COMTES ET DUCS D'URBIN
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Urbin,, ville ancienne de l'Ombrie, est le siège d'un arc hevêché et la capitale d'un duché de ce nom , que deux maisons ont successivement possédé; celle de Montéfeltro et celle de la Kovère* La première , dont l'origine n'est pas bien connue , posséda ce petit pays d'abord à titre de vicaire de l'empire^ ayant toujours été très-attachée au parti gibelin ou impérial , tant qu'il fut le plus fort. Mais celui des Guelfes ayant prévalu, . tes ftlontéfeitri se soumirent aux papes qui en étaient les protecteurs.
Montéfeltrino, célèbre capitaine sur la fin du douzième siècle, est le premier de cette famille que l'on connaisse. L'aîné de ses (ils, Buonconte, fut père de Montéfeltrino II, dit le Jeune, fameux Condottiere, ou chef de bandes. Gui de Montéfeltro , dit le Vieux , fils , à ce qu'il paraît , de ce dernier, -{ut, en 1274, capitaine de ceux de la Romagne contre les Bofpiuiais, commandés par Ma la test a de Riraini , surnommé de Veruchio. L'an 1288 , les Pisans l'élureut pour leur général contre les Florentins; trois ans après, ils le reconnurent pour leur seigneur, et, l'an 1295 , ayant fait la paix avec leurs ennemis, ils renoncèrent à son obéissance. Gui possédait la terre d'Urbin à titre de comté, et à cette possession joignait celle de Pésaro et d'autres lieux. 11 renonça au monde le i5 novembre 1296, pour se faire religieux de Saint-François, et mourut l'a a
Frédéric , dit le Vieux , son fils , se qualifiait vicaire «TUrbiu et seigneur de Pise. H fut un des plus ardents gibelim*
Ses déportements envers les Guelfes les ayant déterminés k mettre le feu à la ville, le peuple , irrité, le massacra le *6 août i3aa.
» *jA*,£as w WonrérÊi/rtio , fih de Frédéric ; lui fut substitué, par l'empereur Louis de Bavière, dans le gouvernement d'Urbin , avec le titre de vicaire de l'empire.
Nolfo I , frère et successeur dé Galéas , s'acquit de la répu-. ta t ion dans les guerres de son tems. Il fut père de Frédéric, dit le Jeune , comte de Montéfeltro.
Gui II ,fiU aîné de trédéric, comte de Montéfeltro, succéda dans le comté d'Urbin à Nolfo , son aïeul , et mourut assea jeune.
Galéas II , frère de Cui ÎT , éut 6*é fréquentes guerres avec ses voisins , et surtout avec les Malatesta.
Nolfo II , frère de Galéas, fut élu général des Pisans dans la guerre qu'ils eurent, en i34i , avec les Florentins* L'an , i35i r il commanda les troupes de Jean Visconti , archevêque et seigneur de Milan , contre les Florentins. Son humeur inquiète le brouilla avec tous tes voisins t qu'il aida le légat dit pape a dépouiller. Il eut soo tour, et, réduit à ses propres .forces , il fut contraint, par le légat , de remettre as saint siège, Urbin* Montéfeltro* Caglt et les autres terres qu'il tenait. On
ignore le tems de sa mort.
Antoine, frère et successeur de Nolfo, rentra, t*ân ^76, dans la possession d'Urbin et des autres domaines de sa maison. Il sut tion-seulemeut s'y maintenir contre les efforts du pape Urbain Vl et des Florentins, alliés de ce pontife , mais il acquit encore Mozzano et Eugubio. Les habitants de cette dernière ville •'étant soulevés contre les Gabriel i y leurs seigneurs, ste donné* rent , en i36*4, a Antoine de Montéfeltro. Les Florentins, par jalousie contre lui , prirent le parti dès Gabrieli. Antoine eut aussi la guerre avec les Malatesta de Rimini , ennemis héréditaires de sa maison. Il réduisit les uns et les autres à demander la paix , et mourut glorieusement à Urbiti , le 19 mai 1404.
1404. Gui- Antoine succède à son' pèrè Antoine de Monté-* feltro. L'an x4oB, il acquit du cardinal de Bari la ville d'Assise', L'année suivante, ou , selon d'autres, l'an i4u » Ladislas, roi de ISaples, le fit connétable de ce royaume. L'an 14*8, il fuj
«es ducs ft'uBBnr: »
«iréé duc de Spolette par le pape Martin V, dontîl épousa depuis la nièce, Catherine Colonne , après la mort de Ringarde Malatesta , sa première femme. L'an i43o, s'étant mis à la tête de Tannée des Florentins, il fit sur la ville de Lucques une entreprise qui ne lui réussit pas. Battu par Nicolas Piccinine s capitaine du duc de Milan , il se retira a Urbin , ou il mourut le ai février i44a , extrêmement regretté de ses sujets.
1 44^* Ode-Antoine devint le successeur de Gui-Antoine , son père. La souveraineté lui parut une voie ouverte à toutes sortes de débauches ; il s'y livra sans réserve. Ses sujets , irrités de ses déportements , conspirèrent contre lui , et l'assassinèrent le 2a juillet i444i * 1^8 C * e vingt ans.