GUI DE LU3IGNAN
t344- ^^'ï °e Lusigxan fut appelé' à la couronne dWrme'nie par les grands du pays , après l'assassinat du roi Livon. Il était pour lors à la cour de Coustautinople , et s'était dis'ingué au service de l'empire, soit à la tête des arme'es dont il avait eu le commandement , soit à la défense des places dont le gouvernement lui avait été confie'. Cantacuzcne, qui parle de lui en divers endroits de son Histoire , le nomme sire de Lusignan , et dit formellement qu'il e'tait fils du roi de Chypre , c'est-à-dire, d'Amauri de Lusignan , prince de Tyr , qui s'cinpara du gouvernement de Chj'pre sur le roi Henri II, son fi^ère, et dont la femme e'tait fille de Livon H , roi d'Arrne'nie. C'est ce que cet Instorien fait assez connaitre en disant que le sire de Lusi;inan e'tait cousin germain dcrempereurAudronic le Vieux, dont la mère e'tait pareillement fille de Livon IL II est probable que les enfants d'Amauri, après la mort de leur père et le re'tablissemcnt du roi Henri, ayant e'te' oblige's de vendre l'île de Chypre , Gui aura passe' à la cour de Constantinoplc. Nice'phore Gre'goras ( L. i , c. r?. i ) , dit qu'à la mort de l'empereur Andronic le Jeune, Gui, e'tabli depuis vingt-quatre ans à la cour de Constantinople , e'tait gonverueur de la ville de Serres et des autres petites places jusqu'à Christopoli ; qu'il avait e'te' appelé' d'Arménie par l'impe'ratrice mère, et qu'il avait épouse' la cousine germaine de Jean Cantacuzène , depuis empereur, avec laquelle il vécut long-tems sans avoir PU d'enfants ; et qu'après sa mort il se rerriaria avec la fille de Scrgiames. Nicephore ajoute qu'à la cour de Constantinople il conserva les mœurs des Arméniens. L'histoire ne nous a transrais qu'un seul trait de sa royauté dont la durée fut très -courte. Dès qu'il eut été couronné , il députa l'archevêque de Trébisonde avec Daniel, frère mineur, et le chevalier Grégoire de Sarges , au pape Clément VI , pour lui prêter obéissance et l'assurer qu'il ferait ses efforts pour extirper les erreurs qui s'étaient glissée» depuis long-tems dans l'église d'Arménie ; à quoi le pape Tiuvita par la lettre qu'il remit à ces ambassadeurs : Clément lui envoya même , deux ans après , deux évèques pour coopérer avec lui à cette bonne œuvre. Mais il était mort (l'an i54'~), lorsqu'ils arrivèrent. On ne lui connaît d'enfants avec certitude qu'une fille qu'il maria , tandis qu'il était à Constantinople , avec Manuel ^ hls de Jean Cantacuzène , alors grand domestique , depuis «mpcreur.
n6 CHR. HIST. DES GOUVEll.NEURS