‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 263 sur 416 · II. RAIMOND DU PUY · texte numérisé non relu

II. RAIMOND DU PUY

1 121 au plus tard. Raimond du Puy ou del Puch (del Podio)^ gentiliiomaie de la maison de Puv - Monthrun en Dauplîine', suivant M. de Valbonnais , ou languedocien, sslon D. Vaisselle, remplaça Ge'rard dans la pre'feclure de l'Hôpital , l'an 1121 au plus tard, comme le prouvent les lettres qu'il e'crivit cette anne'e à tous les fidèles pour demander les secours de leur charile'j lettres que le pape CalHste II accompagna d'une bulle adresse'e à tout le cierge' de l'Europe (Anton. Paoii, Append. n°*9, 10). Ce fut lui qui recueillit les di/Férents statuts de l'ordre et en lit un corps de le'gislalion , qui fut confirme', dit-on, dans un chapitre ge'ne'ral; ce qui est fort douteux. Dans ces statuts on na voie que deux classes des frères, celle des clercs et celle des laïques. La dislinclion des chevaliers d'armes et des servants ne fut e'tablie que dans la suite et après le pontificat d'Anaslase IV, quoi qu'en disent M. de Vertot elle P. Antonio. On ne trouve ea clfct dans la bulle de ce pape aux Hospitaliers de Saint-Jean , ni ea termes exprès , ni e'quivalerament, ces paroles que lui prête l'historien de iMalle : P^oiis pourrez aussi recevoir des laïques ^ de condition libre, pour le service des pauvres ; et quand même elles s'y rencontreraient , ce serait une preuve bien faible, pour la dislinclion des chevaliers du premier et du deuxième ordre. Mais cette même bulle, datée du XII''' des calendes de novembre 1164, occasionna une grande querelle entre les Hospitaliers et le cierge' , en ce qu'elle les lirait de la juridiction du patriarche, et exemptait de dimes leurs terres. Raimond sisrnala sa valeur et son habileté' dans l'art militaire , à la tète de ses chevaliers , dans un très-grand nombre de rencontres. A peine e'tait-il en possession du magistère , qu'il marcha avec ^a troupe au secours de la principauté' d'Antioche, que Doldequin , dit Il-Ghazi, roi de Maredin, dévastait imj^une'ment après la victoire qu'il avait remporle'e, l'an 1 1 rc), sur Roger, prince-re'gent du pays, qui pe'rit dans l'action. Raimond mit en de'route les infidèles, et amena le roi Baudouin triomphant à Antioche. Mais ce brillant succès fut suivi de revers qui le firent oublier. Joscelin , comte d'Edesse , fut fait prisonnier , l'an ii25, dans une embuscade que lui tendit Balali, aga des Ortokidesj et le roi Baudouin eut: le même sort au commencement de l'anne'e suivante en voulant sauver la Phe'nicie du Liban, que la prise de Joscelin exposait à la merci des infidèles. Eustaclie Garnier, re'gent du royaume de Jérusalem , voyant qu'ils avaient formé le siège de Jaffa , engagea Raimond à voler, avec sa troupe, au secours de la place. Raimond disposa si bien ses gens et les anima telleiaent

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par son exemple, que, quoique très-infe'rieurs en nombre , ils forcèrent les assiégeants , de'jà battus sur mer par les Vénitiens, à lever le siège. Les croise's faisaient alors celui de Tyr. Eainiond, c'tant al!e les joindre, eut part à l'heureuse issue de cette espe'diqui ajouta Tyr aux conquêtes des croisés. On ne peut qu'indiquer à la hâte les autres exploits de Raimond. îi arrèt.i les courses de Borsequiu qui, des bords du golfe Persi(jue , e'tait venu ravager la Ce'lc'-Syrie et le pays d'Antioche- il fit prisonnier un corps de Turcs qui allait renforcer la garnison de Damas; il emporta le fort de Bersabce, qu'on nomma depuis Gibelet; jI contraignit le sidlan Kilidgc-Arslan à quitter la Phe'nicie, où il était venu faire le dcgâtj il contribua enfin à la prise d'Ascaion <iui fut cmpoklèe , l'an 1 155 , malgré la longue et brave défense <îu commandant de la place. L'année de la mort de Raimond n'est pas certaii'.e. 11 vivait encore en 1 158 et ne passa pas, suivant D. Yaissète, l'an iit^o.

L'an Ti5o , le pape Innocent TI ordonna que la bannière de l'ordre serait une croix blanche sur un champ de gueules , qui sont encore aujourd'hui ses armes.

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