‹ L'art de vivreChapitre 138 sur 168 · HOQUET — HYDROCÉPHALIE · texte numérisé non relu

HOQUET — HYDROCÉPHALIE

peu a peu, quant a la quantité des médicaments, plus ou moins actifs, qu’elle recommande.

Chacune de ces sectes médicales possède des disciples d’un chauvinisme exaspérant, qui traitent, comme M. Pasteur traita M. Peter, d’homme incompétent, inepte, ignorant, tout savant qui s’avise de ne pas penser comme eux et de ne pas prendre au sérieux leurs incroyables assertions.

HOQUET. Voir Maladies des enfants.

HORSK-POX. — Vaccin-pus recueilli sur les jambes des chevaux. Les pustules du horse-pox sont identiques à celles du cow-pox et contiennent le même virus-vaccin, parce que leur origine est la même ainsi que leur nature propre. En effet, ce sont les mains des palefreniers, atteints de syphilis constitutionnelle, qui communiquent aux jambes des chevaux la syphilis humaine. Et c’est cette syphilis humaine qui, après avoir produit le horse-pox ou vaccin primitif de cheval, est inoculée ou réinoculée aux enfants.

Cela n'a pas empêché les vaccinateurs de préconiser l’inoculation de ce virus comme le moyen préservatif de la variole!

ÏIYDAT1DE. — Les hvdatides sont des vers ou des kystes vésiculaires qui se développent, souvent en amas, soit dans les intestins, soit dans le placenta des fœtus malades, et dont on ne constate l’existence qu’au moment de leur expulsion naturelle ou accidentelle.

Il Y DR ART II ROSE. — Hydropisie des articulations qui succède à des efforts, des écarts, des chocs, ou qui se développe dans le cours et quelquefois à la fin d’une maladie rhumatismale ou goutteuse.

L’hydrarthrose peut entraîner à sa suite une tumeur blanche, si on ne la soigne pas comme il est dit à l’article : Arthrite.

Les médecins d’autrefois avaient le tort de considérer toutes les maladies articulaires de nature inflammatoire : arthrite, hydrarthrose, tumeur blanche, comme la conséquence d’une constitution lymphatique et scrofuleuse. Les sujets atteints de ces affections souffrent et dépérissent plus ou moins; mais, en ce cas, c’est presque toujours le mal local qui a ruiné la santé et non la santé qui, devenue primitivement mauvaise, aurait causé le mal local. On doit se garder, surtout en médecine, de prendre l’effet pour la cause; ce qui, hélas ! n’arrive encore que trop souvent aux praticiens irréfléchis !

HYDROCÈLE. — Hydropisie du scrotum. Cette hydropisie a généralement pour cause la fatigue, la marche prolongée, le froissement ou la contusion des bourses, h cheval ou autrement.

L 'opération par ponction suivie de l’injection d’un liquide alcoolique procure une cure radicale, quand elle est bien faite.

C’est le seul traitement rationnel de cette maladie.

HYDROCÉPHALIE. — Sérosité accumulée dans le cerveau, par suite d’un vice de conformation congénital. (Voir Maladies des enfants.)

Il YU KO NÉ PH IlOS K — IIYGROMA.

llYDROIMiPHROSl'. — Hvdropisie du rein par obstacle àl’écoulement des urines vers la vessie.

IlYDKOPATIIIE. — Traitement par l’eau froide, qui ne convient pas à tout le monde, ni en toute saison, ni pour toutes les maladies, loin de là 1 L’hvdropathie ou hydrothérapie est indiquée principalement chez les sujets forts, qui sont atteints de syphilis constitutionnelle ou de maladies cutanées anciennes.

HYRROPÉRÏCARDITE. — Hvdropisie du péricarde (enveloppe du cœur). Ce symptôme se montre parfois dans le rhumatisme et la goutte. Il faut le combattre tout de suite par des vésicatoires larges sur la région du cœur et par la transpiration.

HYDROPHOBIE (rage). — Maladie des chiens, transmissible à l’homme et à d’autres animaux.

Cette maladie nait presque toujours spontanément chez les chiens maltraités et mal nourris. M. Pasteur a prétendu, d’abord, empêcher le développement de la rage; et, ensuite, la guérir en inoculant aux chiens et aux gens le virus atténué de la maladie. Cette absurdité a fait pendant quelques années le tour du monde sur les bras d’une presse vénale ou incompétente.

Traitement. — On doit abattre les animaux atteints spontanément de cette affection. Quant aux sujets mordus, gens et bêtes, il faut cautériser leurs plaies au plus vite, à l’aide d’une solution concentrée d’azotate d’argent et d’un petit pinceau.

Cette précaution détruit le virus sur place avant qu’il se soit infiltré dans le sang ou les nerfs, ou plutôt avant qu’il ait irrité les filets nerveux au point de provoquer de proche en proche une névrilémite étendue qui gagne le cerveau et produit le tétanos.

La rage n’est qu’un tétanos par suite d’une morsure virulente non cautérisée à temps.

HVDROPISIE. — Quand l’bydropisie occupe tout le corps, on l’appelle anasarque.

HYDROTHORA X. — Hvdropisie des plèvres, suite d'une pleurésie aiguë ou chronique. L’hydropisie de poitrine peut être guérie par résolution ou résorption de la sérosité au moyen de la méthode purgative, des bains chauds, de la transpiration, des vésicatoires et des cautères sur le thorax, Quand ces moyens n’ont pas réussi, il faut pratiquer la ponction du thorax avec un trocart, sans aucune des précautions indiquées autrefois pour éviter l'accès de l’air dans les plèvres.

