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ÉPILEPSIE — ÉRYSIPÈLE

ÉPILEPSIE. Voir Maladies des femmes.

ÉPISTAXIS. — Saignement de nez. Les sujets de faible constitution, les anémiques et ceux qui sont affaiblis par une maladie quelconque, saignent facilement par le nez. L’épistaxis peut être aussi avant-coureur d’une fièvre typhoïde ou éruptive naissante. On sait, enfin, qu’il est fréquent après une chute ou un choc sur la face.

Traitement. — Il faut arrêter l’hémorragie nasale, d’abord, et traiter ensuite la maladie qui l’a provoquée quand l’épistaxis n’est qu’un symptôme morbide.

Pour arrêter l’hémorragie nasale, il faut appliquer des compresses d’eau froide sur le front et à la nuque, qu’on renouvelle de minute en minute. Quand l’hémorragie est intense et rebelle, on tamponne les narines avec de petites boulettes de charpie enduites de perchlorure de fer.

Il se fait souvent que le sang des narines coule vers le pharynx, ce qui effraie à tort les personnes qui crachent du sang de cette manière.

Dans les cas où l’épistaxis se prolonge ou revient trop souvent, il faut donner des toniques astringents, potions de ratanhia, etc.

ÉPIZOOTIE. — Maladie régnant passagèrement chez les animaux : la pleuropneumonie des bêtes bovines, la clavelée des moutons.

ERGOTISME. — Le seigle ergoté est l’un des plus violents poisons végétaux. Il produit la gangrène des tissus. Cet ergot étant formé par des champignons microscopiques qui abondent dans les grains pendant certains étés chauds et humides, se mêle facilement à la farine et au pain. Il devient ainsi cause de ces terribles épidémies d’ergotisme, qui ont parfois décimé des villages entiers, alors qu’on ignorait la vraie cause du mal et que les difficultés de transport ne permettaient pas aux paysans qui se nourrissaient de ce poison de faire venir des grains étrangers.

Contre cet empoisonnement, il n’y a d’autres remèdes que des palliatifs, tels que le laitage comme aliment principal, et les purgatifs' salins pour renouveler la trame organique altérée par l’ergot de seigle.

ERUCTATION. — Gaz et quelquefois matières alimentaires remontant de l’estomac vers la bouche dans le cours de certaines digestions laborieuses ou d’un repas précipité. Souvent aussi, l’éructation est le fait d’une mauvaise habitude, d’un tic contracté par des gens peu circonspects.

ÉRYSIPÈLE. — Inflammation de la peau et du tissu cellulaire souscutané, provenant d’une plaie mal soignée qui irrite les tissus, ou d’un refroidissement vif et subit d’une partie quelconque du corps : oreille, nez, face, etc.

Traitement. — L’crysipèle chirurgical exige des soins spéciaux. Il faut soigner la plaie proprement et tenir chaudement toutes les parties affectées.

L érysipèle médical peut devenir rapidement mortel s’il occupe la face.

ÉRYTHÈME — ÉTOURDISSEMENT.

Lorsqu il est violent ou mal traité, l’inflammation peut se propager aux yeux et aux membranes du cerveau.

En ce cas, il est nécessaire de tenir le malade dans une température chaude et humide assez élevée, d’appliquer des sangsues au cou ou derrière les oreilles, et de lui donner des boissons sudorifiques et des aliments liquides doux.

La méthode purgative peut être aussi avantageusement employée dans les cas graves.

I raitement topique. — Sur la peau érysipélateuse que faut-il appliquer? Des linges secs et doux ou simplement de la poudre anodine d’amidon, de folle avoine ou de lvcopode, et des lotions d’eau tiède.

Tous les corps gras, onguents, graisses, et tous les liquides alcooliques, phéniqués, camphrés, tous les lavages à l’eau savonneuse ou sulfureuse, sont nuisibles, parce qu’ils accroissent l’irritation de la peau (la dermite ou la dermatite).

EUY I II OIE. — Inflammation superficielle de la peau chez les enfants qui urinent dans leurs langes, chez les femmes grasses, etc. On la traite ■ comme un érysipèle léger, par la propreté sèche et les poudres anodines.

ESQUINAI\CIE. — Mal de gorge.

ESTOMAC. — Les différentes maladies de l’estomac ont été signalées chacune sous leur nom particulier dans ce dictionnaire. 11 me reste seulement à parler ici d’un procédé thérapeutique étrange qui a été imaginé par les charlatans de l'école microbique. Sous prétexte que l’estomac, à la façon d’une chaudière métallique, se salit et s’incruste par l’usage ou se remplit de microbes, ils ont dit que ce viscère devait être de temps en temps lavé, récuré ! C’est le lavage médical de l’estomac.

Laissons ces trucs aux exploiteurs de l’humanité ignorante et crédule.

ÉTERN U EMENT. — L’éternuement est l’indice d’un commencement de rhume chez certains individus. Le plus souvent, il est l’effet d’une irritation légère de la muqueuse nasale par des corps étrangers ou par du mucus desséché. C’est plutôt un remède donc qu’un symptôme de maladie dans ce • dernier cas

ÉTOURDISSEMENT. — L’étourdissement est provoqué souvent par une position fort inclinée du haut du corps en avant; parfois, par une cravate trop serrée au cou, ou par une digestion pénible, ou par un commencement de congestion cérébrale.

On conçoit facilement, d’après cela, quels peuvent être les meilleurs moyens de prévenir et de guérir l’étourdissement.

