‹ L'art de vérifier les datesChapitre 201 sur 230 · GASTON II · texte numérisé non relu

GASTON II

i3i5. Gaston II, fils aîné de Gaston I*"^. et son successeur, âgé seulement de sept ans à la mort de son père, demeura sous la tutelle de Jeanne d'Artois , sa mère. Cette tutelle fut revendl-

3uée, mais inutilement, par Marguerite, son aïeule, à raison u peu de sens et de la mauvaise conduite de sa bru. L'an 1^29, sentence arbitrale de Philippe de Navarre, comte d'Evreux, datée de Tarbes , le 19 octobre, pour'terminer les différents des maisons de Foix et d'Armagnac. Gaston , irrité de la vie licencieuse de sa mère, obtient, l'an i33i , du roi Philippe de Valois, un ordre pour la faire renfermer.

Les Castillans étant en guerre avec les Navarrois, le comte de Foix marche, l'an i335, au secours des seconds, et arrive dans le tems que les deux armées étalent aux prises devant ïudèle. J)éià les Navarrois , commandés par Henri de Solis , leur viceroi , commençaient à prendre la fuite. Gaston les ramène au combat , et les rend victorieux à leur tour. Il aurait même enlevé Logrogno sans la bravoure d'un espagnol , nommé Ruy Dias de Gaona, qui soutint presque seul, à la tête du pont, tout l'effort de l'armée ennemie, et périt couvert de blessures et de gloire.

Gaston , l'an i337, sert utilement la patrie dans la guerre de Guienne. U passe l'année suivante en Picardie , où il est nommé général de l'armée avec le duc de Normandie. Ses services ne furent point sans récompense ; le roi les paya de la moitié de la vicomte de Lautrec, qu'il céda par lettres du 27 octobre de cette année. Il fit plus ; le 4 novembre suivant , il le nomma capitaine pour lui et son lieutenant , sans moyen , dans le pays de Gascogne et d'Agénols, pendant quinze jours avant Noël prochain , et quinze jours après. ( Vaissète, Histoire de Languedoc , tom. IV, pag. ■j.-j.'^.) •

Gaston, l'an i343, quitte la France pour aller au secours d'Alfonse XI, roi de Casiille, qui assiégeait la ville d'Algezlre sur les Maures. Celte expédition lui devint funeste. Il mourut à Séville, au mois de septembre de la même année, des fatigues q)i'il avait essuyées à ce siège, dont il ne vit pas la fin. Son corps fut transféré à Bolbone. Il ne laissa d'ELEOiSORE, fille de Bernard V, comte de Comminges , sa deuxième femme, qu'un fils en bas -âge, nommé comme lui. Il eut aussi deux enfants naturels. (Vaissète, tom. IV, pag. ^35, 240.)

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