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« Âpkès que les sultans sclcïgioucides , dit M. de Guignes , M eurent e'te' entièrement de'truits par les Mogols , leur em- )) pire se trouva divise' en différentes petites principaute's , et j) quantité' d'e'mirs scldgioucides et turkonians , qui e'taicnt )) e'tablis dans l'Asie inineure , se rendirent souverains )) cliacLin dans leur province. Ils s'étaient d'abord retires » dans les montagnes , pendant que les Mogols etaienf; » maîtres des plaines. Toutes ces petites principaute's sont » au nombre de onze. Une était possede'e par l'émir Tha- » man , ou Atman , ancêtre des Turcs Otlimanidcs ( ou. » Othmans). Tout ce qui prc'ccde le règne de ce prince, :> dans les historiens turcs , ne contient que des fables 3) invcnte'es pour relever la gloire de cette famille. Olhmaa » et Orkan ne furent que de simples e'mirs seldgioucides , » qui profilèrent du malheur de leurs maîtres. Ils soumirenC » dans la suite plusieurs e'mirs de leurs voisins ; et sous les » princes pqsté rieurs , ces Turcs se rendirent maîtres de 1) l'Asie mineure entière... Les conquêtes , que ces princes » firent ensuite sur les Clire'tiens et sur les Musulmans , ren- » dirent cet empire un des plus puissants de l'Asie. Ils tiennent » à présent leur cour à Cousiantinople ». Telle est l'origine la plus certaine de la monarchie des Ottomans.