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COEUR — COLIQUES

COL U1I ( maladies du). — Le cœur est exposé à bien des maladies. Cet organe, qui bat en moyenne 70 fois à la minute, subit le contre-coup de toutes les impressions nerveuses, soit physiques, soit morales, qui surviennent dans le cours de l’existence; d’autre part, le sang, avec lequel il est' sans cesse en contact, le fait participer aux modifications de chaleur et de nature que les maladies aiguës ou chroniques font éprouver à ce liquide nourricier, à cette chair coulante, comme on l’appelle.

Les causes des maladies du cœur sont donc innombrables.

Citons les principales maladies du cœur : 1° les inflammations cardiaques, endocardite, péricardite, avec ou sans épanchement séreux dans le péricarde, qui se montrent principalement dans le cours des rhumatismes aigus et des accès de goutte mal soignés; 2° les altérations organiques du cœur, hypertrophie, dégénérescence graisseuse, atrophie, anévrisme , insuffisance valvulane, etc.; 3° les palpitations du cœur, qui peuvent provenir d’une maladie propre de ce viscère, mais qui plus souvent ne sont que la conséquence d’un appauvrissement du sang, soit en quantité après de longues maladeis ou de grandes hémorragies, soit en qualité dans la chlorose, le purpura, le scorbut, la fièvre intermittente, etc.

Traitement. — Les maladies du cœur de la première catégorie sont traitées, comme toutes les autres inflammations viscérales, par des sangsues, par la saignée même, et par des vésicatoires sur la région cardiaque, avec repos, diète relative, boissons rafraîchissantes, etc.

Celles de la deuxième catégorie ne peuvent être l’objet que de soins et de précautions hygiéniques et diététiques spéciales, pour empêcher le mal de s’aggraver. En ce cas, la science ne peut établir qu’une médication préventive, palliative et symptomatique, parce qu’elle est impuissante contre le mal lui-même, ainsi que cela arrive, d’ailleurs, dans un assez grand nombre ( V affections organiques des viscères les plus importants de l’économie.

Enfin, aux palpitations consécutives à certaines altérations du sang, on porte remède indirectement, mais sûrement, en rendant au sang lui-même ses qualités normales.

Les antispasmodiques, digitale, menthe, anis, éther, etc., sont, dans ces derniers cas, des palliatifs avantageux, qui font prendre patience aux malades en attendant que le traitement rationnel et radical qui a pour but la. reconstitution du sang ait produit scs effets.

COLIQUES. — Maux de ventre dont les causes sont très diverses.

Règle générale : La chaleur du lit, des bains de siège, des boissons sudorifiques et des cataplasmes chauds calment les coliques et permettent d’attendre les secours ultérieurs de l’art, s’ils deviennent nécessaires.

Disons un mot des coliques des peintres ou coliques de plomb. Les peintres négligent souvent de se laver les mains à fond avant de manger. Aussi, lorsqu’ils ont manipulé des sels de plomb, sont-ils exposés à contracter la

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