‹ L'art de vérifier les datesChapitre 40 sur 230 · XII. FOU-KIEN · texte numérisé non relu

XII. FOU-KIEN

Le Fou-KIEN , ou Fo-KîEN , province maritime, a l'Océan h l'Est et au Sud Est, le Tché-kiang au Nord et le Kouangtong au Midi. Le commerce y est très-considérable et les montagnes y fournissent des bois pour la marine. Sa capitale est Fou-tchéou , l'une des plus célèbres villes de la Chine. La situation, du Fou-kien favorise le commerce qu'elle fait au Japon, aux Philippines, aux îles de Java et de Sumatra, à Camboie , à Siam. Le pays est d'ailleurs fertile en grains, et» soie, en coton , en mines de fer, d'étain et de vif-argent. Du reste, son étendue n'égale pas celle des autres provinces.

L'arbre de thé, dont les feuilles sont si recherchées de toutes les nations , est une des productions du Fou-kien.

On voit dans le Fou-kien un pont bâti sur la pointe d'un bras de mer , dont le passage est très-dangereux en barques , surtout dans les hautes marées. Il est composé de longs quartiers de pierre , qui portent sur des piliers isolés au nombre de trois cents, et assez élevés pour donner passage à de grosses Marques, qui ne sont point forcées de baisser leurs mâts. Sa

longueur est d'environ Soo pieds sur 20 pieds de large. Toutes les pierres qui traversent d'un pilier à l'autre sont d'un seul morceau : on a peine à comprendre où l'on a pu trouver de tels cjuartiers de pierre , et surtout comment on a pu les guinder, malgré leur poids énorme, sur des piliers si hauts.

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