‹ L'art de vivreChapitre 127 sur 168 · DARTRE — DÉPURATIFS · texte numérisé non relu

DARTRE — DÉPURATIFS

DARTRE. — Vieux mot qu’on applique dans le peuple à une foule de maladies de peau différentes.

DÉFAILLANCE ( faiblesse , lypotliimie). — Quelle que soit la cause de la défaillance, une indigestion, une. émotion, une secousse, elle réclame des • soins identiques à ceux de la syncope. (Voir Première partie.)

DÉLIRE. — Perte de la raison, passagère comme dans certaines maladies et dans l’ivresse, ou permanente comme dans la folie. (Voir Maladies nerveuses et Première partie, page 210.)

DELIRIUM TREMENS. — Délire accidentel propre aux ivrognes, accompagné souvent de tremblements musculaires et d’hallucinations plus ou moins dangereuses, qui porte ces sujets, tantôt au suicide, tantôt à l’assassinat.

Cause. — La cause du delirium tremens n’est autre que l’usage abusif des liqueurs alcooliques.

Traitement. — Le traitement invariable est celui-ci : mettre le malade dans une camisole de force pour qu’il ne puisse nuire à autrui ni à lui-même ; lui faire boire des doses répétées de sirop de morphine par cuillerée à café pour amener un calme relatif ; lui donner des aliments sains convenablement épicés.

DÉLIVRANCE. Voir la Première partie, Accouchement.

DÉMENCE. — Folie. (Voir Maladies nerveuses.)

DENT et DENTITION. Voir Première partie, Maladies des enfants et. Gingivite.

DÉPURATIFS. — Les empoisonneurs de l’école Pasteur, qui ne visent qu’à tuer une foule de petites bêtes dans l’économie humaine au moyen de tous les virus les plus violents, ne savent plus ce que c’est qu'un dépuratif.

Étudier les lois de la nature, suivre ses métamorphoses pour les diriger en vue de la santé et du bien-être de chaque sujet, c’est le vieux jeu! Ils ont changé tout cela ! En un tour de main, ils escamotent les maladies en détruisant les microbes sur place, dans le corps humain. Il est vrai qu’après cela cette guenille qui vous est chère est détraquée, engourdie, paralysée, décomposée pour longtemps ou pour toujours. Qu’est-ce que cela peut vous faire, puisqu’on a empoisonné les microbes et qu’à force de vous en fourrer dans le sang et les tissus on vous a habitué à vivre, à végéter et à mourir en leur anodine compagnie — comme l’ivrogne, comme les morphinomanes vivent, végètent et meurent en tenant bon ménage, jusqu’à la fin, avec l’alcool, avec

Page 1