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XIII. KOUANG-TONG

Le Kou.\^:g-tong, borne au nord par le Kiang-si , au nordest par le Fou-kien , à l'ouest par le Kouang-si et le royaume de Tong-kin , et à l'est par la mer, se divise en dix contrées, qui contiennent dix métropoles ou villes du premier ordre, et quatre-vingt-quatre tant du second que du troisième. C'est peut-être la plus fertile des provinces méridionales de la Chine. Les campagnes , si l'on en croit le P. du Halde , y donnent chaque année deux récoltes de grain. Elle fournit de l'or, des pierres précieuses , des perles , de la soie , de l'élain , du vif argent , du fer, du cuivre, du salpêtre, de l'ébène , du bois d'a'gle, et divers bois de senteur. On y trouve plusieurs espèces de fruits rares et d^ licieux , tels que les bananes , les ananas, les li-tchi, et une espèce de citron dont le fruit est presque aussi gros que la tète d'un homme.

Parmi les villes du Kouang-long , la plus considérable est Kouang-tchéou , que les F>uropéens appellent Canton. Elle est bàlie sur une des plus belles rivières, qu'on nomme Ta-ho , dont l'embouchure est plus terrible par son nom Hon-mcn (porte du tigre) que par ses forts qui n'ont été construits que pour arrêter les pirates. Le nombre prodigieux d'étrangers et de régnicoles qu'attire le commerce de cette ville, la rend très -florissante. Ses habilants sont laborieux et trèsadroits. Ils cxcelient surtout dans l'imitation des ouvrages qu'on leur montre , et dans l'exécution prompte des dessins qu'on leur donne. Les ouvriers de la vdle , dont le nombre est incroyable, ne suffisant point pour le commerce qui s'y fait, on a établi à Fo-cham une grande quantité de manufactures qui ont rendu ce bourg célèbre dans toute la province. Focham est à quatre lieues de Canton, Il a trois lieues de circuit , et ne cède en rien à Canton , ni pour les richesses , ni pour la multitude de ses habitants , qu'on dit cependant être de plus d'un million d'âmes. (Du lialde. )

L'île de HaÏnan , au sud du Kouang-tong , est une dépendance de cette province. Mais une partie de ses habitants vit dans l'indépendance , et ne reconnailt point l'empereur de la Chine,

SES EMPEREURS DE LA CHINEJ iat|

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