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COUCHES — COXALGIE

COUCHES. — J'ai exposé les soins à donner aux femmes en couches dans la Première partie. Rappelons seulement ici qu’il ne faut pas tenir les femmes récemment accouchées trop longtemps dans leur lit et leurs appartements, comme on le faisait autrefois. L’accouchement est un acte physiologique commun à toutes les races animales supérieures. Ce sont les anciens accoucheurs et les vieilles matrones qui l'ont transformé en un état morbide en créant la fièvre de lait et en imposant h la mère et à l’enfant des pratiques insensées, contraires h la nature.

COUP DE SANG. Voir Apoplexie.

COUPEROSE. Voir Acné.

COURBATURES. — Douleurs musculaires provenant de fatigues et de refroidissement, auxquelles on remédie par le repos, les onctions d’huile de colza et les bains tièdes.

COXALGIE. — Tumeur blanche de l’articulation coxo-fémorale. Les causes, le traitement et les mesures préventives qui ont rapport à la coxalgie sont identiquement ceux qui conviennent h toutes les tumeurs blanches des autres articulations.

Causes. — Le refroidissement local des fesses chez les enfants qu'on laisse assis sur des dalles froides et humides, et un écart musculaire négligé, à la suite d’une glissade ou d’un effort, sont, bien plus souvent qu’une mauvaise constitution, cause de la coxalgie.

Quant aux tumeurs blanches des autres articulations, elles sont h peu près exclusivement occasionnées par des chutes ou des blessures mal soignées. Ainsi une articulation qui est devenue plus ou moins sensible par n’importe qu’elle cause, doit être laissée au repos absolu jusqu’à guérison complète, sous peine de voir l’inflammation passagère devenir chronique et donner lieu à des arthralgies et des tumeurs blanches, dont la guérison radicale est toujours lente.

Traitement. — Prise au début, toute maladie articulaire caractérisée par la douleur, la chaleur et le gonflement des tissus, doit être traitée immédiatement comme il suit : repos absolu de l’articulation malade, sangsues, cataplasmes adoucissants, onctions huileuses et, au besoin, vésicatoires.

Si l’on a négligé ces premiers soins à peu près infaillibles, la tumeur blanche ne tarde pas à se manifester; les mouvements articulaires deviennent de plus en plus douloureux et difficiles, des épanchements de synovie, de pus même, et des déviations osseuses se produisent. Alors, il faut attaquer bravement le mal par le caustique de Vienfie, et ne pas s’amuser aux remèdes anodins et vulgaires, dont le badigeonnage à la teinture d’iode est le plus puéril et le plus insignifiant. La teinture d’iode sur la peau n’est qu'un moyen empirique, qui n’a pas, en ce cas, la moindre raison d’être. C’est une véritable duperie thérapeutique.

COW-POX — CIIÉTINISME.

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Pour que le caustique de Vienne fournisse tous ses effets révulsifs, il laut le laisser en place de 10 à 15 minutes et avoir soin de recouvrir, chaque fois, le point brûlé d’un petit morcéau d’emplâtre de Bavière. Ainsi soignée, la cautérisation pratiquée à l’aide de la pâte de Vienne n’est cicatrisée complètement qu’au bout de deux mois : c’est donc une révulsion d’environ six semaines très active et indolore.

Pour maintenir l’articulation malade en repos durant le cours du traitement, on applique un simple bandage roulé de ouate et de carton. Les bandages amidonnés et plâtrés ne conviennent en aucun cas de tumeur blanche : ils peuvent même être dangereux, s’ils compriment les tissus sains du voisinage.

Mesures préventives. — Les causes des tumeurs blanches étant bien déterminées, chacun comprendra ce qu’il faut faire pour les éviter, ainsi que les mesures qui les empêcheraient de se développer lorsqu’elles n’existent encore qu’à l’état de première période d’ inflammation aiguë ou de souffrances récentes.

COW-POX. — C’est le nom qu'on donne au vaccin qui est recueilli sur le pis des vaches. Le cow-pox se présente chez ces animaux sous forme d’une pustule plate ombiliquée, entourée d’un disque rouge étroit, assez semblable aux pustules plates des chancres vénériens.

On sait d’ailleurs que c’est par la main des vachères atteintes de syphilis constitutionnelle que le virus de cette maladie est transmis au pis des vaches, d’où il est repris sous le nom de cow-pox ou vaccin primitif de vache, pour être inoculé à l’homme sous prétexte de préserver l’humanité de la petite vérole !

Le cow-pox, ou vaccin primitif, étant inoculé au pis de jeunes génisses, y développe de nouvelles pustules ombiliquées qui fournissent aux vaccinateurs le virus, vaccin secondaire, appelé vaccin animal, lequel est parfois si atténué, par ses transmigrations successives de génisse à génisse, qu’il a perdu toute force prolifique. On dit alors que le vaccin n’a pas pris !

CRAMPE. — Synonyme de contraction douloureuse des muscles de l’estomac, des intestins. Les crampes se montrent de préférence aux mollets.

Une bonne friction sèche et des linges très chauds appliqués sur le mal le font disparaitre, à moins qu’il n’existe à l’endroit affecté une tumeur ou une désorganisation particulière.

CRÉMATION ( incinération des morts). — Seul mode d’inhumation que recommande l’hygiène et que les peuples devraient employer. Voir Première partie.

CRETINISME. — Atrophie du corps et spécialement du cerveau, accidentelle ou héréditaire, qui est fréquente dans certaines contrées malsaines, et qui se complique alors de difformités diverses, notamment du goitre.

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