‹ L'art de vivreChapitre 137 sur 168 · HOMÉOPATHIE · texte numérisé non relu

HOMÉOPATHIE

étudiés, nous ne pouvons nous défendre d’un certain sentiment de crainte; l’École allopathique a, il est vrai, pris pour habitude d expérimenter au préalable les substances médicamenteuses sur les animaux, mais malheureusement l’expérimentation se fait presque toujours h doses toxiques, et fréquemment sur des animaux mutilés auparavant, ou curarisés; les lapins et les cobayes sont les victimes expiatoires de ces recherches; on se borne à constater, la plupart du temps, la manière dont les remèdes font mourir et l’on cherche la dose maximu. Les études de l’action physiologique des remèdes, faites par ces confrères, ne sont en dernière analyse que 1 étude de l’action toxicologique des substances médicamenteuses; la \raie action physiologique profonde, intime, souvent de très longue durée, n’y est guère mentionnée et est pour ainsi dire passée sous silence. Chez eux, pour qu’un remède ait une réelle valeur, il faut qu’il possède une action toxicologique puissante; il faut qu’il tue rapidement un cobaye ou un lapin, pour ne pas être relégué dans la classe des remèdes inertes, infidèles ou inusités. Ils sont nombreux aujourd’hui ces remèdes déclarés inertes, et la matière médicale des Écoles officielles ne comporte plus guère que des poisons; un grand nombre d 'excellents remèdes du règne végétal sont aujourd’hui éliminés des traités de thérapeutique, sous prétexte qu’ils ne sont pas assez actifs. Aussi le nombre des remèdes naturels usités chez les allopathes, se restreint- il de jour en jour : ils n’emploient plus guère que les substances dites « énergiques », c’est-à-dire toxiques, et qui ont souvent de tristes conséquences. C’est une des raisons pour lesquelles nous applaudissons aux progrès de l’hydrothérapie. C’est pour des raisons semblables que, parmi les médications de l’ancienne thérapeutique, celle qui nous répugne le moins, qui nous parait la plus inoffensive, est la médication antiphlogistique, c’èst-à-dire les saignées générales et locales (sangsues, ventouses); la raison en est facile à saisir : quand on soutire à un sujet trois ou quatre onces de sang, on sait exactement ce qu’on a fait, et l’organisme humain est si admirablement aménagé qu’il a vite réparé cette petite perte de sang; dans certaines circonstances des saignées locales et générales peuvent même avoir leur utilité ! »

Ce dernier aveu est précieux de la part d’un homéopathe. Dans tous les cas, sa critique de l’allopathie contemporaine reflète trop parfaitement notre opinion personnelle pour que nous ayons renoncé au plaisir de la citer.

— La dosimétrie est un terme moyen entre l’allopathie et l’homéopathie. Elle a la prétention insoutenable de guérir et de juguler les maladies par un tas de poisons chimiques à petites doses, qui sont loin des doses allopathiques mais encore plus loin des doses homéopathiques.

— L'homéopathie, c’est la médecine hygiénique fondée sur un système idéaliste sans fondement et sur des remèdes sans vertu, pour amuser l’esprit des bonnes gens en leur donnant de sages conseils. L’homéopathie ancienne, qui admettait la dilution infinitésimale, c’est-à-dire une absurdité, une rêverie d’halluciné, s’attache aujourd’hui à se rapprocher de la dosimétrie,

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