ARTHRITE
plasmes de farine de lin vinaigrés. Aussitôl que le malade peut avaler, on lui tait prendre de l’huile de ricin, 30 grammes, et une tisane agréable quelconque.
Lorsque l’apoplectique reprend connaissance, on recherche la cause de son accident et on le traite en conséquence.
La langue, la face et les membres complètement ou partiellement paralysés à la suite d’une attaque d’apoplexie, reprennent très lentement leurs ionctions ; d’ordinaire, cependant, dans quelques cas, la guérison radicale est assez rapide.
Quel traitement doit-on employer pour combattre les paralysies d’origine apoplectique? Un traitement exclusivement hygiénique. Les frictions sèches sur la peau des parties affectées, la gymnastique classique, des exercices modérés, un régime sobre.
Les drogues excitantes, telles que la noix vomique et les secousses électriques, peuvent faire beaucoup de mal et n’ont jamais fait de bien aux apoplectiques. Il faut donc toujours préférer le traitement hygiénique dont il vient d’être question.
Régime alimentaire. — Quelle qu’ait été la cause et le degré de l’apoplexie, la sobriété, c’est-à-dire un régime alimentaire doux, frugal : lait, fruits, légumes, viandes blanches et eaux minérales légères, est de rigueur dès que le malade peut avaler et mâchonner facilement. Éviter et une diète prolongée, et une alimentation abondante, qui lui seraient également funestes.
Mesures préventives. — Soyez sobre, calme, raisonnable. N’abusez pas des plaisirs de la table ni du tabac. Évitez les coups de soleil, les fatigues et les impressions violentes. Tenez toujours, toute votre vie, le ventre libre. Vous n’aurez rien à craindre de l’apoplexie, si votre cœur est sain.
Que personne ne s’inquiète donc plus de la grosseur ou de la longueur de son cou, ni de son tempérament plus ou moins sanguin, ni de sa taille et de sa corpulence : l'apoplexie ne vient pas de là.
ARTÉRITE ( lymphangite , phlébite). — L’inflammation des vaisseaux, artères, veines et vaisseaux lymphathiques, s’accompagne toujours de vives douleurs sur leur trajet, avec gonllement, dureté, chaleur et rougeur à la peau.
Causes. — Ces inflammations sont dues à diverses causes : des opérations chirurgicales difficiles; des pansements malpropres; des plaies mal soignées recouvertes d’onguents ou de graisses prétendument antiseptiques qui les irritent, au lieu d'être tenues propres et saines par des lavages fréquents à l’eau et au genièvre; des maladies de la peau et du tissu cellulaire, graves, telles que : érysipèle, phlegmons, gangrène, etc.
ARTHRALGIE — ASTHÉNIE.
Traitement. — Il faut combattre activement toute inflammation naissante des vaisseaux, par les sangsues en quantité suffisante, les cataplasmes huileux, les emplastiques doux (onguent de la mère, emplâtre de Bavière), le repos absolu du corps. S’il survient des abcès, il faut les ouvrir au plus tôt1 très largement, et les panser proprement à l’eau et au genièvre.
Régime alimentaire et mesures préventives. — Le malade devra se nourrir convenablement durant le cours de l’affection. Quant aux moyens prophylactiques, ils dépendent bien plus de la volonté et de l’attention des chirurgiens que de celles des opérés.
Ces inflammations peuvent avoir, entre autres conséquences funestes, la production d’embolies capables de provoquer des morts subites ou rapides.
ARTHRALGIE. — ■ Douleur des articulations qui peut être la conséquence d’un accident ou d’une maladie rhumatismale, et qui précède parfois le développement d’une tumeur blanche. (Voir Coxalgie.)
ARTHRITE. — Inflammation articulaire. L’arthrite reconnaît deux ordres de causes bien distincts : les violences extérieures (chutes, coups, écarts musculaires) et les affections intérieures, rhumatismales et goutteuses.
