COLITE — CONSTIPATION
colique des peintres. Le sulfate de soude pris dans une infusion pectorale tiède est un remède souverain contre cette colique, surtout si Ion y joint les soins hygiéniques qui conviennent, comme on vient de le voir, dans tous les cas de colique sans exception.
COLITE. — Inflammation de la partie de l’intestin qu’on nomme côlon.
Traitement ordinaire des inflammations abdominales : sangsues, etc.
COMMOTION. — Secousse violente de tout le corps ou d’une partie du corps qui produit un état de stupeur générale ou locale souvent sérieux. Les sangsues constituent un remède souverain contre la commotion cérébrospinale et parfois on doit faire une petite saignée au bras.
CONGÉLATION. — Une partie des extrémités ou tout l’organisme peuvent être congelés par une trop longue exposition au froid intense.
Les engelures, avec ou sans crevasses, ne sont rien autre qu’une congélation partielle des doigts, du nez, des oreilles, etc.
Traitement. — Si la congélation est récente, il faut réchauffer lentement et progressivement les parties gelées. On commence par les frotter à la main vivement avec de la neige, qui fond peu à peu, et puis avec de l’eau tiède; enfin, avec de l’eau-de-vie ou du genièvre. Vayez à ce sujet, dans la Première partie, Soins à donner dans les accidents.
Si les engelures sont anciennes, le même traitement que pour les congélations récentes est applicable. On frotte, le matin et le soir, les engelures avec de la neige fondante pendant quelques minutes, puis avec de l’eau tiède pendant quelques minutes encore, et on termine chaque séance par des frictions vives avec le genièvre.
CONGESTION.’ — La congestion est l’afflux du sang ou de la sérosité sanguine vers tel ou tel organe, par suite d’une cause interne ou externe quelconque.
La congestion précède presque toujours l’inflammation. Aussi est-il prudent d'opposer des moyens révulsifs ou expulsifs aux congestions naissantes, aussitôt qu’on s’aperçoit de leur apparition. Les sangsues, les ventouses, les purgatifs, les vomitifs et les vésicatoires rendent de précieux services dans ces cas, quand on sait habilement les appliquer.
Un purgatif et des sangsues h l’anus, employés à temps, ont bien des fois empêché des congestions cérébrales de devenir des apoplexies.
CONSOMPTION. — Usure, épuisement de l’organisme.
CONSTIPATION. — J’ai dit, dans la Première partie, tout ce qu’on doit savoir pour combattre et pour prévenir la constipation, cause si commune des hémorroïdes, des coliques de miséréré, des apoplexies et même des fièvres typhoïdes.