‹ L'art de vivreChapitre 11 sur 168 · DEUXIÈME CATÉGORIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CATÉGORIE

1° Jeux infantiles sur place, isolément, ou en commun.

Nous avons vu défiler devant nous les exercices sensoriels simples et combinés entre eux. Nous venons de voir les exercices musculaires simples et coordonnés, avec ou sans engins. Nous arrivons maintenant à des exercices plus complexes, qui font agir en même temps les organes du système locomoteur et ceux des sens, y compris nécessairement l’organe central, le cerveau.

En effet, les jeux et les jouets de l’enfance, qu’il ne faut pas confondre avec les manœuvres et les engins gymnastiques proprement dits, ont cet avantage et ce privilège particuliers d’exiger le concours simultané ou successif de plusieurs appareils physiologiques, dont le fonctionnement régulier serait impossible sans l’intervention des principales facultés du cerveau : la mémoire, la comparaison, le jugement et l’imagination.

Avec une attention soutenue et un peu de bonne volonté, les enfants parviennent facilement à se livrer à tous les petits exercices des sens et des muscles, à l’aide desquels on développe méthodiquement toutes les parties du corps; pour les jeux, il faut plus que de l’attention et de la bonne volonté.

C’est ce qui nous fait attacher une grande importance à ces récréations gymnastiques, qui mettent en relief et en évidence toutes les facultés et les principales prédispositions physiques, morales et intellectuelles du jeune âge.

Les jeux sur place comprennent les jeux de table ou de chambre, auxquels on peut s’adonner durant l’hiver et dans les mauvais jours d’été.

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