IIYGROMA. — Petite tumeur séreuse très commune chez les houilleurs qui travaillent sur les genoux et les coudes.

HYPERMÉTROPIE — ILÉUS.

C’est la pression, le froissement ou le frottement réitéré du coude ou du genou sur un corps dur qui produit cet épanchement de sérosité dans les petits sacs appelés : bourses séreuses sous-cutanées.

Lorsque l’hygroma s’enflamme, il survient un abcès chaud qui fait disparaître tout le mal. Quand l’hygroma ne disparait pas ainsi, on l’incise et on en cautérise l’intérieur avec de l’alcool fort ou de la teinture d’iode.

HYPERMÉTROPIE. — Expression oculistique inutile signifiant que le foyer des images des objets tombe au delà de la rétine; c’est le contraire de la myopie. (Voir Presbytie.)

HYPERPLASIE. — On a jugé bon de remplacer parfois le mot : hypertrophie, par celui-ci : hyperplasie. C’est une monomanie chez certains écrivains scientifiques de créer des mots, pour rendre inintelligibles leurs écrits.

HYPERTROPHIE. — Tout organe qui fonctionne attire les sucs nourriciers à lui; s’il se développe outre mesure, on dit qu’il s’hypertrophie. L’hypertrophie du cœur est la plus commune de toutes.

HYPNOTISME. — Somnambulisme provoqué (voir Maladies des femmes).

HYPOCONDRIE. — Spleen. Les bilieux qui mangent trop, les gastralgiques et les chlorotiques deviennent facilement irritables et mélancoliques. De là à l’hypocondrie, au désespoir et au suicide, il n’y a qu’un pas, si une sage hygiène et une petite dose de philosophie n’arrivent à temps pour rétablir l’équilibre fonctionnel du corps.

HYSTÉRIE (voir Maladies des femmes). — Certains auteurs modernes, qui semblent prendre plaisir à embrouiller les notions, si générales et si simples, de l’art de guérir, et à égarer les praticiens dans un dédale de mots confus, ont eu l’audace de décrire une maladie nouvelle sous ce nom : l'hystérie chez l’homme. La bêtise humaine est insondable.

ICHTUYOSE. — Maladie de la peau consistant en petites écailles sèches. Les dépuratifs, tels que le miel additionné de fleur de soufre, les sudorifiques et les alcalins sont les remèdes les plus efficaces contre cette affection, qui est souvent d’origine syphilitique ou vaccinale.

ICTÈRE. — Jaunisse. (Voir Calculs biliaires.)

IDIOTIE. — Défaut de développement cérébral congénital ou consécutif à une maladie grave.

ILÉUS ( colique de misérérc, volvulns). — Une constipation habituelle,

IMPÉTIGO — INDIGESTION.

des bézoards, une tumeur abdominale, peuvent provoquer l’entortillement des intestins ou leur invagination et amener ainsi une interruption complète au cours des matières fécales.

Traitement. — Comme pour la hernie étranglée. On applique sur le ventre des cataplasmes chauds et on pratique un massage doux, prudent, méthodique sur les parois abdominales. En même temps, on passe de grands lavements d’eau et d’huile d’olive avec une seringue de cheval à petite embouchure ; ou faire boire de l’huile de ricin par cuillerées à potage à des intervalles rapprochés.

J’ai souvent réussi de cette manière à guérir des volvulus très inquiétants.

IMPÉTIGO. — Maladie pustuleuse de la peau, d’origine vaccinale ou syphilitique, qu’on doit traiter par les dépuratifs salins, les purgatifs et le régime végétal

IMPUISSANCE. — L’impuissance virile est le châtiment fonctionnel des masturbateurs. Il n’y a aucun médicament sûrement efficace contre l’impuissance.

L’unique remède à cette infirmité consiste dans une vie régulière, une alimentation saine, le mariage et des habitudes sages et périodiques, à plus ou moins longues distances, avec sa moitié.

INANITION. — Beaucoup de malades, jadis, sont morts d’inanition, victimes d’une diète absolue trop prolongée. La mort volontaire ou involontaire par inanition n’est pas aussi cruelle qu’on le croit. Au bout de quelques semaines, il survient généralement du dégoût pour les aliments.

INCONTINENCE. — L’incontinence d’urine ou des matières fécales est due à un relâchement involontaire des muscles sphincters, pendant le sommeil, chez les enfants; en tous temps, chez les vieillards décrépits.

On a vanté mille ingrédients, tous au plus étranges, contre l’incontinence d’urine des enfants. Voici tout ce qu’il y a de mieux à faire :

On tonifie le sujet par des frictions aromatiques et par la gymnastique. Toutes les nuits, à la même heure, on l’éveille pour le faire uriner.

Les drogues ne signifient absolument rien c-ontre cette infirmité infantile.

INDIGESTION. — L’indigestion n’est pas toujours occasionnée par la gourmandise. Il suffit souvent de manger, à la fois, ou à deux repas rapprochés, des substances qui sont incompatibles dans certains estomacs; par exemple, j’ai souvent vu l’indigestion se produire après un déjeuner ordinaire, pain, café, lait, sucre et beurre, suivi, une heure ou deux plus tard, d’un simple lait de poule. Rien n’est plus indigeste, généralement, que des œufs crus ou cuits, ingérés dans l’estomac au moment où les aliments d'un repas précédent sont en voie de fermentation physiologique.

La coutume de faire prendre, à tort et â travers, ce mauvais breuvace

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