‹ L'art de vivreChapitre 124 sur 168 · CORROSION — CORYZA · texte numérisé non relu

CORROSION — CORYZA

Traitement. — Le traitement consiste à couper nettement les ongles, h faire confectionner de bons souliers et à faire disparaître les callosités existantes.

Pour faire disparaître ces callosités on les amollit avec des lotions d’eau chaude; puis on les enduit d’huile de colza qu’on frotte longtemps avec les doigts ; ensuite, h l’aide des ongles de la main, on racle le cor et l’oignon pour en enlever le plus possible. On recommence ce manège une fois tous les jours.

Les cors les plus vieux disparaissent ainsi parfaitement, sans les ennuis et les inconvénients qu’occasionnent les pédicures et les ingrédients, plus ou moins caustiques, qu’ils recommandent.

Quant aux verrues ( poireaux \ ce sont des excroissances tantôt mollasses, tantôt sèches, qui apparaissent principalement aux mains des jeunes gens, sans causes spéciales connues. Le meilleur remède est celui-ci : cautériser légèrement les excroissances avec un petit pinceau trempé dans une faible solution d’azotate d’argent, et laver les mains h fond plusieurs fois par jour en ayant soin de les essuyer vivement avec un linge bien sec.

CORROSION. — Ce mot est synonyme d’ulcération en médecine.

CORYZA (rhume de cerveau aigu ou chronique, ozène, punaisie). — Le refroidissement subit ou prolonge de la tète est l’unique cause du coryza passager ou aigu.

En se répétant fréquemment, surtout chez les sujets de constitution affaiblie et les enfants mal portants ou mal soignés, le coryza aigu devient chronique.

Le coryza chronique peut engendrer des ulcérations fétides sur la muqueuse nasale et donner lieu à cette maladie désagréable qu’on appelle ozène ou punaisie, à cause de son odeur.

Traitement. — Dans les cas de coryza aigu, on couvre la tète et le cou, jour et nuit, d’un léger tissu pour éviter les transitions de chaleur, on enduit le front et le nez d’un corps gras; et l’on respire par le nez de la vapeur d’eau, un instant, puis de l’eau tiède, un instant aussi, enfin du genièvre.

Contre le coryza chronique, on persévère dans les soins précités et, s'il y a des ulcérations fétides à l’intérieur des narines, on y fait des aspirations plus fréquentes, par le nez, de genièvre ou d’eau-de-vie camphrée.

Lorsque les sujets atteints de punaisie sont de faible constitution, on s’attache à les fortifier par les moyens connus, tant hygiéniques que thérapeutiques.

Si la maladie est d’origine syphilitique, vaccinale ou scrofuleuse, on lui oppose, en outre, le traitement général rationnel indiqué aux articles syphilis, vaccine et scrofules.

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