Traitement. — Dans un cas comme dans l’autre, toute articulation enflammée doit être l'objet de soins immédiats et complets. D’abord, le repos absolu du point malade est nécessaire. En outre, si la douleur est intense, surtout après des violences extérieures, appliquez sans hésiter des sangsues. L’oubli de cette précaution et l’imprudence des blessés qui mettent en mouvement trop lot le membre imparfaitement guéri, est la principale cause des tumeurs blanches de la hanche, du genou, du pied et du poignet.
ASCARIDE LOMRRICOÏDE. Voir Lombric.
ASCITE ( fiydropisie du ventre). — L’abdomen peut s’emplir de la sérosité (albumine) du sang, par suite d’une maladie du cœur, du foie, des reins, des ovaires, du péritoine ou de la matrice. L’ascite n’est donc qu’un effet pathologique ou un symptôme relevant des soins de la maladie qui la fait naître.
Cependant il devient souvent nécessaire d’ajouter au traitement de la maladie originelle une opération très simple dite : paracentèse, qui consiste à évacuer le liquide épanché au moyen d’un trocart, qu’on plonge à travers la paroi abdominale jusque dans le péritoine.
ASPHYXIE. — Cette maladie, ses causes et son traitement ont été longuement exposés dans la Première partie, page 282.
ASTHÉNIE (faiblesse générale). — Expression médicale peu utile, par laquelle on désigne l’état d’une personne profondément affaiblie dont il faut reconstituer les forces physiques et morales.
ASTHME — ASTIGMATISME.
ASTHME ( emphysème pulmonaire). — L’asthme est une grande gêne respiratoire, pénible, anxieuse, accompagnée d’une toux, tantôt sèche et sifflante, tantôt grasse et bruyante.
Causes. — On a beaucoup épilogué sur Y asthme dans les livres classiques; on a parlé de l’asthme nerveux, de l’asthme humide, de l’asthme périodique, etc. Nous n’en connaissons qu’un seul : l’asthme dû à une série de catarrhes bronchiques mal soignés, incomplètement guéris, espèce de coqueluche au second degré qui se manifeste par accès, tantôt sous l’influence du froid humide, tantôt sous celle d’une chaleur atmosphérique élevée, tantôt enfin par suite de la moindre fatigue ou excitation personnelle.
Traitement. — L 'asthme, comme la coqueluche, se manifeste par accès, avec cette différence que les accès de coqueluche se montrent plusieurs fois par jour et sont généralement très courts, tandis que ceux de l’asthme sont très longs, excessivement pénibles et ne reviennent que deux, trois ou quatre fois dans le cours d’une année.
Soins pendant l’accès. — S’il est violent, des sangsues à la poitrine sont quelquefois indiquées. Un vomitif procure toujours beaucoup de soulagement. Les vésicatoires, les boissons alcalines et sudorifiques sont aussi parfaitement indiqués. — S’il est léger, on le calmera plus ou moins rapidement en fumant des cigarettes formées de tabac nitré ou de plantes antispasmodiques, très répandues dans le commerce; en plongeant les mains ou les pieds dans de l’eau très chaude; en buvant quelques gorgées de fort café; en avalant quelques perles d’éther avec une infusion légère de mélisse ou de menthe; en plaçant des cataplasmes sinapisés (rigolots) au dos ou aux cuisses.
Soins en dehors des accès. — On traite l’asthme comme la coqueluche et surtout comme la bronchite chronique, par les préparations salines à doses plus ou moins hautes, les vésicatoires passagers, un cautère au bias pendant plusieurs mois et une vie très tranquille.
Les asthmatiques peuvent aussi recourir avantageusement aux potions sulfureuses à doses modérées, surtout durant 1 hiver.
Régime alimentaire. — Durant l’accès, diète absolue. En dehors des accès, alimentation frugale, douce, nourrissante, sans exagération de viandes ni de vins, qui conviennent peu, en général, aux personnes dont les organes thoraciques sont impressionnables et faciles à se congestionnei .
Mesures préventives. — Évitez les bronchites, et guéiissez-les a tond, quand elles viennent vous surprendre.
ASTIGMATISME. — Défaut de netteté dans les images visuelles, qui peut, provenir d’un vice organique incurable, d’une tumeur oculaire ou d une simple fatigue de l’œil.