PIERRE-RAYMOND II
i34i ou 1342. Pierre-Raymokd II, fds de Picrre-Rayïnond I*"". , lui succéda , malgré les oppositions de Jeanne , sa cousine , fdle de Bernard Vil. Cette contestation fut agitée , les armes à la main, avec la dernière fureur, entre Pierre-Raymond et Gui , son fils , d'une part, et les seigneurs de la maison de i'Ile-Jourdain de l'autre , prenant le fait et cause de Jeanne , leur parente. Les choses furent portées à tels excès , que les deux partis, dans la crainte d'être punis par le roi, se virent obliges de lui demander rémission de plusieurs malfaçons , injures , roberies , arsi/is , naireures , mulilaiions et occisions , désoléissances , rebellions , porlemenls d^armes , guerres jmblifjiies , séditions des peuples , robements des marchands , rccceptations de bannis , oiolences , sauve-gardes tant espéciaux comme autres brisées^ comhattements de châteaux^ houtements de Jeu.... et tout plein d'autres méfaits , crimes et cas criminels et civils. C e qui leur fut accordé par lettres du mois de juin 1042. ( Trésor des Charles ^ Reg. 74 1 fol. 6g4.) La querelle ne finit pas néanmoins par là. Ce ne fut qu'en i35o quelle fut terminée par la médiation du cardinal de Comminges, en faisant épouser Jeanî^e à Pierre- Raymond , son cousin , qui avait perdu pour lors Gui , son fils, qu'il avait eu d'un précédent mariage. L'an 1862, Pierre-Raymond fut fait prisonnier par le comte de Foix à la bataille de Launac en combattant pour le comte d'Armagnac. Pierre-Raymond servit la France dans les guerres qui s'élevèrent de son lems, et mourut en 1876, laissant de son mariage, trois filles , Eléonore , femme de Bertrand II, comte de llle-Jourdain , puis de Jean II , comte d'Auvergne; Marguerite , qui suit ; et Agnès, morte sans alliance. La comtesse Jeanne, mère de ces filles , survécut à son époux.