THIERRI IL THÉODEBERT II. F CLOTAÏRE II
loin ses avantages , et con- SL-mit h la paix que Llotaire lui deraantla.
L'an 6o5 , Proiude , établi maire du palais par Thierri suivant les intentions de Brunehaut dont il était l'amant , marche avec ce prince contre
L'an 6o5 , Theodeberl redemande à son frère l'Albace, le Suntgau et le Tnrgaw, qui avaient fait partie au'.refois du royaume d'Austrasie , et que
Théodebert , son frère , i Cliildcbert en avait dt'ia qui lui disputait l''Msace. chés pour les joindre au Les grands de Bourgogne, | royaume de Bourgogne, arrivés en Australie, sou- ; Ils se mettent en campalèvent l'armée contre ce gne, chacun de leur côté, ministrequ'ilshaïssaient. et sont près d'en venir Pes soldats furieux le aux mains; mais la mort poursuivent et lepoignar- de Protade , maire de dent dans la tente du roi. < Thierri , et le principal Ce meurtre ne resta pas ' instigateur de la guerre, impuni. Mais il procura ■ et la punition de ses meurune réconciliation on du ' triers , suspendent pour moins une suspension quelque tems les hoslid'armes entre les deux ! lités.
frères. Frotade fut rem- '
plicé par Claude, gaulois de nation. Thîerti , la douzième année de son règne, suivant Aimoin, par conséquent l'an 607 (et non pas 6'»8, comme on l'a dit ri devant d'après M. Baillet), fait lapider S. Didier, évOqne de Vienne , à l'insiigation de Brnnehaut qui se croyait notée dans les remontrances qu'il faisait îi ce prince sur les désordres de sa vie
L'an 608 Thierri renvoie à Vitteric, ou Betteric, roi d'Espagne > sa fille Ennenberge, qu'il avait deraan(l<-c en ma-
L'an 608. Théodebert recoi t les ambassadeurs de Cloiaire et de Vitteric , roi d'Espagne , et envoie son ambas-adeur particu-
riage, et qui lui avait été lier avec eux vers Agon ,
envoyée l'année précédente. Vi'.teric, piqué de cet affiont, en vent avoir raison, et tâche d'attirer h son pani les rois Clotaiie et Théodebert, avec Agon , nu Agilulphe, roi des Lombards, pour faire la guerre à Thierri
L'an G09 , Thierri , excité pi»r la reine Brnnehaut , chasse de son monastère de Luxeu , S. Colomban , pour le punir des remontrances
on Agilnlpbe , roi des Lombards, pour conclure ensendjie une quadruple alliance contre Thierri.
Mais ce grand projet n'eut aucune suite.
L'an , 608 , Cloiaîre reçoit une ambassade de Vitteric, roi d'Espagne, à laquelle il joint son ambassadeur, pour aller trouver Théodebert, et le solliciter à se joindre à eux contre Thierri.
THIEPvRI II. I THEODEBEBT U.
Ïu'il ne cessait de lui lire sur le clt'rt'gîemenl de sa conduite. La liberté' avec laquelle ce saint parlait au roi et à son aïeule, trouverait peu d'approbateurs aujourd'hui , et moins encore d'imitateurs.
L'an 6io , Théodebcrt , qui ne cessait de réclamer l'Alsace, se jette dans cette province , et, les armes à la main, demande a Thierri d'en passer par la ckcision des seigneurs. Thiv-rri, par le conseil de Brunchaut, y consent. On marque le cliiteau de Sa loissa , aujourd'hui Seltz, entre Sirashourg et Saverne , pour le lieu de la conférence, et les deux princes jurent de n'y amener chacun tout au plus que jo mille hommes. Le roi de Bourgogne s'y rend au jour indique avec une suite peu nombreuse. Mais h j)eineest-ou entre' en pourpiiricr, cju'il se voit envi- J'Onné d'une armre inuonibinbic d'austrasiens L'Alsace ne fut plus alors un sujet de dispute. Thicrri pour se tirer du mauvais pas oii il s'est engagé, la cède k son frère sans aucune difficulté.
Tlîierri, derciour chez i Théodebert , irrité des lui, la rage dans le coeur, j hauteurs de Bilichildf, , apprend pour surcroît de ' sa femme, qui avait oublié désagréments que les Aile- l'esclavage d'où il l'avait riands voisins du Rhin tirée, la poii;nar le pour ■viennent de taire irnip- épouser THÉonncHiLDE, tion dans la Bourgogne dont ou igtiorc la naistransjurane. Il envoie sance.
contre eux les comtes Herpin et Abbelin , qui 1 sont fléfaits. i
L'an 612, Thicrri, qui depuis l'abandon forcé qu il avait fait de l'ANacc à son fière s'occupait des moyensdela recouvrer , déclare 'e nomeau la guerri' h Théodebeii. Lts deux arni<-cs s'éiani rencontrées dans la p'ame de Ton! , on en viml b une bataille, oii Thieiri vainqueur , après un grand carnage dc> Austrasieiis , mit en fuite son frère qu'il pou'suivii
i'usqu'à Colo:4iie. Relire au-deih du IJhiu , Théoiie- )ert ne tarda j)as h lever une autre année coinpo ée de saxons et de thuringiens, avec hupielle d viti camper à Tolbiac. Thierri , qui l'y attendait de piei! ferme, gagne «ncore la bataille qu'il lui préseni< . Mais la victoire y fut long-teins disputée, et la Juèiée dura plusieurs heures sans qu'on reculât de pan ni d'autre. Frédegaire raconte qu'a[)rès la di faite, on voyait des bataillons entiers de corps morts gardiuit encore leurs raug^, et si serrés les nas contre les