COME 111 DE MÉDICIS
1G70. CÔME III , né le »4 août 1642 , tenu sur les fonts de baptêm?, par le pape Innocent X , marié, le nj avril iGGt ,
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avec MauCiUERITE-Louise , fille de Gaston, duc d'Orléans, est reconnu pour successeur de Ferdinand 11 , son père , depuis son mariage. Avant de monter sur le trône , il avait parcouru la plus grande partie de l'Europe. Ce prince , en suivant la sage politique de ses pères, sut faire jouir ses peuples des douceurs de la paix au milieu des guerres qui désolèrent l'Italie Mais ôl n'eut pas de même le bonheur d'établir la concorde dans sa maison. La grande-duchesse, dont le caractère ne pouvait sympathiser avec celui de son époux , ni avec celui de sa belle* mère, sort de Florence , Tan 1675, et se retire dans une maison de campagne , résolue de s'en retourner en France ; mais le grand-duc lui donne des gardes pour la retenir , et l'empêcher d'exécuter son dessein. Cependant il ne néglige rien pour l'engager à se réunir à lui ; cardinaux , ambassadeurs , ministres, vont la trouver de la part du grand- duc, et ne peuvent rien gagner sur el)e. Côme , à la fin , perdant tout espoir de réconciliation , consent à la laisser partir. La princesse , arrivée à Paris, dans le mois de juillet 1675 , choisit pour sa retraite l'abbaye de Montmartre , qu'elle n'édifia guère par sa conduite. Elle mourut enfin , le 17 septembre 17&1 , à Paris, âgée de soixante-seize ans. Côme, l'an 1691 , donne en mariage, lé 5 juin , Anne-Marie- Louise , sa fille , à Jean-Guillaume , ëlec-' teur palatin. L'empereur, en 1697, accorde au grand-duc , le titre d'altesse royale. L'art 1713, Côme perd son fils aîné , Ferdinand , mort le 3o octobre, sans laisser d'enfants d'Yolande- Béatrix, sa femme, sœur de Maximilien-Marie , électeur de Bavière. Il termine lui-même sa carrière, le 3i octobre 1723 , à T3ge de quatre-vingt-un ans, (Muratori), ne laissant qu'un fils, qui suit; et Anne-Marie- Louise, dont on vient de parler.
Le grand âge auquel parvint Côme , fut le fruit de la grande frugalité qu'il observa depuis que les beaux jours de sa jeunesse furent écoulés. Jusqu'alors, adonné aux plaisirs de la table, il était devenu extrêmement replet. Le changement de régime le préserva des infirmités dont il était menacé, « En mourant, dit » Muratori , il laissa de grands regrets dans les cœurs de ses » peuples. Prince magnifique , a joute-t-il, prince glorieux par » son insigne piété , par la sagesse de son gouvernement , par » la protection qu'il accorda à la justice et les faveurs qu'il » versa sur les lettres, et par les autres grandes qualités qui » constituent les bons souverains ». Ce portrait fait le contraste, ou peu s'en faut , de celui que trace au même prince M. Kiguecio Galuzzi.
f)4 CHRONOLOGIE HISTORIOUI