‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 139 sur 416 · WATEK BILLAH , XXVIII^ CALIFE · texte numérisé non relu

WATEK BILLAH , XXVIII^ CALIFE

227 de l'hégire (842 de J. C. ) Watek Billah, fils de Motassem, fut proclamé calife le jour môme de la mort de son père. L'attachement qu'il eut pour les Motazales , sectaires qui croyaient l'Alcoran incréé, le rendit persécuteur, comme l'a- Yaieut été ses deux prédécesseurs pour le même sujet. Il fallait

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penser comme lui sur ce point, à peine d'encourir son indignation. Alnned, clief du parti contraire, en fit l'épreuve. Le calife n'ayant pu le convaincre, lui abattit la tête d'un coup de cimeterre. Son fanatisme ne le rendit pas moins cruel envers les Chre'liens. Motassem avait fait un grand nombre de prisonniers à la prise d'Amorium. Watek en se'para quarante-deux officiers , qu'il s'efforça , par toutes sortes dévoies, d'attirer au Mahome'tisme. Après les avoir tenus renferme's pendant sept ans, à compter de l'anne'e où ils fnrent pris, dans un affreux cacliot, et les avoir inutilement sollicités par les plus belles promesses d'embrasser sa religion , Watek leur fit trancher la tète sous ses veux, à Samarah , le 6 mars 845. Etonne' de la constance avec laquelle ils avalent soufl'ert le martyre , il fit subir le même supplice le lendemain à l'apostat Boiditze , qu'il avait employé pour les se'duire, disant : Ce traître, sans doute, aussi mau^ vais musulman qxiil a été mauvais chrétien , n^est pas digne de leur survivre. Du reste, Watek fit gloire de marcher sur les traces de Mamon, et re'ussit comme lui à se faire aimer de ses sujets. Les Arabes disent qu'il excellait en poe'sie. Son incontinence et sa gourmandise lui causèrent une hydropisie , dont il mourut dans la trente- sixième aune'e de son âge, le 24 de dzouleldge' de l'an 252 de l'he'gire (11 août de l'an de J. C.

MOTHAYAKEL, XXIX» CALIFE.

252 de l'Hégire (847 de J. C.) Mothavakel , autre fils du calife Motassem, parvint au trône après la mort de AVatek , son frère. Ennemi des Chrétiens , il fit porter à ceux de ses états , ainsi qu'aux Juifs, de larges ceintures de cuir pour les distinguer des Musulmans. Non moins ennemi des Alides , il fit raser les tombeaux d'Ali et de Hossein. Les partisans de celte famille ne lui pardonnèrent pas une telle profanation. L'an 247 de l'hégire, ils suscitèrent contre lui sou fils Montasser, qui le fit assassiner le 4 de schoual(ii décembre de l'an 861 deJ. C. ). Mothavakel eut avec les Grecs de fréqueutes guerres , dont les succès furent balancés. Ce prince était fantasque et barbare jusque dans ses plaisirs.

MONTASSER , XXX" CALIFE.

247 de l'Hégire (861 de J. C.) Montasser (et non pas Mostanser, comme porle l'histoire saracénique) succéda, pour prix de son parricide , à Mothavakel, son père. Sa condition n'ea devint pas meilleure. 11 porta sur le trône des remords que rien ne put étouffer. L'image de sou crime le poursuivant partout , il

DES CALIFES. lÔl

tomba daus uue mélancolie qui le conduisit au tombeau , six mois après la mort de son père , le ?5 de rabie' I de Tau 248. (2p mai de l'an de J. C. 862 ). Il était âgé de vingt-cinq ans. Ce pnnce avait tait graver sur son sceau l'iascription suivante : Celui qui s'ej/orce de bannir la crainte s'j' livre. Cette devise marquait bien l'état de son ànie.

MOSTAIN BILL.4H, XXXP CALIFE.

248 de l'hégire (862 de J. C.) Mostaix , fils de Mohammed , et petit-fils de Motassem , fut proclamé cslite le 9 juin (6 de rabié II) onze jours après la mort de Moniasser. Ce prince dut son élévation au crédit des Turcs, qui commentaient à dominer dans l'empire. L'an 25 r, il fait mourir Bahder, le plus remuant de leurs chefs. Les Turcs , irrités de cette exécution , le déposent , tirent de prison Motaz , fils de Mothavakel , et le proclament calife. Mostain , abandonné des siens , donne son abdication le 5 de mouharram de Tan 252 ( 24 janvier de l'an 866 de J. C). Peu de teins après il fut décapité,

MOTAZ, XXXUe CALIFE.

232 de l'hégire (866 de J. C.) Motaz, après l'abdication de I^Iostain , fut reconnu pour calife d'un ccnsentement unanime. Les milices turques se mutinèrent de nouveau sous son rè;rne- L'an 255, elles massacrèrent Wasif, un de leurs chefs, qui avait été cause de la mort de Bahder. L'année suivante Motaz, informé que Buga , leur commandant, veut attenter à sa vie, le prévient en lui faisant trancher la tète. Les Turcs alors ne gardent plus de mesures; ils enfoncent le palais, mettent en pièces le visir, meurtrissent de coups le calife , et l'obligent à donner sa démission le 2 de redgeb de l'an 255 de l'hégire (16 juin 8(39 de J, C.}. Sa mort suivit de près sa déposition.

MOTHADI BILLAH, XXXIIP CALIFE.

255 de l'hégire (869 de J. C.) Mothadi , fils de Watek, fut proclamé calife le lendemain de la déposition de Motaz. Zélé pour le bon ordre , il entreprit de réformer l'état : mais il échoua contre les milices turques , qui l'assassinèrent le i8 de redgeb de l'an 256 de l'hégire ( 21 juin de J. C. 870).

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