II. AMAURI
1 194- Amal-rt , connc'table de Chypre , succe'da , dans ce royaume, à Gui , sou frère, mort sans enfants. Avant que de parvenir à celte dignité' , il avait passe' par toutes les charges de la cour. Dès qu'il fut sur le trône , il se fit rendre par ses sujets une partie des largesses que son pre'de'cesseur leur avait faites. Ce procédé ne manqua pas d'exciter des murmures. Dans la crainte des suites qu'ils pourraient avoir, Amauri , l'an 1196, envoya Renier de Giblet, en qualité d'ambassadeur, à l'empereur HenriVI, pour obtenir de lui la confirmation du titre de roi. Henri, sur cette demande, fit partir de Sicile, oti il était alors, l'évêque d'Hildesheim, qui faisait auprès de lui les fonctions de chancelier, pour aller couronner Amauri. Le prélat, avant de faire la cérémonie, obligea le roi de faire hommage-lige à l'empereur. C'est la Chronique d'Halberstadt qui l'atteste: Regern Oypri, ditelle , Henrico imperatori ligiiun hominium facientsm esc parle ipsiiis honorificè coronavit , ut et ipse et successores sui in fuie lliate romanorinn imperatorum jugiler persévèrent. {Apud Leibn. Script. Brunsw.y T. 11, p. iSg). L'an 1197, Amauri, comme on l'a dit ailleurs, réunit à la couronne de Chypre celle de Jérusalem, par son mariage avec la reine Isabelle. C'est ainsi, dit l'auteur des Assises de Jérusalem , que de pauvre varlet et gentilhomme , son mérite l'éleva de degrés en degrés au faite des grandeurs. A la sollicitation de sa femme , il fit sa résidence en Palestine , et confia le gouvernement de Chypre aux chevaliers de l'Hôpital. L'an i2o5 , il mourut le i*' avril à Ptolémaide , ou Saint-Jean d'Acre. Eschive ou Esquive d'Ibf.lkv, sa première femme, lui donna trois fils, Hugues, son successeur, Gui et Jean, morts sans enfants; et deux filles, Bourgogne, mariée, j° à Piaimond VI, comte de Toulouse, dont elle fut ensuite st'parée ; aP. à Gautier de Montbéliard; et Ilelvis , femme de Rupin, fils de Raimond III, comte de Tripoli. D'Isabelle, sa seconde femme, veuve de Henri de ("hampagne, roi de Jérusalem , il ne laissa que deux filles , SibvUe , feuime de Livon , roi d'Arménie ; et Mélissende , ijaariéc à Boémond IV^. prince
DES HOIS LATIISS, OU FIlA^CS DE CHYPRE. I ?/.>
rl'Aiilioche. Son corps fut transporté à Nicosie , pour y cire iiibunié.