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PALES COULEURS — PANSEMENTS

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P xi LES COLLEU ES. Voir Chlorose.

PALPITATIONS. — Dans les conditions physiologiques on ne sent pas battre le cœur. Mais dans les cas d’altération du sang (chlorose, anémie, etc.), ou d'agitation nerveuse violente, on éprouve des palpitations plus ou moins pénibles, soit debout, soit quand on est couché sur le côté.

La guérison de la maladie principale fait disparaître ce symptôme.

Cependant les palpitations sont, parfois, l’indice d’une affection du cœur, qui réclame des soins particuliers; en ce cas, elles se montrent plus tenaces et plus continues.

PANARIS {doigt blanc). — Causes. — Un éclat de bois, une poussière, une piqûre d’aiguille ou d’insecte sous l’ongle conduisent au panaris, si on néglige d’enlever le corps étranger ou si l’on continue de travailler avec le doigt blessé, malgré la douleur plus ou moins légère qu’on y éprouve.

Traitement. — Allez à la recherche du corps étranger, au plus tôt, en taillant l’ongle avec précaution. Si le doigt est enflammé, on y applique des sangsues et des cataplasmes émollients médiocrement chauds. Dès que la suppuration apparaît, on lui donne issue par un coup de lancette et on supprime les émollients, pour tenir le doigt dans un peu de ouate en attendant la cicatrisation complète. On ne doit plus mettre de cataplasmes chauds après l’incision, sous peine d’augmenter la mortification des chairs.

Les onguents abortifs des panaris qu’on débite dans le public n’ont aucune efficacité réelle. Ils enferment le loup dans la bergerie ou empêchent, au moins, les malades de suivre le traitement rationnel que je viens de décrire.

PANSEMENTS. — Voici le pansement naturel ou rationnel de toutes les plaies sans exception, grandes ou petites, spontanées ou accidentelles, pathologiques ou chirurgicales : propreté de la plaie par lavages à l’eau tiède et au genièvre, une, deux ou trois fois chaque jour; injections d’eau tiède et de genièvre dans les trajets fistuleux; linges secs et ouate pour recouvrir et tenir chaudement les parties blessées après chaque nettoyage. Voilà tout.

Il n’y a rien, absolument rien de bon à attendre, dans les pansements, des corps gras, graisses, onguents, charpies, mèches, drains , tubes et sondes à demeure ; encore moins des ingrédients chimiques ou microbiques : styrax, iodoforme, acide phénique, teinture d’iode, sublimé corrosif, qui ont été en vogue dans la chirurgie de l’l£cole chimiatrique des Pasteur et des Lister, et qui n’ont jamais fait que retarder la guérison des plaies.

Les grands lavages à l’eau et au genièvre, les pansements de linge et de ouate absolument secs, que j’emploie depuis trente années chez tous mes blessés et mes opérés, sont, malgré leur simplicité, des remèdes réellement

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