‹ L'art de vérifier les dates ... t.118. L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monuments, depuis la naissance de NotreSeigneurChapitre 43 sur 132 · COME II DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

COME II DE MÉDICIS

• 1609. Côme II , fils aîné du grand-duc Ferdinand I , et de Christine de Lorraine, né le 12 mai i5go; marié, l'an 1608 , à Ma&ie-Madeleinb d'Autriche x succède à son père. Ami

DES GRANDS-DUCS DE TOSCANE. §t

de Ferdinand , duc de Mantoue , il lui envoya du secours , Tan» a6i3 , contre le duc de Savoie , qui lui avait déclaré la guerre» Côme , le 3 novembre de la même année , ouvrit un asile dans Livourne à Ternir Fackardin , dont les états s'étendaient depuis le Moul- Liban jusqu'à la mer, poursuivi par le sultan Achmet contre lequel il avait soulevé la Syrie. Fackardin , appuyé du grand sophi , promettait de remettre les Chrétiens en possession du royaume de Jérusalem. Mais les secours que le grand— duc et d'autres princes lui fournirent , n'eurent pas le succès qu'on avait lieu d espérer. Fackardin , après avoir lutté pendant près de trente ans contre la puissance ottomane, fut pris et étranglé avec ses deux fils , le i3 avril i635 , à Constanlinople. ( Galuzzi.) Côme, l'an 1619 , fut plus heureux dans les secours, qu'il fournit à l'empereur Ferdinand II, son parent , contre les Bohémien^ révoltés. Les troupes qu'il envoya à sa défense ayant changé leurs drapeaux, passèrent au travers des ennemis, arrivèrent à Vienne, où Ferdinand était assiégé, et contribuèrent beaucoup à faire lever le siège. Côme finit ses jours le 28 février 1621 ( 1620, suivant le style florentin), laissant de son épouse ( morte en *63i ) cinq fils : Ferdinand , qui suit; Jean, cardinal en 1644 » mort le 12 janvier 1662 ; Mat nias , mort en* 16^7 ; François, décédé , l'an i634, devant Ratisbonne ; Léo— pold , cardinal en 1667 , mort en 1G75 ; et deux ûlles : Marguerite , femme d'Odoard Farnèse , duc de Parme ; et Anne r mariée à Ferdinand-Charles, archiduc d'Inspruck.

Côme II n'avait presque jamais eu qu'une santé chancelante, qui l'obligea , dans ses dernières aimées de garder lelit ou la chambre , et ne l'empêcha pas néanmoins de donner l'attention qu'il devait aux affaires du gouvernement. « Tous les ordres de l'état regrettèrent sincèrement un.souve- » rain le plus favorisé de la nature pour les qualités du cœur , » et le plus chéri de tous ceux que la maison de Médicis avait » fait régner en Toscane. La clémence , la tolérance et la mo- » dération formaient son caractère ; l'amour qu'il portait à ses, » sujets, sa bienfaisance envers eux , les intéressaient tous à son » salut. Une humeur égale et enjouée rendait sa présence- » agréable à ceux qui rapprochaient , et lui faisait oublier ses » maux ». ( Galuzzi. )

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