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DÉPURATIFS

la morphine, la cocaïne, l’antipyrine et toutes les autres machines chimiques en ine?

Le corps humain s’imprègne facilement de substances contraires à sa nature ou à son état physiologique normal. Par exemple : de graisse, de bile, de lymphe, de poisons i arsenic, opium, alcool, mercure, etc.); de virus (syphilis, scrofules, tubercules, cancer).

De plus, ses tissus et ses humeurs s’altèrent facilement au contact permanent ou frequent d’aliments malsains ou d’une atmosphère impure. Ainsi naissent la chlorose, l’hvdrohémie, l’anémie des houilleurs, les fièvres intermittentes, le typhus, la fièvre jaune, etc..

Enfin, certaines maladies graves y laissent l’empreinte ou les reliquats de leurs manifestations morbides. Voilà comment se produisent le sclérème chez les petits enfants qui ont eu froid et qui n’ont pas été bien guéris, Y hydropisie chez les scarlatineux convalescents, la plilegmalia alba dolens chez lés femmes en couches qui ont été imprudentes ou mal conseillées, les abcès et les ulcères chez les vaccinés, etc.

Voilà autant de maladies très fréquentes qui ne peuvent être bien traitées que par les dépuratifs, quoi qu’en disent les microbistes, ineptes et ignares en fait de clinique.

On entend par dépuratif tout remède, tout aliment ou toute boisson ayant pour effet de substituer à des humeurs organiques altérées ou viciées des humeurs saines, un sang frais, nouveau. On comprend maintenant le rôle et l’importance des dépuratifs.

Tout aliment frais, végétal ou animal, et toutes les boissons aqueuses naturelles font partie du régime dépuratif.

Parmi les remèdes dépuratifs, il faut citer, en premier lieu : les eaux minérales contenant des sels de soude et de potasse, à l’exclusion de la magnésie; et en second lieu : les purgatifs quelconques, à l’exception des composés de mercure ( calomel , etc.).

Quant aux eaux arsenicales et aux préparations mercurielles telles que le sublimé corrosif, la liqueur de Van Swieten, les pilules d’iodure de mercure, etc., elles ne doivent jamais être employées, nulle part, ni en aucun cas, que pour faire crever les mouches, les punaises et autres bêtes nuisibles.

— Que faut-il penser des deux drogues qui ont joui d’une grande vogue comme agents dépuratifs, par exemple dans les cas de syphilis et de vaccination : Viodure de potassium et le bromure de potassium?

Ces deux médicaments sont plutôt altérants que dépuratifs. On peut en user, quelquefois, à petites doses. Mais leur usage, continué à doses plus ou moins élevées, est toujours nuisible.

Mieux vaut s’en passer, les sels et les eaux minérales de soude et de potasse ordinaires, bien administrés, ayant les mêmes vertus et n’avant aucun des inconvénients de l’iodure et du bromure de potassium.

DERMATITE — DIABÈTE.

DERMATITE, DERMITE. — Inflammation de la peau, érysipèle, etc. (Voir Maladies de la peau.)

DÉSII> FECTIOIN. — J’ai indiqué, souvent déjà, les meilleurs modes de désinfection; mais il est bon de les résumer ici.

Pour le corps humain : les bains savonneux et sulfureux.

Pour les vêlements et linges : le lavage à l’eau bouillante ou l’air chauffé à 1 10° dans une armoire spéciale.

Pour les habitations, les voitures, les wagons, les navires, etc.: les courants d’air, le soleil, le blanchiment, le goudronnement, le soufre brûlant, le chlore dégagé par le système Guyton de Morveau.

Pour les parasites du corps : le soufre en poudre.

Pour les parasites d’appartement : le sublimé corrosif dissous dans l’eau.

Pour les égouts, aqueducs, lieux d'aisance : le sulfate de fer.

Pour les cadavres : la chaux vive et l’incinération.

DIABÈTE. — Quand les aliments et les boissons sont incomplètement digérés ou consumés dans l’organisme, par suite d’une cause quelconque, les reins éliminent des quantités plus ou moins considérables d’urine souvent chargée de sucre, c’est-à-dire de substances charbonneuses non utilisées. En même temps, le malade dépérit visiblement.

Causes. — Le diabète est dû : tantôt à une altération du cerveau produite par une chute ou des chocs violents, tantôt à une détérioration générale de l’organisme par un défaut d’équilibre entre les substances ingérées et les substances consumées quotidiennement.

Traitement. — On ne peut opposer qu’un traitement palliatif au diabète provoqué par des accidents traumatiques, tels qu’une chute de très haut sur les pieds, etc.

Mais on peut traiter avantageusement et guérir le diabète occasionné par des perturbations physiologiques, telles que l’abus des plaisirs, un régime trop féculent, une alimentation irrégulière, des repas trop fréquents, une •existence sédentaire, des marches forcées, etc.

Dans tous ces cas, le remède du diabète ne consiste pas, comme les classiques l’ont dit si longtemps à tort, dans telle panacée, tel régime spécial, dans l’abstinence de sucre, de fécule, etc.; mais dans une étude approfondie des us et habitudes du malade, pour supprimer ses écarts de régime ou de vie, et pour reconstituer sa santé en rétablissant l’équilibre dans ses fonctions physiologiques.

Voilà tout le secret de cette thérapeutique.

