‹ L'art de vérifier les datesChapitre 142 sur 230 · DES COMTES D'ASTARAC · texte numérisé non relu

DES COMTES D'ASTARAC

Il eut une querelle en pleine rue avec le duc qu'il excommunia

Î)our l'avoir pris par le bras. Le cardinal de Richelieu, pour ors premier minisire, prit le parti de l'archevêque, ej exigea du duc une satisfaction. Il la fit telle que le ministre la lui avait dictée et que l'archevêque pouvait la désirer, c'est-à-diie de la manière la plus propre à humilier son orgueil. Mais il nt: pardonna pas à Richelieu la violence qu'il l'avait obligé de faire à son caractère. Retirée Loches dans ses dernières années, il reçut quelqu-'s mois avant sa mort un courtier de ce ministre. Après l'avoir fait attendre long-iems dans son anti-chambre, il le fit entrer. Je n'ai pas cru deooirm' interrompre ^ lui dit-il en montrant un gros bréviaire (ju'il avait devant lui ; car il Jaut lien que nous fassions f office des capellans , piiiscfu 'ils font le nôtre. C'était pour se moquer du cardinal qui voulait commander les armées. Il avait aussi en vue le cardinal de la Valette, son propre fils, qui faisait le même métier. (Anselme.) Rapportons encore de lui un autre trait de sa hauteur. Une des prérogatives de sa charge de colonel-général de l'infanterie était qu'à la cour les tambours battissent aux champs quand il entrait ou sortait, comme pour la personne du roi. Un jour Monsieur^ frère du roi Louis XUl, entra au Louvre, ayant dans son carros'C le duc d'Epernon. Le tambour de la garde appelle comme de coutume. Le duc mit la tête à la portière, criant au tambour qu'il était là. Aussitôt on battit aux champs , ce qui ne mortifia pas peu le frère du roi. ( Vie du duc d'Epernon. ) Le duc d'Epernon mourut le i3 janvier 1642, à l'âge d'environ quatrevingt-huit ans. Son corps fut porté auprès de sa femme à Cadillac , où il est enterré sous un tombeau dont la magnificence répond à la splendeur et au faste qu'il étala pendant sa vie. On a déjà dit plus haut que le duc d'Epernon était dans le carrosse de Henri IV lorsque ce prince fut assassiné. Sa réputation a souffert jusqu'à nos jours de cet événement. On a même trouvé parmi les papiers du duc d'Aumale (Charles de Lorraine), après sa mort," un écrit signé de sa main , scellé de ses armes, où il déclarait nettement que le duc d'Epernon , voyant fnipper Henri IV ^ lui donna lui-même un coup de couteau pour l'achever. Mais dans ce même écrit on inculpe sur cet attentat des personnes qui étaient et ne pouvaient qu'être très-attachées à Henri IV, D'ailleurs le duc d'Aumale était hors du royaume lorsque ce malheur arriva. On ne peut donc faire aucun fonds sur cette accusation. Le duc d'Epernon laissa de sa femme, morte à Angoulème le 28 septembre iSgS, à l'âge de vingt-six ans, Henri de JNogaret de la Valette, dit de Foix, captai île liuch , comte de Candale; Bernard, qui suit; Louis, cardinal de la Valette, archevêque de Toulouse , qui , au mépris de l'état

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ecclésiastique qu'on Tavait forcé d'embrasser , ne cessa , malgré son père et malgré les défenses du pape , de porter les armes et de commander les armées jusqu'à sa mort arrivée à Rivoli , près de Turin, l'an itJSg, à l'âge de quarante-sept ans. Son père l'appelait le cardinal valet à cause de son dévouement servile au cardinal de Richelieu.

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