‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 267 sur 277 · GUICHARD IV · texte numérisé non relu

GUICHARD IV

i2oa. GuiGH-ARD IV, fils de Humbert III et d'Agnès, lui succéda dans la sircrie de Beaujolais et la seigneurie de Montpensier. Le premier acte émané de lui , qui soit venu à notre connaissance, est une charte datée de Cluni, du mois de novembre 1202 , dont voici le sujet. Guichard, suivant les traces de ses ancêtres, s'attribuait, dans les terres de l'abbaye de- Cluni , plusieurs droits fort onéreux que l'abbé Hugues traitait d'usurpations. Après diverses contestations, les parties convinrent de s'en rapporter au jugement de six arbitres, dont troi*' chevaliers et trois moines. Mais ces arbitres n'ayant pu s'accorder , Guxhard s'en remit à la décision de l'abbé lui-même , c'est-à-dire qu'il abandonna les droits litigieux. Volo y dit-il à la {in de l'acte , malus consuetudines radiciter amputare ^ et bonos usas antecessorum ineurum finniter cusiodire. ( yirch. de Cluni. ) tJn procédé si généreux donne une idée avantageuse de Guichard. Mais l'invasion qu'il fit après du château de Tlhierq, suj^

5o8 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

le vicomte Gui , son cousin , semble un peu la démentir. Le vicomte fit une ligue avec Renaud , archevêque de Lyon , et Gui, comte d'Auvergne, contre l'usurpateur ipi'ils contraignirent de rendre la place. ( Du Boucliet , Histoire de Courlenui , pag. 2^. ) L'an laoy, Guichard prit parti dans la croisade contre les Albigeois , et alla se joindre au prince Louis de France (depuis le roi Louis YIII.) L'année suivante, inquiété par le comte de Nevers au sujet du château de Péron , et de la terre de Montpcnsier que ce dernier prétendait relever de lui , il le satisfit par une charte , où il se reconnaissait son vassal pour et» deux objets. ( Voyez les comtes de Neoers.) La même année , Guichard, ayant été député par le roi Philippe-Auguste, son beau-» frère, au pape Innocent 111, et à l'empereur de Conslantinople, partit avec sa femme, et revint chargé de grandes richesses. Ert f>assant par Assise à son retour, il obtint de saint François trois religieux de son ordre, qu'il amena à Villefranche, où 11 fonda

})0ur eux le premier couvent que cet ordre ait eu en France. Sut* es murs de ce cloître , on lit cette inscription : Guichard IH (lisez IV), de Beaujeu^ revenant ambassadeur de Constantino-' pie , amena trois compagnons de saint François d 'Assise , fonda leur couvent ^ de Pouilli-leChastel , l'an i:iio, où ils demeurèrent six ans ; de-là , furent amenés et fondés en ce lieu par le même Guichard, l'an i2i6. Guichard, toujours dévoué au prince Louis, retourna, l'an i2i5, avec lui en Languedoc, pour reprendre la guerre contre les Albigeois. Il l'accompagna, l'année suivante, dans son expédition d'Angleterre. Il y mourut la même année au siège de Douvres, après le kS septembre, date de son testament. Ses ossements furent apportés en France et inhumés , partie à Cluni , partie dans l'église de Notre-Dame de lielleville. Il avait épousé Sibylle , fdle de Baudouin le Coulageux , comte de Hainaut et de Filandre, et sœur d'Isabelle, femme du roi Philippe-Auguste. De ce mariage, il laissa Humbert , qui suit ; Guichard , .seigneur de Montpensier , qui fit la branche des seigneurs de ce nom; Hugues, évêque de Cler—, Uiont; Arbert, seigneur de la 'four; Gui, archidiacre de Lyon; et Hugues, sénéchal de la même ville (ces six fières étaient encore vivants en \-j./fi , comme le prouve une charte qu'ils donnèrent en commun cette année , et qu'on voit au tome IX , pag. 187, du Spicilège); Agnès, seconde femme de Thibaut lY, comte de Champagne; Sibylle, mariée à Remud II, sire de Baugé , puis à Pierre le Gros, seigneur de Brancion, et Guicharde, femme d'Archambaud VI , vicomte de Comborn , qu'on fait mal-à-propos fille de Humbert, qui suit. Le P. Anselme ajoute encore deux, autres filles, Marguerite, accordée k'

DES SIRES OU BARONS DE BEAUJOLAIS. Soj

Guillaume 111, seigneur de Vienne , et Philippine , religieuse de Fontevraut. La mère de ces enfants termina ses jours, suivant une ancienne Chronique manuscrite , le 9 janvier 1226 ( V. st. ) Ce fut , dit la même Chronique , une très-bonne et très-^ dévote dame.

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