Aux diabétiques par abus des fécules, sans doute il faudra recommander un régime tonique; mais aux diabétiques épuisés par des excès divers, le

DIARRHÉE' — DIPLOPIE.

régime tonique, d'emblée, serait préjudiciable, tandis que les aliments mixtes, féculents, sucrés et azotés à la fois, réussissent à merveille.

Le traitement du diabétique doit donc être essentiellement hygiénique en principe, et approprié individuellement à chaque sujet selon sa constitution, son tempérament, ses habitudes anciennes et l’état actuel de ses organes.

Qu’on ne vienne donc plus nous parler des vertus du pain de gluten et des dangers du sucre, chez les diabétiques. Ce qui fait du bien à l’un de ces malades peut faire du mal aux autres.

DIARRHEE ( cholérine , dysenterie). — Flux des intestins, dont les causes sont nombreuses. Il y a des diarrhées qui proviennent de causes externes, par exemple du froid ou des épidémies régnantes; il en est qui résultent de causes internes : la dentition, le muguet, un mauvais régime, des maladies aiguës ou chroniques diverses, telles que la fièvre typhoïde, le diabète, etc.

Les diarrhées dues aux causes extérieures doivent être l'objet des soins immédiats suivants : mettre le malade au lit, le réchauffer parfaitement, lui administrer quelques élixirs toniques et lui donner ensuite, au bout d'un jour ou deux de ce traitement hygiénique, des aliments doux : lait, fécule et bouillons.

Les diarrhées produites par des causes internes n’étant qu’un symptôme d’une autre maladie principale doivent être combattues, en même temps que celle-ci, par des moyens analogues à ceux qui viennent d’être indiqués.

C’est dans les diarrhées chroniques par causes internes que les astringents conviennent le mieux, tandis que contre les diarrhées aiguës par causes externes : dysenterie, cholérine, etc., les boissons adoucissantes, les cataplasmes émollients, la chaleur du lit et les stimulants légers sont toujours préférables aux préparations pharmaceutiques de ratanhia, de bismuth, d’opium, etc.

DIATHÈSE. — Maladie constitutionnelle. On dit : la diathèse syphilitique, cancéreuse, tuberculeuse, etc.

DIFFORMITÉS. — Les difformités sorporelles sont innombrables. Leur traitement relève tantôt de la gymnastique, tantôt de l’orthopédie, tantôt des opérations chirurgicales. Par exemple : le strabisme relève de la gymnastique; les courbures rachidiennes, de la gymnastique et de l’orthopédie; le pied-bot, le bec-de-lièvre, etc., de la chirurgie opératoire. (Voir Scoliose.)

DIPUTUÉRIE. — Angine avec fausses membranes qui envahissent parfois toutes les muqueuses. Dans tous les cas, le traitement de la diphthérie est celui de Y angine et du croup. Voir ces mots.

DIPLOPIE. — Les objets sont vus en double quand il y a défaut d'harmonie dans le fonctionnement des deux yeux. C'est souvent un accident passager: quelquefois l'indice d’une altération organique sérieuse.

DIPSOMANIE — ÉCLAMPSIE.

DIPSOMANIE. — Soif excessive habituelle. Les ivrognes en fournissent de nombreux exemples, surtout chez les femmes. La soif devient une manie, une maladie à la fois nerveuse et viscérale.

DOSIMÉTRIE. Voir Homéopathie.

DIURÈSE. — Urines très abondantes. La diurèse se montre parfois comme solution naturelle d’une maladie aiguë ou chronique, telle que l’ascite, l’anasarque, etc. ; parfois, elle n’est qu’un simple symptôme morbide d’une affection naissante ou ancienne, le diabète.

DURILLON (cors, callosités). Voir Cors aux pieds.

DYSCRASIE. — Mot baroque, insignifiant, inutile, pour dire : état morbide des humeurs du corps.

DYSENTERIE (voir Diarrhée). — Les épidémies dysentériques, autrefois si communes quand les populations méconnaissaient toutes les règles de l’hygiène publique, ne se montrent plus dans les localités bien tenues. C’est la fièvre typhoïde qui domine maintenant dans nos climats tempérés, grâce à l’incurie des personnes qui négligent de prendre sur elles et autour d’elles les précautions nécessaires de l’hygiène privée et publique.

DYSMENORRHEE. — Menstruation difficile. (Voir Maladies des femmes.)

DYSPEPSIE. — Digestion laborieuse. (Voir Embarras gastrique.)

DYSPHAGIE. — Difficulté d’avaler.

DYSPNÉE. — Difficulté de respirer; il y a dyspnée dans l’asthme et dans certaines maladies des poumons et du cœur. Dans la grossesse et dans l’ascite, il existe quelquefois une dyspnée plus ou moins prolongée, qui disparait avec la cause qui l’entretient.

DYSTOCIE. — Accouchement difficile, anormal.

DYSUR1E. — Difficulté d’uriner ; par exemple, après l’application d’un vésicatoire et dans certains urticaires. Tout ce qui irrite le système nerveux génito-urinaire peut occasionner la dysurie, qu’on guérit par des bains chauds et des boissons émollientes.

ECCHYMOSE. — Tache bleuâtre à la peau, résultant d’une contusion ou d’un pincement. Pour faciliter la résorption du sang épanché à travers le tissu cutané qui forme l’ecchymose, il est bon de faire des frictions sèches assez fréquentes sur le point lésé et sur les parties de peau adjacentes.

ECLAMPSIE. — Attaques de nerfs ressemblant aux accès épileptiques

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