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EMBOLIE — EMPOISONNEMENT

EMBOLIE. — Quelques petits caillots de sang, des parcelles minuscules de tumeur quelconque peuvent être entraînés dans les grosses veines, et des grosses veines au cœur, où elles occasionnent parfois un tel trouble dans les mouvements de cet organe qu’il en résulte le refroidissement des membres, la dyspnée, la congestion des poumons, de la face et de la peau, et la mort ù bref délai.

L’aspect des malades atteints d’embolie a beaucoup d’analogie avec celui des cholériques.

Il faut les traiter absolument comme ces derniers, en essayant de réchauffer à tout prix tout le corps et surtout les extrémités inférieures.

EMBRYOTOMIE. — Opération exécutée sur un fœtus, mort ou non, pour sauver l’accouchée. Une opération de cette nature doit toujours être décidée sur l’avis de plusieurs praticiens réunis.

EMPHYSÈME. — L’emphysème pulmonaire s’appelle aussi asthme.

Après certaines blessures extérieures ou intérieures, de l’air peut s’infiltrer dans le tissu cellulaire sous-cutané du cou, de la poitrine, etc. Cet emphysème, dit traumatique, doit être traité par un bandage compressif avec ou sans incision préalable k la peau. (Voir Asthme.)

EMPIRISME. — Méthode de traitement fondée exclusivement sur des traditions vulgaires ou sur une expérience personnelle irréfléchie, non raisonnée. Un empirique est un ignorant.

La vaccine est une routine empirique que la science réprouve et que les faits condamnent.

EMPOISONNEMENT. — Ce sujet a été traité dans la Première partie. L’empoisonnement est rapide ou lent, selon la nature du poison. Il est criminel ou involontaire, selon les circonstances. On le dit miasmatique, infectieux, vénéneux, virulent, d’après l’origine et les propriétés spéciales du poison.

Disons un mot de quelques poisons particuliers.

1. — L’acide sulfurique joue aujourd’hui un grand rôle dans nos mœurs excentriques.

L’action des acides énergiques est si prompte que l’on n’arrive jamais à temps pour en conjurer les effets, qui sont absolument locaux. S’ils ont été appliqués sur la peau , celle-ci est instantanément corrodée ; s’ils sont absorbés par la bouche, la muqueuse bucco-stomacale est aussitôt désorganisée. Que faire en ces cas? Boire immédiatement des litres d’eau salée (avec le sel de cuisine) pour laver les muqueuses brûlées; laver à grandes eaux, salées aussi, les parties externes entamées.

C’est tout ce qu’il y a de plus simple, de plus rationnel et de plus efficace à conseiller dans ces cas.

2. — Pes moules, les homards, les huiles animales, les potions iodurées

EMPYÊME — ENGORGEMENT.

et les viandes conservées occasionnent souvent, quand un commencement de fermentation ( décomposition putride) s’v est produit, des empoisonnements, généralement peu dangereux, caractérisés par une indigestion angoissante et un urticaire insupportable. J’ai vu des cas d’urticaires produits par des potions d’iodure de potassium préparées depuis six mois, et par d’anciennes pilules d’huile de foie de morue probablement décomposées.

Si, depuis l’ingestion de ces aliments altérés, il s’est passé peu de temps, on administre un vomitif quelconque. Après cela, on met le malade au lit et on lui fait boire, à petits coups, de petites doses de café, de bourgogne et de limonade citrique ou sulfurique, alternativement.

3. — Le vaccin empoisonne souvent aussi, mais lentement, les sujets qui se soumettent à cette odieuse coutume, indigne de notre civilisation. Cet empoisonnement est absolument de même nature que l’infection syphilitique et doit être traité comme celle-ci, par le régime végétarien et par les boissons alcalines dépuratives, la méthode purgative et la gymnastique.

ElPYÈlli:. — Pus accumulé dans la poitrine, dans les poumons ou la plèvre. On se débarrasse de ce pus par une incision ou une ponc tion à travers les muscles costaux et l’injection dans le foyer purulent d’eau tiède et de .genièvre.

Autrefois on prenait mille précautions pour empêcher l’air atmosphérique de pénétrer dans les foyers purulents par l’ouverture chirurgicale, comme un s’ingénie aujourd’hui h employer des antiseptiques dive’rs dans les liquides destinés aux injections.

Tous ces procédés sont dérisoires. L’air cautérise lentement, cicatrise peu à peu les plaies, tant internes qu’externes; et tous les antiseptiques chimiques ne valent pas les lavages hygiéniques fréquents à l’eau et au genièvre.

ENCÉPHALITE. — Inflammation du cerveau. (Voir Méningite.)

ENCEPHALOCÈLE. — Hernie du cerveau. Difformité de naissance. Quelquefois, suite d’un traumatisme violent.

ENC1IIFRÉN EMENT (coryza). — C'est le commencement ordinaire des bronchites et des maux de gorge. Si l’on soignait bien d’emblée les enchifrènements, on éviterait bien des rhumes. (Voir Coryza.)

ENDÉMIE. — Maladie régnant habituellement dans un pays. Le choléra est endémique sur les bords du Gange.

ENDOCARDITE. — Inflammation de la membrane interne du cœur. (Voir Cœur.)

ENFANTS. Voir Maladies des enfants.

ENGELURES. Voir Cors et Durillons.

ENGORGEMENT. Voir Congestion.

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