‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 260 sur 416 · DES GRANDS-MAITUES DE MALTE · texte numérisé non relu

DES GRANDS-MAITUES DE MALTE

ronserve dans V auberge (hôtel de sa langue); 5° le grande hospitalier pour la langue de France , dont la charge est de X'^eilier au soin de»; malades j il nommait aux places du commandeur et du prieur de l'infirmerie ; ce dernier pre'sidait les douze prêtres frères d'obe'dience charge's du spirituel, dans l'inte'rieur de l'hôpital ; 4° ^'amiral de la langue d'Italie ; il e'iait le pre'sident ne' des tribunaux de la marine, et surveillait les arsenaux des galères et desv^aisseaiix; par sa pre'e'miuence, il mettait eu possession le ge'ue'ral et les capitaines des galères , quoique ces emplois fussent à la nomination du grand-maitre; 5' le grand-eonservateur pour la langue d'Aragon. Ses fonctions étaient de signer les billets de solde, et d'inspecter l'argenterie de l'hôpital ; 6^ le tiircopolier, dans la langue anglo-bavaroise, qui commandait la cavalerie le'gère , et veillait aux gardes dans la campagne; 7° le grand-bailli prisdans la langued'Allemagne. I! avait l'inspection sur les forteresses de Tripoli, en Barbarie , etavant la révolution, sur celles du Goze; 8° le grand-chancelier, pour la langue de Castillc , c'iu alternalivement par le grand-prieur de ce nom et par celui de Portugal. Sa prérogative e'tait de surveiller les affaires de la chancellerie, et de nommer le vice-chancelier.

Outre les deux prélats , les piliers des huit langues et les baillis capitulaires, ceux de grâce, tels que le général dey galères , composaient aussi le conseil. Les langues contenaient respectivement plus ou moins de prieure's. La langue de Provence e'tait compose'e des deux grands-prieures de Saint- Gilles, de Toulouse, et du bailliage de Manosque; la hngae d'Auvergne, du seul grand-prieure' de ce nom et du bailliage de Bourganeuf; la langue de France , des grands-prieures de France, d'Aquitaine, de Champagne: des grands-bailliages de Saint-Jean de Latran, dit ds la Morée, et de la tre'sorerie îès Corbeil; la langue d'Italie, de sepls grands-pneure's de Rome, Lombardie, Venise , Pise, Barletle , Messine, Capoue; des bailliages de St^.-Euphémie , de Naples , Saint-Sébastien, La Roccella, Vcnose et Crémone; la langue d'Aragon , de la grande castcllanie (prieuré) d'Emposte ; des grands-prieurés de Catalogne, de Navarre; des bailliages de Majorque, de Négrepont et de Capse ; la langue anglo - bavaroise , du grand-prieuré de Bavière, d'un bailliage effectif des trois dignités in partibits de grand-prieur d'Angleterre , des baillis de' l'Aigle et d'Arménie (le saint siège s'était réservé la nomination de ces trois titres) ; la langue d'Allemagne, du grandprieuré de ce nom, de celui de Bohème, de celui de Pologne , institué en 1776, du grand-prieuré de Hongrie; des bailliages de Brandebourg et de Saint - Joseph; la langue de Caslille , des

!)00 CttnONOLOGIE HlSTORlÇCE

deux grands-prieures de Castille , de Portugal, des bailliages de Lczc et d'Acre.

L'e'vèqiie de Malte et le prieur de l'e'glise se prenaient (oujonrs dans le rang des chapelains conventuels , et étaient grand-croix. Ce dernier e'tait uti pre'Iat en dignité' , élu j^ar le grand maître et le conseil. Il présidait le corps des chapelains conventuels dans l'ëglise majeure de Saint - Jean. Seul, il gouvernait le spirituel de l'ordre , et par ses vicaires-gc'n raus dans tous les grands prieurés. L'e'vètjue n'avait de juridiction que sur le cierge des deux îles de Malte et du Goze.

Dans les grands- prieures sont comprises les cornmanderies, auxquelles les chevaliers parviennent suivant leur rang d'ancienneté'. Celte élection, appelée £;/??yî//;o/7 , se faisait à Malte, dans les assemblées des langues respectives. Les chapelains conventuels et les servants -d'armes avaient des commanderies qui leur étaient alFectées , et pour lesquelles ils concouraient également les uns et les autres. Le grand-maitre , à compter du jour de son élection , conférait tons les cinq ans une commanderie de grâce dans chacun des grands prieurés. Les grands -prieurs jouissaient de cette prorogative ; mais ce n'était qu'autant qu'ils avaient rempli toutes leurs obligations, surtout celle de faire par eux-mêmes ou de faire faire tous les cinq ans , la visite des dignités , comiuandcnes et bénéfices de leur district.

Le chapitre général est le tribunal suprême qui se convoque rarement. Il a seul le pouvoir de faire des changements dans les statuts , d'imposer des taxes , qu'on appelle responsions.

Nous ne pouvons rien assurer de positif sur leur jjremiei* habillement. On prétend que la croix do toile blanche à huit pointes , qu'ils portent sur leur habit devant la poitrine , est de l'iristilniion primitive. La croix d'or, pendue au cou , n'est, dit- on , que pour l'ornement. Cependant Guibert de Nogent ( Gesia Dei , L. v , p. 4o8 ) , nous apprend qu'au siège d'Antiochc , en 1098 , les croisés , pour se mieux distinguer des infidèles , commencèrent à porter au cou des croix d'argent ou d'autre métal , suivant leurs facultés -, et il n'est pas vraisemblable que les Hospitaliers ne les aient pas imités en ce poiut. Ainsi la croix d'or paraît aussi ancienne parmi eux ([ue la croix de toile. A la guerre contre les infidèles ils portent une soubrevesle rouge , en forme d.:- dalmatique , avec une croix blanche sans pointes par devant et par derrière. Nous en verrons ci-après l'origine.

Nous observerons enfin que l'ordre dont il s'agit est corn-» posé des deux sexes. Dès la fondation de l'hôpital de .S. JeaUj oa s'apcrrut qu'il fallait pourvcir aux besoins des femme»

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