XVII. GUILLAUME DE SONNAC
1247* Guillaume de So^yAc , ou de Sénai , d'une famille distinguée en Languedoc, fut e'iu en 1247, P*"'' remplir la dignité' de grand-maître. On s'occupait alors sérieusement en France des affaires de la Terre-Sainte. L'an 1248, S. Louis arrive en Chypre le 28 septembre , suivi de plusieurs templiers français. Sminac va joindre ce prince devant Damielte , et se distingue au sic'ge de cette place qui tomba au pouvoir des croise's. Le monarque français témoin de sa valeur , de sa prudence et de soa habileté , lui confie, l'an i25o, l'avant-garde de son arme'e, avec ordre au comte d'Artois de le suivre. Le comte , pour avoir de'sobe'i et me'prisé les avis de Sounac , est cause de la de'route des Francs à INIansourah, où lui-même pe'rit le 5 avril j Sonnac y perdit un œil. Trois jours après il fut tue' dans une nouvelle action , qui entraîna la ruine de l'arme'e et la captivité' du saint roi. Mathieu Paris qualifie Sonnac , sans le nommer, d'homme prudent , circonspect et très-verse' dans l'art militaire.
XVIIL RENAUD DE VICIIIERS.
i25o. IlE^'AITn DE YicHîERS , grand mare'chal de l'ordre, et auparavant pre'ccpteur de France, champenois de naissance, fut élu, après le retour des chevaliers en Palestine, pour succc'dcr au grand-maître Sonnac. Ce fut lui qui, par ses remontrances, engagea S. Louis à prolonger son séjour en Syrie. Peu de tems après son élection il apprit la nouvelle de la mort de l'empereur Fre'de'ric II, et du testament par lequel il ordonnait la restitution des biens qu'il avait enlcvc's aux Templiers. De \ichicrs mourut en 1256 , suivant Bernard le trésorier (Martenne , Amp. Coll. p T. V, col. 75G ).