CLODION
427. Clodion était, non pas fils deThéodemer, comme porte l'épilomedc Grégoire de Tours, mais de la même famille que ce prince auquel il succéda l'an 427 ou environ. La chronique de Tiro Prospérât l'auteur des Gestes des F«,ois Français, mettent entre
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CCS deux rois, Pharamond inconnu à Grégoire de Tours dont le silence à cet e'gard semble devoir pre'valoir sur leur te'moij^nage. L'an 452, les Francs , ayant passé le Rhin , furent défaits par Aëce , qni , après les avoir vaincus, leur accorda la paix. Elle fut rompue l'an 408 , et Clodion enleva Bavai aux Romains , avec plusieurs autres places voisines. L'an 44^ , il se rend maître de Tournai, de Cambrai, pousse ses conquêtes jusqu'à la Somme, et entre dans Amiens, où il e'tablit, selon quelques savants, le sie'ge de sou empire. L'an 44^' il vint fondre sur les terres des Afrebates; mais ses conquêtes furent arrête'cs par Majorien et le général Aèce , qui lui enlevèrent son camp. Clodion mourut l'an 44^' api'ès un règne de 20 ans. Grégoire de Tours l'appelle tres-nohle et très- vaillant. Si Clodion est ce roi des Francs dont parle le rhéteur Prisque , et dont il met la mort en 4^0 ? il laissa deux fils, qui se disputèrent la couronne. Le cadet, que quelques-uns croient être Mérovéc , vint en ambassade l'an 4^2 ( et non hflo ) à Rome , où Piisque le vit le^a" lionem obeunicm. Il y fut bien accueilli de l'empereur Vâlentinien III , et eut la faveur du général Aëce, qui le jugea propre à servir utilement l'empire. L'abbé du Bos , suivi par D. Bouquet, se tronqje en disant que les Francs , dont parle Prisque , étaient ceux qui habitaient les bords du Necre , et qui suivaient Attila.
« Clodion fds ( prétendu ) de Pharamond , disent Adon et » Sigebert, porta les cheveux longs sur le trône , et c'est par lui » que les Francs ont commencé d'avoir des rois à longue che- » velure : Clodins jilius Pharaniundi rex crtnitiis régnai super » Francos. Ex hoc Franci crinîtos reges luihere cœperimt. » Cet usage, à ce (p.i'il parait, dura fout le tems de la i''* race de nos rois. Les Francs l'avaient ap])orté de Germanie, et le regardaient comme une marque d'uidépendancc , la couiume en tout pays étant de couper les cheveux aux esclaves.
MEROVEE , CHEF DE LA PREMIÈRE racE.
448. Mérovée , fils , ou du moins proche parent de Clodion , lui succéda l'an 448. On croit que c'est ce roi des Francs qui se trouva en 45 1 à la fameuse bataille qu'Aëce gagna contre Attila le 20 septembre , dans la plaine de Méri-sur-Seine , à six lieues au-dessous de Troycs , appelée par les anciens la plaine de Châlons , campi Catn^aunici , et par d'autres campus AfaurîaciiS , où il y eut , dit-on , de part et d'autre 5oo mille hommes de tués. Mérovée s'étendit beaucoup , et affer- Wiit son empire dans les Gaules. C'est ai'.s?i de lui que la
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promicrc race des rois de France est appelée Mérovingienne. 11 mourut , saivaat Sigeberl , l'an 458 , ayant re'gne' dis ans.