ÉTRANGLEMENT. — Quand une hernie ne rentre pas et devient douloureuse, il faut prendre garde à ce qu’on appelle Y étranglement herniaire, accident grave qui doit être immédiatement combattu par 1 un ou 1 autie de

ÉVANOUISSEMENT — EXTRAVASATION.

ces procédés : faire rentrer la hernie dans l’abdomen par un massage doux et prolongé en plaçant le sujet horizontalement, les cuisses et les jambes plus élevées que le tronc. Lorsqu’on ne parvient pas à faire rentrer la hernie étranglée, il n’y a plus d’autre ressource que d’avoir recours à l’opération.

ÉVANOUISSEMENT. — Défaillance ou syncope.

EXANTHÈMES. — Taches diverses, avec ou sans ampoules, à la peau.

EXCORIATIONS. — Écorchures qui réclament les mêmes soins que toutes les plaies superficielles de la peau, spécialement l’application d’un taffetas anodin ou de linges fins, pour éviter le frottement et l’irritation des parties lésées.

EXCROISSANCES. — Les excroissances qui apparaissent sur le corps sont : les verrues simples, les polypes, les végétations syphilitiques, cancéreuses, etc., et les bourgeons charnus.

On traite les excroissances diverses par la cautérisation simple avec des liquides acides, quelquefois par l’excision avec des eiseaux.

Les bourgeons charnus qui se développent trop vivement dans les plaies en suppuration sont réprimés de la même manière avec la poudre d’alun, de tanin, le crayon de sulfate de cuivre, une solution d’azotate d’argent, le genièvre, etc. ; et surtout par le contact de l’air.

EXOPHTA I.MIE. — Projection de l’œil en dehors par suite d’une tumeur orbitaire, ou d’une inflammation chronique intra-oculaire, ou d’une affection goitreuse spéciale.

L’exophtalmie n’est qu’un effet dont il faut chercher la cause pour la supprimer. La méthode purgative est indiquée dans le goitre exophtalmique prononcé.

EXOSTOSE. — Tumeur osseuse déterminée tantôt par une syphilis mal soignée, plus souvent par l’emploi thérapeutique des mereuriaux.

EXTASE. Voir Maladies des femmes.

EXTINCTION DE VOIX. — Les enrouements, les extinctions de voix ou l’aphonie proviennent généralement d’une maladie du larynx.

Mais une remarque essentielle à ce sujet doit être placée ici : la voix a des corrélations directes avec les fonctions génito-urinaires. C’est ainsi que l’abus des plaisirs sexuels, chez l’homme comme chez la femme, se traduit facilement par l’enrouement de la voix. Ce symptôme caractéristique est d’une haute importance pour reconnaître les causes vraies de certaines altérations chroniques de la voix.

EXTRAVASATION. — Liquides qui pénètrent dans les tissus h la suite de contusions diverses ou de maladies graves. Simple symptôme, qui n’a d’autre importance que celle de la cause qui le détermine.

FAIBLESSE — FIÈVBE.

FAIBLESSL. Ce mot s entend dans le sens de défaillance passagère ou d’affaiblissement général permanent; faiblesse du sang, faiblesse de constitution.

FARCIN (morve). — Maladie du cheval transmissible à l’homme. Cette affection est occasionnée par une suppuration virulente très contagieuse, qui survient chez les chevaux blessés ou malades et mal soignés. Elle attaque les vaisseaux lymphatiques et les veines et décompose rapidement le sang.

Traitement. — On donnera aux sujets atteints de morve des boissons acidulées; on fera des pansements fréquents au genièvre, sur tous les points du corps atteints par la maladie, et on appliquera la Méthode purgative.

Mesures préventives. — Cautérisez largement les plaies, blessures, excoriations, etc., qu’on soupçonne avoir été en contact avec le pus farcineux et prenez de grandes précautions en soignant les chevaux morveux.

FAVUS (teigne). Voir Maladies des enfants.

FIBROME. — Tumeur dure, de nature fibro-plastique. Cette tumeur, en général bénigne, peut dégénérer en tumeur maligne quand la santé du sujet s’altère par une cause quelconque.

FIÈVRE. — Ce mot s’applique à une foule de maladies différentes. La fièvre, en général, est caractérisée par la chaleur de la peau, le pouls fréquent et dur, la sécheresse de la bouche, l’accablement et l’insomnie.

Jetons un coup d’œil sur les principales espèces de fièvres.

1° Fièvre éphémère. — État fébrile qui ne dure qu’un jour ou deux chez des sujets jeunes, qui ont été surchauffes ou surmenés légèrement. Le repos au lit et des rafraîchissements en font toujours justice.

2° Fièvre bilieuse. — Fièvre plus ou moins vive avec amertume de la bouche. Un vomitif ou un purgatif actif la guérit assez facilement ;

3° Fièvre catarrhale (grippe). Voir Bronchite.

4° Fièvre cérébrale. — C’est l’encéphalite ou la méningite des jeunes sujets; quelquefois une forme particulière de la fièvre typhoïde. Traitement de la méningite ou de la fièvre typhoïde.

5° Fièvres continues. Voir Fièvre typhoïde.

6° Fièvre de lait. Voir Maladies des femmes.

7° Fièvres éruptives. — Tout le groupe des fièvres, qui se traduisent par des symptômes spéciaux h la surface de la peau, est compris sous le nom de fièvres éruptives : rougeole, scarlatine, suette, variole et leurs variétés.

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