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FIÈVRE

Le traitement de ces affections doit être essentiellement hygiénique: repos absolu, douce chaleur au lit et dans les appartements, suppression de la clarté trop vive du jour, surtout pour la petite vérole; régime alimentaire doux, boissons légèrement tièdes, sudorifiques au début, plus ou moins acidulées dans le cours de l’affection.

A l’aide de ces moyens bien simples, on évitera les complications et l’aggravation de ces maladies, qui ne deviennent guère redoutables que par le défaut de soins hygiéniques et par l’usage des drogues.

8" Fièvre hectique. — Fièvre lente des phtisiques.

9° Fièvre inflammatoire. — Cette fièvre, simple mais ardente, dure de cinq à huit jours au plus, quand elle est soignée comme il vient d’être dit pour les fièvres éruptives.

Malheureusement, la médecine classique a inventé depuis quelques années : les fièvres muqueuses, qui ne sont pas de véritables fièvres typhoïdes, mais des états fébriles légers, simplement inflammatoires, que des diètes absurdes et des drogues intempestives prolongent et transforment, parfois, en inflammations consécutives des muqueuses digestives.

-10° Fièvres intermittentes ( fièvres des marais, fièvres périodiques, rémittentes). — La fièvre intermittente est causée par les émanations des marais. C’est un empoisonnement du sang; il y a aussi dans cette affection une perversion des fonctions de la peau sous l’influence de l’humidité tantôt froide, tantôt chaude, de l’atmosphère marécageuse.

Quoi qu’il en soit, des frissons suivis de chaleurs et de transpirations, revenant à intervalles plus ou moins réguliers, font reconnaître cette maladie.

Traitement. — Le sulfate de quinine a été considéré comme une panacée contre ces fièvres périodiques, et même contre tout mal périodique, fût-il névralgique, ou rhumatismal, ou syphilitique. Le fait est que cela est exagéré. On guérit la fièvre intermittente par une alimentation saine, tonique, amère, par la médication purgative et des soins hygiéniques conçus de manière à entretenir parfaitement et continuellement les fonctions perspiratoires de la peau, en hiver surtout.

Le sulfate de quinine à petites doses n’est qu’un amer, tonique comme tant d’autres, dont on peut souvent se passer; à hautes doses, c’est un remède plus dangereux que toutes les fièvres intermittentes et continues, etc.

Mesures préventives. — Quand on doit habiter des lieux marécageux, il faut vivre sagement, se bien vêtir le jour et se bien couvrir la nuit, chauffer ses appartements et adopter un régime alimentaire mixte, assez tonique.

11° Fièvre jaune. — C’est le typhus des pays chauds, une espèce de fièvre bilieuse grave, pernicieuse, qui atteint surtout les Européens non acclimatés, et les étrangers qui ne se conforment pas aux usages et coutumes hygiéniques des localités qu’ils habitent. La fièvre jaune produit parfois des symptômes analogues h ceux du choléra. Elle est endémique, et non contagieuse d’homme à homme, pas plus que le choléra et le typhus. — Traitement du typhus.

FlÈVItK.

L2" Fièvre larvée. — Certaines fièvres peuvent ne présenter qu’un ou deux symptômes apparents. Ainsi il arrive qu’un individu se plaint seulement de névralgie faciale ou crânienne périodique, rebelle aux soins ordinaires. S’il a habité des localités humides, on soupçonne l’existence d’une fièvre intermittente incomplète, masquée, dissimulée (larvée)-, on prescrit le traitement de cette fièvre et si le malade guérit, on assure qu’il a eu une fièvre intermittente larvée! On va jusqu’à dire, en médecine classique, qu’il existe des lièvres sans fièvre, des maladies éruptives sans éruption, etc. Nous le voulons bien, mais on admettra que ces cas pathologiques constituent plutôt des indispositions, des malaises dépendant d’une constitution climatérique ou d’une épidémie régnante, que des maladies réelles ; et qu’il suffit de quelques soins hygiéniques pour en triompher.

13" Fièvre lente. — On nomme ainsi, dans le monde et au pays de Liège particulièrement, un état chronique chez des enfants, qui ont perdu l’appétit et qui dépérissent tout en grandissant. Cette fièvre lente est facilement combattue par de légers toniques, acidulés et ferrugineux, composés comme il suit, par exemple :

Teinture martiale de Ludovic 130 grammes.

Élixir de Garus 50 —

ou bien :

Tartrale ferrieo-potassique T grammes.

Eau distillée 140 —

Élixir de Garus 30 —

Sirop de citron 30 —

0 n fait prendre à chaque repas principal une cuillérée à café de ces toniques aux enfants atteints de fièvre lente, et en peu de jours ils reprennent appétit et recouvrent leurs forces et leur gaieté.

14 » Fièvre miliaire. — Elle est caractérisée par une éruption à la peau de petits boutons très fins ou de .très petites vésicules; comme il en survient ordinairement après l’application de cataplasmes chauds ou d’une transpiration prolongée. Cette affection est bénigne et ne réclame que du repos et des boissons rafraîchissantes pendant un jour ou deux.

15° Fièvre muqueuse. — Espèce de fièvre catarrhale, de grippe ou de bronchite épidémique ; ou espèce de fièvre inflammatoire, dont les auteurs classiques ont fait un diminutif de la fièvre typhoïde, par un abus de mots et de drogues des plus regrettables.

Quand la fièvre muqueuse est de nature typhoïde, c’est une fièvre typhoïde. Quand elle est simplement catarrhale ou inflammatoire, c’est une grippe ou un état fébrile mal compris et mal soigné trop souvent, car elle n’a rien de commun avec la fièvre typhoïde.

Ce mot est donc aussi inutile, aussi peu clinique que celui de dartres.

On devrait le supprimer de la série 'pathologique.

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