‹ L'art de vérifier les datesChapitre 199 sur 230 · ROGER-BERNARD III · texte numérisé non relu

ROGER-BERNARD III

1265. Roger-Bernard III avait, non l'âge de douze ans, comme quelques-uns l'ont prétendu, mais celui de vingt-deux, lorsqu'il succéda , dans le comté de Foix, à Roger IV , son père, il tut ceptnulant pour tutfurAmanicu d'Armagnac, archevêque d Auch , jusqu'à vingt-cinq ans , â;^e Hxé âs'-'.'^ la province

pour la majorité. La même année, 1265, il rendit aux chanoines de Saint-Antonin , du consentement de ce piélat , le château de Pamiers. {Gall. Chr. ^ no., tom. I, roi. 99».) H marche, l'an iiiya, au secours de Géraud V, comte d'Armagnac, son beaufrère, contre Géraud de Casaubon , pour venger la mort d' Arnaud-Bernard , frère du premier, que l'autre avait tué dans un combat. Les deux comtes assiègent dans son château de Sompni, près d'Eause, leur ennemi, malgré la sauvegarde qu'il avait obtenue du roi Philippe le Hardi , cl sans respect pour les panonceaux royaux que le sénéchal de Toulouse avait (ait apposer à la place. S'en étant rendus maîtres, ils la pillent après en avoir massacré les habitants ; surquoi le roi les fait citer à sa cour pour rendre raison à leur conduite. Le comte d'Amagnac obéit; mais celui de Foix refuse de comparaître. Il fit plus, pour achever d'irriter le raonar(|ue , il assaillit inopinément le sénéchal de Toulouse, comme il traversait le Foix sans dessein de lui nuire, fit prisonnier plusieurs de ses gens, et lui enleva ses bagages. Le sénéchal eut bientôt sa revanche; car ayant rassemblé promptement les troupes de son ressort, il vint fondre dans le pays de Foix dont il prit les plus fortes places jusqu'au Pas de la Barre; il eut pu même se rendre maître de tout le comté sans le conseil de quelques personnes qui l'en détournèrent. A cette nouvelle, le roi se met en marche à la tête d'une puissante armée pour achever de réduire le comte rebelle. Arrivé à Toulouse le 2.S et non le 28 mal, il en part huit jours après , et dirige sa route du côté de Pamiers. Le roi d'Aragon et le vicomte de Béarn , beau-père de Roger-Bernard , viennent à sa rencontre. On entre en conférence , et on convient que le comte de Foix viendra se remettre à la discrétion du monarque. il est arrêté dès qu'il paraît, conduit à la t©ur de Carcassonne , pieds et poings liés, et son comté saisi. L'an la-S, après avoir fait satisfaction , il recouvre sa liberté, ses états et les bonnes grâces du prince, qui le crée chevalier, et le renvoie chez lui comblé d'honneurs. L'an 12K0, ligué avec plusieurs seigneurs catalans contre Pierre,, roi d'Aragon , il est fait prisonnier pyr ce prince , et envoyé dans le château de Siruana. On ignore la date de sa délivrance; mais il était dans l'armée du roi de France en 1285 , lorsque ce monarque poiia la guerre en Catalogne , contre le roi d'Aragon. Sur les plaintes portées contre lui par l'évêque de Lescar, dont il envahissait les terres, l'archevêque Anianieu , ci-devant son tuteur, assemble, le 29 août ide l'an 1290 , un concile à Nogaro, dans lequel il est frappé d'excommunication s'il ne restitue les terres quil à usuipées , et les évêques deTarbes et d'Olcron sont chargés de lui signifier ce iiTgemeut. (Gai!. Chr.y nu., iùid.) La même année , il entre en

DES COMTES DE FOÎX. 44 ï

guerre avec Bernard VI , comte d'Armagnac , au sujet de la vicomte de Béarn , que Gaston VIÏ , vicomte de ce pays, avait laissée par testament à Maboueuite , sa fille , épouse du comte de Foix. Le roi évoque cette affaire à son conseil. Roger-Bernard en appelle à son épée , et se met en possession de l'héritage par voie de fait. Cité, le -j-'j. octobre de la même année, au parlement de Toulouse , il se soumet, et obtient du roi soa pardon. L'an 1298, duel ordonné par le parlement de Toulouse entre les deux comtes , et exécuté à Jjisors en présence du roi , qui sépare les combattants. (Nangis.) Le comte de Foix, l'an 1296 , sert en Gascogne, avec avantage, contre les Anglais sous les ordres de Robert, comte d'Artois. Il meurt le o mars de Tan 1S02 (n. st.) à Tarascon, possesseur du Béarn, qu'il transmit avec ses autres domaines à sou fils Gaston. Ce fds éialt le seul qu'il laissait de Marguerite , son épouse. Cette princesse lui donna encore quatre filles, qui lui survécurent : Constance, qui épousa Jean de Levis, fils de Gui, seigneur de Mirepoix, dont la maison subsiste encore de nos jours ; îîathe, qui fut mariée , l'an 1294, à Bernard , fils de Centule III , comte d'Astarac ; Marguerite, femme de Jourdain de l'Ile; et Brunissende , qui épousa , du vivant de son père , Hélie VII., comte de Périgord.

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