P.CI DE METZ
L'an 570 , Sigebert arme contre Cliilpéric à la sollicitation de Brunehaut , sa fL-iur;.ie , pour venger la iiiori de Go!aijuiiiie , soeur de celle princesse.
L'an Sy/j, S. Germain, évêque de Paris, exhorte, mais en vain, Tkunchaut à dissuader Sigebert de faire la guerre h Chilpéric. Sigebert fait venir à son secours des troupes d'au delb dn Rhin*, et fait ensuite un traité aijec
CHILPERIC,
EOI DE SOISSONS.
L'an 573 , Théodebert^ deuxième fils de Ch)l péric , envoyé par son père contre Sigebert, ;,.■ rend niaîir»; de plusicaits villes de Neustrie, et met sous coiuiibuiion la Tonrai ne, le Poitou , Je Limosin , leQuerci, ravage i'Aquitaine, et pille leurs monastères ( Bouquet
t. m, pp. 71-212 ).
L'an 574 , conférence, ménagée par des personnes sages, entre les trois monarques, Contran, Chilpéric et Sigebert , dans i'i'glise de S. Loi:p de Trnyes. Ils .s'entre frappent dans la main en signe de réconciliation. Mai^
L\Tn SyS, Gonlran
SIGEBERT î.
Chilpc'nc et Contran, qui avilit \oulu (i'iibord s'opposer à ces troupes.
L'an SyS , la guerre
après avoir fait un traité ; civile reconiniencc entre de paix avec Sigebert, le Sigebert et Chiip<'ric; les
rompt pour envoyer secours à Chilpéric,
du
CONTRAN. SIGEBERT î. CHÏLPERIC.
peu de tems après Chilpéric et Sigebert forment le dessein de tuer Goutraa ( Chron. V irJiin ).
L'an SyS , Chilpéric , de nouveau brouillé avec Sigebert , envoie son fils Tliéodcbcrt ravager les états de ce prince, situés au dclii de la Loire, tandis que lui-nièine va faire le (légat dans la Champagne.' Théodebert engage témérairement une bataille oii il périt avec une partie de son armée. Son corps est levé par le duc Arnoul, qui le porte à Angoulème où il est inhumé. Chilpéric cependant, poursuivi par Sigebert , est réduit à s'aller enfermer dans Tournai. 11 est aussitôt assiégé, et n'ose en sok'lir que lorsqu'il apprend que des nieuririers , aposiés par sa femme, l'ouldélivré de Sigebert.
Chilpéric , après l'assassinat deSigebert, vient à Vitri , le cœur rempli d'une joie mêlée de fureur.
Il fait éclater la première de ces deux passions ati milieu des larmes que les Austrasiens versaient sur le bon maître qu'ils venaient de perdre. Il immole à la seconde Régila , l'un des favoris de Sigebert. Nous épargnons au lecteur le récit dn supplice affreux qu'il lui lit subir.
De Vitri, s'étant rendu à Paris , il envole la reine BrunehauL prisonnière à [\ouen, et relègue les deux filles de cette princesse à McanK : mais le fils de Sigebert lui échappe par l'adresse d'ua fidèle serviteur qui l'enleva furiivenieut dans une corbeille.
églises sont plus affligées, dit Grégoire de Tour», que sous la persécution de Dioclétien. Sigebert envoie les ducs Godégisèle et Contran an delà de !a Loire contre ïliéodebert, fils de Chilpéric. Il vient lui-même faire le dégùt jusqu'aux portes de Paris, en chasse Chilpéric et le poursuit jusqu'à Tournai.
Tandis qu'il assiège cette place , il est reconnu roi par tous lesNcusirieus, qui abandonnent Chilpéric.
Mais étant allé à Vitri sur la Scarpc , entre Arras et Douai, pour y recevoir les hommages des Neustriens , il est assassiné , comme on l'élevait sur le pavois, par deux domestiques de Frédégotide , laissant un fils , qui suit , avec deux filles, Jngonde, mariée , l'an 58o , au prince Hermenégilde, fils de Leuvigilde, roi des Vi sigoths , et Clo'Joswinde.
Sigebert était dans la quatorzième année de son règne, et la quarantième de son âge. Son corps inhiuné d'abord au village de Lambres , voisin de Douai , fut depuis transporté à S. Médard de Soissons, oîi l'on voit encore aujourd'hui sa statue sur son tombeau.
DES ROIS DE FRA^iCE.
CHILDEBERT, ROI Dïl METZ , ou D'AUSTRASIE.
575. Childkbeïit , lie l'an 670 de Sigebcrt et de Brunchaiit, était à Paris avec sa mère et ses sœurs , lorsqu'on y apprit la inort de son père. On y vit bientôt arriver Cliilpèric, que le desir d'arrêter toute la famille de Sigebcrt y attirait. Il en voulait surtout à l'he'ritier de ce prince. Mais le duc Ansoald , ou Gondoald, eut l'adresse d'enlever furtivement Childebert et de Je transporter à Metz. Il y fut solennellement proclame roi du consentement, ditGre'goire de Tours , des nations sur lesquelles Sigebcrt avait re'gne'. On établit un conseil composé des pnncipaux seigneurs d'Austrasie , pour gouverner pendant la minorité' de ce prince.
CONTRAN, KOI n'oRr.ÉANs