‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 28 sur 277 · RODRIGUE , DIT ALVARE · texte numérisé non relu

RODRIGUE , DIT ALVARE

Rodrigue, deuxième fils de Pons II, successeur d'Ermeri-' gaud, prit le nom d'ALVARE. Ce comte épousa en première^ noces Constance DE MoNC AD A., qu'il répudia, l'an i236, poui' la main de Cecilf, , fille de Roger-Bernard II , comte de Foix. 11 eut de la première une fille rjui épousa Sanche d'Anlillon , et de la seconde deux fils, Ermengaud et Alvare. (Zurita, ibid., c. Liv et c. LXXXlll; Hist. de Lan^. ^ tome H, pp. 4^7 et ôy.^.) Par un traité du mois de décembre 1266, le comte Alvare et Géraud de Cabrera, son frère , cédèrent à Roger IV, comte de Foix, divers domaines du comté d'Urgel, en présence d'Eskivat de Chabannais , comte de Bigorre. ( Hist. de Lang. , ibid. ) En iiiôq, le roi d'Aragon, à qui le courage du comte Alvare donnait de Vombrage , demanda qu'il lui remît les châteaux d'Agramont, de lîalaguer, de Linevola et d'Oliana. Le comte obéit; mais le monarque ayant ensuite refiisé de les ren«lre , qiioiqu' Alvare offiit d'ester à droit suivant les usages de Catalogne , le comte sortit de Tobéissance du roi , et se ligua avec le vicomte de Cardona et plusieurs autres seigneurs catalans pour lui faire la guerre. Les confédérés reprirent plusieurs places dans le comté d'Urgel, et portèrent même le dégât sur les terres du roi. Pour les repousser, il fut obligé d'envoyer l'année suivante une armée sous le commandement de Martin Ferez de Arlussona , grand-justicier d'Aragon. On ne sait pas quel fut l'événement de celte guerre. (Zurita, ibid.\ Ferreras, ad an. 1260.) Mais ce ne fut pas la seule que soutint te comte Alvare. H fit preuve de sa valeur en plusieurs autres , dont quelquesunes furent occasionées par la répudiation de sa première femme. Il mourut de phthisie, à Foix, en 1267, suivant Zurita, ou en mars isGq, selon la chronique de RiupoU , laissant ses deux fils , Ermengaud et Alvare , en bas âge , et une fille, Eléonore, mariée à Sanche de Cabrera d'Antillon. Sa mort fut suivie de grands troubles dans le comté d'Urgel. Les seigneurs catalans furent partagés sur sa succession. La maison de Moncada et d'autres prirent le parti d'Eléonore , fille du premier mariage d' Alvare avec Constance de Moncada, regardant comme bâtards les enfants qu'il avait eus de Cécile de Foix. Le vicomte de Cardona se déclara pour ceux-ci , et arma pour maintenir Ermengaud , son neveu, dans le comté d'Urg^el. Mais le roi d'Aragon le mit sous sa main , faisant revivre les droits d'Aurembiax, qui lui avaient été cédés par l'infaut Pierre de Portugal. Les exécuteurs testamentaires engagèrent à ce monarque une partie du

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tomté pour acquitter les dettes du comte Alvare et celles de son père. De son côté GéiauJ de Cabrera, frère du comte Alvare, fit, avec le roi. Tan i2(ii<, à Algésire , un traité par lequel il lui abandonna les prétentions qu'il avait sur le comté d Ûrgel et la vicomte d'Ager, en vertu des sub'îtitutions ordonnées dans ie testament du comte Pons, son ppre ne se réservant que cer-' laines places pour lui et pour le fds de Guillaume de Peralata , et de Marquesa de Cabrera, sa sœur. Le roi, prenant toujours le titie de comte d'Urgel, mit des garnisons dans les châteaux dépendants de ce comté. (Zurita, ibid.')

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