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ET DE BOURGOGNE

CHILDEBERT

KOI DE METZ

OU d'austrasie.

L'an 576, Soissons fut pris par les seigncuis de Oiaiiipagne, cl repris par Cliilpcric après uuc Lataille yu'il gagna sur eux.

ROI DE SOISSONS

L'an 576 , Mérove'e , envoyé par Cliilpcric, sou pcre , en Poitou pour Goaquérir cette province sur CliiltîeLert , arrive h Tours , d'où , après avoir congcdié ses troupes, il tourne \crs le Mans pour voir Audovère , sa mère , eotilince dans un couvent de cette ville, cl de Ik se rend h Rouen , où il épouse la reine Brunchau t, sa tante. Clii'péric àccue nouvelle vole à Rouen , d'otiil ramène son lilsaveo lui, laissant dans cette ville Brunèhaut sous bonne garde ; mais quelque tenis après, il la renvoie aux Austrasiens qui la redemandaient avec menaces.

Bruneîiaut envoie une armée pour enlever Frédégonde , avec sa l'aniille , a Soissons. On impute k Mérovée cet acte d'iioailité qui (ut sans succès, le duc Godiu , chargé de cette expédition, y ayant été tué.

L'an 577 , Cliil|u'iic fait ordonner prcire Mérovée , €t le contîne h l'abijaye de S. Calais, d'où il se sauve à Tours, et delà au pays des Morius. Oa le poursuit. Rcnlcrmé dans une métairie, par la trahison des habitants de Terouanne , il se l'ait donuer la mon pi\r Giiilènc, son ami.

L'an 57(1, les Lombards, conduits par trois de leurs ducs, font irruption dans les Gaules , et déàolent la province d'Av- Ics. Le général Moiiunole \ieut h leur reucouire , les taille en pièces dans deux batailles, et oblige ceux qui étaient échappés îi s'en retourner.

L'an 577 , Gontran ayant perdu ses deux fils , Clotaire et Clodomir , et n'ayant plus tpte deux filles, Ciodebcrge et Clotilde, adopte son neveu Ciiildebert et le fait asseoir sur son tronc , en lui disant : Que nos inléieli soient conimun-s , que le tncme bouclier nous couvre , (jue la mcnie lance nous ilefinde il l'ai'enir. Gontran envoie son général Mommoîc pour soutenir ce jonne prince. Clovis, fils de Chilpéric , et le général Didier, sont battus par Monimolc près de Limoges.

CHILPERIC,

CHRONOLOGIE IliSIOaîQLE

CONTRAN.

CHILDEBERT

L'an 58o, Contran perd ! L'an 58o , Childabert sa femme Aus rpaGiLDi: ; donne sasoeurlngonde en

mariage à Herméne'gilde, fils du roi Liiovigilde ou Leuviailde.

au mois de septembre. En mourant , elle pria son époux de faire enterrer avec clic ses deux médecins , dont elle elait persuadée que le traitement, avait cause sa mort. Contran eut la faiblesse de ie promettre , et la cruauté de tenir parole. M. Faulct, dans son Histoire de la Petite-Vérole , prétend que ce fut cette maladie qui emporta la reine Ausirigilde , et attribue a la menis caa e lu mort de Uagobert et do Chlodobert , deux fils de Chilpéric el de Frédégonde. Ce qu'il y a di; certain, c'est qu'alors cette jnaladie, originaire de l'Arabie on de l'Egypte, était déjà connue en Europe. Marins d'Avenche , écrivain du VI^ siècle, en est un garant hors de soupçon. Dans sa Chronique, ;\ l'an Syo , il dit positivement qu'en cette année unemaladie violente, qui cont.istait dans un cours de ventre et la petite-vérole, ravagea la France et l'Italie. Hoc anno nioihiis va/ùlus ciim profluvio vendis et vaiiola Italiam Gallianwe afjlixit. Remarquez que cet auteur est le premier qui ail employé le mot varioia.

L'an 58 1 , le général | L'an 58 1 , monde Go- Monimole quitte le parti j gon , maire du palais de Contran , et se retire a \ d'Austrasie (^Grcgor. 7'u- Avignon. Contran est at- ' .'Ort. ). C'est faussement laqué tout- h- coup par | que l'abréviaieur de Cré- Ciiildebert, son fils adop- I goire de Tours el Aimoin lif, et par Chilpéric. j disentqu'il fut mishmort (iucrre sanglante entre ces sous le règne de Sigcbert princes. par les intrigues dé Rrune-

I haut, qu'il avait, comme on Ta dit, amenée d'Espagne h son époux. La iiiènic année Cliildebert, ligué avec Chilpéric contre Contran , lui demande la moitié de Marseille. Le duc Gondolfe, lieutenant de Childebert, se rend maître du cette ville par artifice.

L an 582 , Contran Boson en Austrasie , le patrice Mommole en Bourgogne, et le duc Didier en Neustrie , conspirent pour se donner un nouveau maître. îls jettent les yeux sur Condovalde , ou Gondebnud , qui se disait fils de Clotaire, mais que ce prince n'avait pas voulu reconnaître. 11 parait néanmoins qu'il était son fils naturel. Condovalde s'était retiré à Consiantinople. Gouirau ^^osoa va le chercha- et

CHILPERIC.

