‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 82 sur 277 · ARCHAMBAUD II · texte numérisé non relu

ARCHAMBAUD II

1212. Archamb\ud II, second fils d'Hélie V, succéda à son frère aîné Archambaud i. Simon de Monifort, le fléau des Albigeois, poursuivit ces- hérétiques jusqu'en l't^rigord , et força Tan 1214, quatre châteaux où ils s'étaient retranchés, L asile donne à ces malheureux , prouve la tolérance du comte de Perigord. Elle aurait pu lui être funeste, si sa conduite envers Simon de Monifort, et sa prudence, n'avaient détourné 1 orage qui menaçait son pays cl qui ravagea 1*:S provinces mélidionales. Archannjaud eut des démêlés avec le chapilie du Puy-Saint-Fronl, relativement à des droiis de )uridi( tion prétendus par celte compagnie. La couieslation fui portée à la cour du roi Louis Viil, Des commissai- es, qu'il députa, jugélent en faveur du chapitre ; mais par des lettres du U2 mai i 2:iH, ce monarque ordonna une revision. Par une charte de la mi"me année, dont nous avons sous les yeux une expédition authentique de l'an i2S'7, Archambaud détermina les droits qu'Em— menon, Itier , Hélie, et Pierre de Périgueux, pouvaieiil avoir dans la viguerie de Péiigord, que ces seigueins , probablement de son sang, tenaient par indivis. Depuis que les habitants des villes du royaume, affranchis par les seigneurs, étaient admis à l'honneur de s'avouer bourgeois du roi , et a celui de faire des services militaires, les communes nombreuses, aguerries et protégées par leurs murailles, devinrent d'autant plus redoutables , que l'espèce des hommes libres s'atténuait par le luxe et les croisades, et par le partage de leur patrimoine avec les joluriers. Peu de communes en France ont défendu avec plus de courage et de constance que celles de Périgueux et du Puy- Saint-Front, leur indépendance vis-à-vis des comtes de Perigord. Leur résistance causa souvent de vives alarmes à ces seigneurs. Archambaud , sentant qu'il ne pouvait les vaincre sans péril, et sans perdre contre elles et dans elles mêmes, d(i puissantes forces contre ses ennemis, mit sa politique à les commettre ensemble, afin de les subjuguer l'une par l'autre. ]Mciis comme extérieurement il eut l'apparence d'appuyer la cité, les bourgeois du Puy-Saint-Front se mirent sous la proi,cçliQa

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