DES VICOMTES DE FEZENZAGUET
obtint, le mardi avant la Saint-Jean-Baptisie (22 juin) i3ii, un arrêt, par lequel il fut ordonné que l'échange sortirait son plein et entier effet. (Hist. de Lang. tome IV, p. i5g. ) Ayant survécu à Valpurge, sa seconde femme, Gaston épousa en troisièmes noces , par contrat passé après la Saint-Louis i3i6, Ikdie, fille et berilière de Guillaume de Caumont, dont il eut Mathe , femme de Raymond-Pioger de Comminges, vicomte de Conserans. L'an i3iy , Gaston et son frère le comte d'Armagnac , comparurent, au mois de mars, devant le sénéchal de Toulouse et d'Albi , pour répondre sur les informations faites contre eux, touchant plusieurs excès dont ils étaient accusés. Us se défendirent de manière que le sénéchal renvoya l'aflaire devant le roi. ( Trésor généal. tome I , page 2 17.) Gaston fut mandé par le roi Philippe le Long , pour se rendre en armes et chevaux dans la ville d'Arras , le dimanche avant l'Assomption (12 août) de l'an i3ic). Il obéit sans doute; mais il mourut l'année suivante , après le mois d'avril. Il nous reste de ce vicomte un statut que son équité lui dicta. Ses ofîlciers exigeaient indifféremment de tous les habitants du Fézenzaguet , les lods pour les fonds qu'ils vendaient. Gaston régla, l'an 1294 , que les fonds possédés en franchise et libres de cens par les nobles, ne seraient point sujets au lod en cas de vente; mais qu'après l'aliénation de ces fonds , les acquéreurs , en ca;? de revente , seraient tenus d'acquitter ce droit dans l'an et jour. ( Galand , du Fr. aleud , p. itjQ. )