A I’H TH ES — APOPLEXIE
A PII TUES. — Ne confondez pas les aphthes avec le muguet ( rainette ) des enfants. Le muguet est produit généralement par le. froid et une alimentation vicieuse; les aphthes résultent plus souvent d’une maladie antérieure ou d’une irritation des voies digestives; le muguet est une sécrétion anormale dans la bouche et sur la muqueuse pharyngo-intestinale; l’aphthe est une ulcération légère, en forme de petits boutons déchirés, qui se montre sur les mêmes organes.
Chez les adultes et chez les enfants, l’aphthe discret, accessible à la main, doit être cautérisé légèrement avec un crayon de sulfate de cuivre.
L’aphthe discret est assez souvent l’indice d’un dérangement des voies intestinales; en ce cas, il sera bon de modifier le régime et les habitudes du sujet et de lui faire prendre quelques légers purgatifs.
Les aphthes qui surviennent dans le cours .d’une maladie chronique, laryngite, phtisie, diabète, etc., sont toujours le résultat d’une altération profonde de l’organisme. On en combat les effets douloureux par de doux gargarismes au lait tiède, additionné d’un peu de bicarbonate de soude.
APOPLEXIE ( coup de sang). — On a distingué quelquefois l’apoplexie en sang ume, séreuse et nerveuse. L’apoplexie nerveuse n’est qu’un vertige passager; l’apoplexie séreuse est une congestion cérébrale chez des sujets malades dont le sang est fortement appauvri, comme chez les hydropiques; l’apoplexie sanguine est le vrai coup de sang.
Causes. — Des travaux excessifs, les émotions violentes, l’abus des plaisirs de la table, l’insolation, une hypertrophie du cœur, une constipation habituelle, sont les causes ordinaires de l’apoplexie sanguine, qui peut être foudroyante, mais qui peut être aussi suivie d'une guérison plus ou moins complète. On dit souvent que certains individus replets, sanguins, h cou court, sont prédisposés à l’apoplexie. Cela est inexact. Pour être prédisposé à cette affection, il faut être sous l’influence de l'une des causes précitées.
Retenons bien ceci, que la plupart des coups de sang sont occasionnés par une maladie du cœur, qui pousse facilement le sang au cerveau et qui l’empêche de revenir aussi facilement.
Traitement. — Faut-il saigner un individu qui tombe d’apoplexie? Faut-il lui appliquer des sangsues?
Cette question a été longtemps controversée. Aujourd’hui l’on est h peu près d’accord ü ne saigner les apoplectiques que dans les cas de pléthore sanguine bien caractérisée. Dans les autres cas, on a plutôt recours à une application de sangsues à l’anus; jamais au cou ni derrière les oreilles. Seulement, avant de mettre six à huit sangsues à l’anus, il faut avoir soin de vider autant que possible les intestins par des lavements purgatifs au sel de cuisine, au sulfate de soude, ou à une infusion de séné. En même temps qu’on donne ces soins empressés, on réchauffe les pieds et les genoux ü l’aide de cata-