CLOTAIRE H
L'an 6 1 0, S. Colomban, chassé de son monastère par Thierri , qu'il reprenait de ses inipudieités , va trouver Cloiaire dont il est bien reçu. 11 lui prélit que dans l'espace de rois ans , Thierri et Théodebert périront avec leur race, et qu'il régnera •>ur toute la irancc.
L'an 612, CI 0 ta ire , voyant Thierri victorieux lie Théodebert , s* remet en possession du duché de Denielcn , conformément an traité que Thierri avait fait avec lui i'aunéi prec(-deiite, pour "engager de ne point se ".lèler de la guerre qu'it voulaiifaireàson frère.
THTERRT II. | THEODEBERT. CLOT Al RE IL
antres , que plnsicnrs l'iaieat debout comme s'ils avaieiU éié encore vivants. Le vainqueur s'étunt mis nux trousses îles inyartls, jonchit de leurs cadavres la roule depuis Todjiac jusqu'à CoiOi^ne , ou il s'arrêta pour piller les trésors de son frère. De-là il envoya sou cîiatiibLlIan Birtaire après ce prince qui s'ciait encore sauvé au-dela du Rhin. Il fn «aieiniei auienc h Thii'rri , qui, aprê5 S'avoir d('-pouiIle des orneiiieius royaux, le fit conduire h Cliàlons-sur-Saône , oii la reirie Krnm.liaui lui fit d'abord couper les cheveux en sii^iie de dcj^radation , et peu de leuis après le fit luourir h l'âge de Q7 ans. 11 avait eu de ses deux feruuK'S quatre fils, dont l'idné, noiume' Sigebert , est rtganle' par quelques- uns comme la tige de l'ancienne maison de Habsbourg. On ignore la destinée des deux suivants , Contran et Loihaire. BIcrovée, le 4^, eut la tête brisée contre une pierre par ordre de Thierii , suivant Frédegaire ^C'/i/\ , c 28. j.
THIERRI , ÎIOI DK BOUr.GOGNE ET d'aUSTRASIE.
L'an 6i2, Thierri ayant en son pouvoir la personne de Tliëodebert , son frère , se rend maître sans difficulté' du royaume d'Austrasie , qu'il re'iuiit à celui de Bourgogne. Parmi les enfants de The'odebert, qui lui ftirent ainene's , se trouvait une fille dont il devint , dit-on amoureux et qu'il voulut e'pouser. Brunebaut tâche de l'en détourner , en lui disant qu'il Dc peut e'pouser sa nièce. Afcchante femme , s'e'cria ce prince , détestée de Dieu et des hommes , ne m^ avais - tu pas dit que le père de celte fdle liélnit pas mon frère ? Tu m as donc fait commettre un fratricide ; et tirant son e'pe'e il veut l'en percer 5 mais on la dérobe à sa fureur. C'est ce que raconte , d'après l'auteur du Gesta Reg. Fr. , Aimoin ,
CLOT.UPiE II, ROI DE