PIERRE-GÉRARD
Pierre-Gérard, frère puîné d'Arnaud-Bernard, jouissait, en 1226, suivant Oihenart, des comtés d'Armagnac et de Fezenzac , et les garda jusqu'à sa mort, dont l'époque est incertaine. Les noms de sa femme et de ses enfants , s'il en eut , sont restés dans l'obscurité.
BERNARD V
Bernard V, fils de Géraud IV, se mit en possession des deux comtés que ses oncles lui avaient ravis, après la mort du dernier. Il entra, l'an 1241, dans la ligue du comte de la Marche et du comte de Toulouse contre le roi saint Louis , et eut, comme eux, sujet de s'en repentir. (^Hist. de Long. , tome lil, page ^.60.) Il mourut, l'an 1245, sans laisser de postérité d'AGNESiE , sa femme. ( lùid. p. 452. )
MASCAROSE L
1245. Mascarose I , sœur de Bernard V, et femme d'Ar-" raud-Olton, vicomte de Lomagne, se porta pour héritière de son frère dans les comtés d'Armagnac et de Fezenzac , dont elle rendit hommage avec son époux ; mais Géraud , fds et successeur de Roger d'Armagnac , vicomte de Fézenzaguet et petit-fils de Bernard IV, lui disputa cet héritage : il était alors mineur, et Pincelle , sa mère, soutint ses prétentions ; ce qui occasionna une guerre longue et fâcheuse , dont Mascarose ne vit pas la fin. Elle mourut vers l'an 1249» laissant de son époux, qui mourut en 1266, une fille nommée comme elle.
MASCAROSE II.
1249. Mascarose II, que le père Anselme n'a pas connue,' succéda à sa mère dans les comtés d'Armagnac et de Fezenzac. Elle était mariée pour lors à Eskivat de Chabannais, depuij
DES COMTES B'ARMAGNAC' Boj
vicomte de Bigorre , et c'était le comte de Leycester , Simon de Montfort, qui lui avait procuré cette alliance : elle fit hommage de ses comtés à Henri IIl , roi d'Angleterre, et continua la guerre, avec son époux, contre Géraud , son cousin. Des amis communs réussirent enfin à les accommoder en i255, Mascarose mourut cette année, ou dans le commencement de la suivante, sans laisser d'enfants. Eskivat, son époux, prit en secondes noces, le i3 octobre 1206, Aginès de Foix, et mourut en 1280. Cet article et le précédent sont en grande parlie tirés d'un mémorial du tems, que M. de Brequigni a eu la bonté de nous communiquer.