt-septième année du règne de Philippe ( 1087 de Jésus- Christ. ) Hugues assista avec Gilabert , comte de Roussillon , au jugement rendu par les juges des deux comtés , dans l'église de Saint-Martin de la Rive, en Roussillon , entre le clergé d'Elne et Pons-Bernard. Le iief qui faisait le sujet de la contestation , fut adjugé à l'église, à la charge de payer à Pons- Bernard vingt onces d'or. ( Cartul. Helen. , fol. 4o. ) Des monuments qu'on vient de rapporter et de plusieurs cités aux articles précédents, M. de ïaverner conclut que les comtes d'Ampurias fX ceux de Roussillon , qui étaient de la même maison , possé- «laienl par indivis les droits honorifiques de leurs comtés, et qu'ils n'en perçurent séparément que les revenus. ( Hist. maiiuscrlie des comtes d''Ampur.)

La ville de Castello fut redevable au comte Hugues de ses fortifications, auxquelles il fit travailler pendant plusieurs années. Pour être en état de fournir à cette dépense , il avait usurpé les dîmes du territoire de cette ville. Mais la cathédrale de Gironne les ayant revendiquées, il les restitua, de l'avis de ses barons , moyennant une somme de quarante onces d'or , qui lui fut comptée. L'année de la mort du comte Inigucs II n'est point connue. De dona Satscie , sa femme ^ il laissa un fils, qui suit.

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