‹ L'art de vivreChapitre 129 sur 168 · ÉCORCHURES — ÉCROUELLES · texte numérisé non relu

ÉCORCHURES — ÉCROUELLES

qui se produisent quelquefois dans le cours ou à la fin de la grossesse. Voir Maladies des femmes.

ECORCHURES. — On a tort de ne pas prendre garde aux moindres écorchures. La peau, dépouillée de son épiderme, absorbe facilement tous les virus, les poisons et les miasmes avec lesquels elle peut être en contact.

D’un autre côté, l’irritation produite par des frottements ou des chocs, même légers, sur une plaie vive, peut amener des inflammations diverses du derme ( dermatite ), ou des vaisseaux lymphatiques ( lymphangite ), ou des tissus musculo-tendineux (panaris).

Enfin, des écorchures produites par des morsures suspectes ou des piqûres vénéneuses pourraient, faute de soins convenables, devenir le centre ou la source d’un grave empoisonnement du sang, ou du tétanos simple ou rabique.

Soignez donc toutes les écorchures et les piqûres : 1° en cautérisant avec une solution d’azotate d’argent celles qui sont d’ origine suspecte; 2° en recouvrant toutes les écorchures sans exception, cautérisées ou non, d’un peu de taffetas qui les mette à l’abri, non pas tant du contact de l’air dont on n'a jamais rien à craindre, mais du froid, des frottements et des corps étrangers.

ÉCOULEMENTS. — Toutes les ouvertures naturelles du corps aboutissant à des membranes muqueuses peuvent être le siège d’un écoulement mucoso-purulent, déterminé par l’inflammation des muqueuses mêmes, ou des organes avec lesquels elles sont en rapport. De là, des écoulements d’oreille, d'yeux, du nez, de l’anus, de l’urèthre, du vagin.

Quelle que soit la cause de ces écoulements, récents (aigus) ou anciens (chroniques), le traitement consiste dans l’emploi des moyens suivants : repos des organes affectés, lotions tièdes, régime doux, bains, sangsues et vésicatoires contre les écoulements aigus; mêmes soins contre les écoulements chroniques, avec cette seule différence que les sangsues et les vésicatoires doivent être remplacés par des lotions ou des injections légèrement astringentes, et même quelquefois par une cautérisation superficielle, pour modifier l’état strumeux, pulpeux ou hypertrophique de la muqueuse ou du viscère malade.

ÉCROUELLES. — Tumeurs ou humeurs froides qui se développent au cou, aux aisselles, aux aines, chez des sujets lymphatiques ou chez des malades épuisés par une longue diète, surtout s’ils ont été traités au moyen de poisons tels que le mercure, l’arsenic, le salvcilate de soude, etc.

Trailomcnl. — Il faut modifier la constitution des lymphatiques par un régime alimentaire mixte, composé de bons légumes, d aromates et de viandes jeunes; et restaurer par des aliments choisis, en petite quantité d’abord, la santé des convalescents trop épuisés.

Quant aux humeurs froides elles-mêmes, on doit éviter d’employer contre

ECTHYMA — EMBARRAS GASTRIQUE.

elles les cataplasmes, les graisses et les applications irritantes telles que, par exemple, la teinture d’iode. Lorsqu’une semblable tumeur se lorme, soit dans un ganglion du cou, soit ailleurs, il faut la recouvrir d un emplâtre de poix de Bourgogne, de Bavière ou d’onguent de la Mère, jusqu’à ce que la résolution ou résorption de la lymphe épanchée soit complète, ou que la fonte purulente achevée permette au chirurgien de faire une incision au point le plus déclive du mal pour vider l'abcès à fond.

Mesures préventives. — Pour empêcher le développement des humeurs froides, on modifiera les tempéraments lymphatiques et les constitutions scrofuleuses par un régime et un genre de vie parfaitement conçus au point de vue hygiénique. Mais on aura soin surtout de supprimer la vaccine, qui est la principale cause de ces tristes constitutions et de ces mauvais tempéraments.

ECTHYMA. — Maladie de peau, caractérisée par des pustules de mauvais aspect. Cette affection est d’origine syphilitique ou mercurielle et se montre de préférence chez les enfants vaccinés.

Traitement anti-syphilitique.

ECTRORIOIY. — Le bord des paupières, en se retournant au dehors par suite d’une blépharite chronique, forme ce qu’on nomme Vectropion. Voir Enlropion, qui est dû à une cause semblable.

ECZEMA. — Maladie de peau consistant en petites vésicules, souvent produites par la gale, par la vaccine ou par des drogues mercurielles.

Traitement de la gale et, dans les cas rebelles, traitement de l’ecthyma.

EFFORT. — L’effort musculaire est le point de départ de beaucoup d’entorses et de luxations, de courbatures et de lumbagos, de crampes et de hernies.

Après un effort malheureux, il faut laisser reposer le point affecté et le soigner à l’aide d’onctions ou de sangsues, jusqu’à ce que toute douleur ait disparu.

ÉLÉPHAATIASIS. — Maladie cutanée provenant d’une altération du sang ou de vives et longues irritations du tissu cellulaire du derme.

Traitement dépuratif et purgatif, pour améliorer la constitution du sujet.

En même temps, dégorger les tissus malades par des frictions, par des topiques doux, de bons bandages ouatés.

EMRARRAS GASTRIQUE. — Les écarts de régime et les affections morales sont les principales causes des embarras gastriques. Quelques doux purgatifs, des aliments légers, aromatisés et convenablement répartis dans la journée, une bonne dose de philosophie, au besoin, triomphent aisément des embarras gastriques, qui ne sont pas le symptôme précurseur d’une maladie inévitable : un accès de goutte, une fièvre typhoïde, etc.

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