L'an 5Sci , le royauins de Soissons est affligé d'ime maladie éj)idémique. Chilpéric en est attaqué et en relève; mais incontinent Dagobert et Chlodobert, deux fils qu'il avait de Frédégondc , tombent dangereusement; malades. Chilpéric , pour r.ppaiser le ciel , jette au feu , par le cou'^eil de Frédégonde, les livres des impôts qu'il levait tyraniiiquementsurleshommes libres comme sur les serfs.

Ce sacrifice ne sauve ))as les enfants; ils meurent.

Furieuse de leur perte , Frédégonde s'en prend Ji Clovis , son beau - fils , qu'elle fait périr avec Audovère, sa mère ÇGiéqor.

Juron, ). Basine , fille d'Audovère , est confinée à Sainte Croijf de Poitiers.

L'an 53 1 , Chilpéric enlève plusieurs villes à Contran , contre lequel il s'était ligué avec Childebert.

L'an 582 , Chiip'rie ïornii le dessein de faire une irruption dans le royaume de Contran , ce en est détourné par le conseil dt; gens sages. Il lai natt un fi's ; et à l'occasion de cette nabsance,

DES ROIS DE FfiANCE.

GONTRâN.

CHILDEBERT

l'amène ix Marseille. Monimole et Didier , h son arrivée , se déclarent pour lui , mais le dernier moins ouvertement. De Marseille il se rend h Avignon , et (Je \l\ se retire dans une île adjacente h la Provence , où il reste jusqu'à la mort de Cliilperic.

L'an 583 , les ducs 13erulfc, Didier et Bladaste, gt'iK'riuix de Clùlpéric , aititquent le Berruiers , sujets de Contran. Ceuxci battent Didier ;< Château - Meillan ; Gontian taille Cl) pièces l'armée de CLilpéric près de J\Je!un:

ils l'ont ensuite la paix.

L'an 584 ' Contran accorde Hussi la paix à son neveu Childcbert, ei pour la rendre durable , i! lui cède la moitié de la ville de Marseille ; mais la discorde renait bientôt entre cnx à l'occasion de la mort du roi Cliilperic , arrivée cette année. Cliilperic ne laissant qu'un fils mineur, 1,1 régence du royaume de

L'an 583 , Chiidebcri députe Gilles, évtqnc de Reims , vers son oncle Chiipéric, pour renouveler l'alliance avec lui.

Gondulfe fait lever le siège d'Avignon à Contran Boson , qui , pour f;iire sa paix avec le roi Contran, après avoir tenu le j);irti de Condovalde , avait promis d-.- lui livrer le général Mommole , retiré dans cette place.

L'an 584, Childcbert, sur la nouvelle de la mort de Cliilperic, .se bâte de venir à Paris , et y arrive peu de jours après Contran ; mais les Parisiens refusent de le recevoir. Il etivoie des ambassadeurs à Contran dont ils sont mal accueillis ; il en envoie d'autres, et lui <lemande frédégonde pour Soissons fut donnée 'd la faire punir. La même Contran, qui vintpromp- année, il mène en Italie

ClULPERIC.

il fait ouvrir les prisons , et donne la liberté aux prisonniers. Cefils nommé Tliierri an b.iplême qu'il reçut le jour de Pâques 583 , mourut l'année suivante.

L'an 58-'5 , Cliilperic , après avoir fait un traité avec Cliildeberl, se rend h Melun à la tète de son aruiée-, il est défait par Contran, et demande la paix , qu'il obtient.

tenient à Paris avec une armée. Il corrigea tout le mal que Chiipéric avait | f lit , et ordonna a Frédé- i gonde de se reliicr h Ruei!. Etant de retour h

une armée contre les Lombards, à la sollicitation de l'empereur Maurice , qui lui avait envoyé cinquante mille sous d'or pour cette expédition.

(^hàlons - sur - Saône , il , Les Lombards, à son ar fait une recherche exacte i rivée, se renferment dans des auteurs de !a mort de I leurs villes. Après avoir Chiipéric. I fait le dégât dans la cam-

I pagne, il se laisse gagner par les magnifiques présents qu'Auiharis , roi des Lombards, lui envoie sous promesse de les continuer par forme de tribut, fait la paix avec lui, et se relire enrichi de l'or des Lombards et des Grecs

L'an 58/(,Frédégond", attribuant à des maléfices la mort de son fils , fait brûler plusieurs femmes qu'elle accusait de magie, et en fait attacher d'autres sur la roue après leur avoir fait casser les os.

La même année , le premier septembre, Chiipéric envoie sa lilie Rigoathe en Espagne, pour épouser le roi Récarèdc.

Etantvenu quelqucsjours après à Chelles , il y est assassiné au retour de la chasse , en dcscendiint de cheval. Son corps fut enterré dans l'église de S.

Vincent à Paris ; ses trésors furent déposés entre les mains du roi Childcbert , et la régence de son royaume donnée au roi Contran. Chilp('ric est appelé, par Créyoiie de Tours , le i^'e; an et !'/ieiO('e de la Er.ince. Ce prince , au rappoi t de cet

historien et d'Aimoin , voulut introduire quatre nouvelles lettres dans l'alphabet. Les savants sont pariagés suj; les fijjurcs et les sons tic ces Iturts.

OCjO

CLOT AIRE If,

L'an 585 , le roi Contran , invilé de venir à p.iris pour tenir Clotaire stir les fouis de baptême , s'vreiid: on lui Icvc leE sr>iipc.ons qu'il avait sur Ix naissance de ce jcuuc prince ( Clotaire ne lut pas pour lors baptisé, ce ne fui que l'an 5ç)l ).

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