II. OKTAI-KHAN
Ç^iÇ) de l'he'gire ( 1229 de J. C. ). Oktaï ou Ogotaï, que Genghizkhau, son père avait nomme' son successeur, ne fut proclame' que l'an 1229 de J.C, à son retour de la Chine, où il e'tait occupe' à faire la guerre depuis quatre ans. ïouli, son frère, avait gouverne, pendant 1 interrègne, en qualité' de régent. Ce prince mourut l'an laSa de J.C. et fut extrêmement regretté d'Oktaï qu'il avait toujours servi avec beaucoup de zèle , de valeur et de fidélité. L'an 65o de l'hégire (isDa de J. C), Sudai Bahadour, son général, le rend maitre de Kai-Fong-Fou, la plus forte place de Niu-tché , qu'il tenait assiégée depuis plusieurs années. Ce général , homme féroce , voulait que son maitre fit égorger tous les habitants; mais Ili-Tchaithaï, ministre du kan , s'opposa à ce conseil barbare , et obtint qu'on se bornerait à faire mourir les princes du sang. Il sauva la vie par là à un million quatre cent mille familles. L'empereur du Niu-tché s'était retiré à Juning-Fou , place très-bien fortifié, mais après s'y être défendu pendant deux ans, voyant ses affaires désespérées il se brûla dans une maison , où il avait fait mettre le feu. Ainsi finit l'empire des Niu-tché dans la Chine. Oktai, maître de la plus grande partie de l'Asie , tourna ses armes du côté de l'Europe. L'an ^ de l'hégire ( 1 255 de J. C. ), il envoya son fils Gaiouk, avec ses neveux, Batou, Mangou, Baidar dans les pays situés au-delà de la mer Caspienne. Ils pénétrèrent dans la Ilussie , de-là dans dans la Pologne, puis en Hongrie, portant la désolation par-tout, saccageant les villes, dévastant les campagnes , massacrant toutes les personnes qui tombaient entre